Tutoriel sur les serveurs :Comment ça marche un serveur ?

Tutoriel sur les serveurs

 

Table of Contents

  1. Eléments de cours sur TCP/IP

1.1. Présentation de TCP/IP

1.2. OSI et TCP/IP

1.3. La suite de protocoles TCP / IP

1.3.1. IP (Internet Protocol, Protocole Internet)

1.3.2. TCP (Transmission Control Protocol, Protocole de contrôle de la transmission)

1.3.3. UDP (User Datagram Protocol)

1.3.4. ICMP (Internet Control Message Protocol)

1.3.5. RIP (Routing Information Protocol)

1.3.6. ARP (Address Resolution Protocol)

1.3.7. Fonctionnement général

1.4. Les applications TCP-IP

1.4.1. Modèle client/serveur

1.4.2. L’adressage des applicatifs : les ports

  1. Eléments de cours sur l’adressage IP

2.1. Adresses physiques (MAC) et adresses logiques (IP)

2.1.1. Notion d’adresse Physique et de trames

2.1.2. Notion d’adresse logique et de paquets

2.1.3. Attribution d’une adresse IP Internet

2.2. Adressage IP

2.2.1. Structure des adresses IP

2.2.2. Classes d’adresses

2.2.3. Identification du réseau

2.2.4. Adresses réservées

2.3. Les sous-réseaux

2.3.1. Pourquoi créer des sous réseaux ?

2.3.2. Masque de sous-réseau

2.3.3. Sous-réseaux

2.4. Le routage

2.4.1. Recherche de l’adresse physique

2.4.2. Principe

2.4.3. Acheminement des paquets TCP-IP

2.4.4. Les tables de routage

2.4.5. Acheminement Internet

2.4.6. Routage dynamique

  1. Eléments de cours sur ARP

3.1. Le protocole ARP

  1. L’adressage IP v6

4.1. Caractéristiques

4.2. Types d’adresses

4.3. Représentation des adresses

4.4. Allocation de l’espace d’adressage

  1. Fichiers de configuration du réseau et commandes de base

5.1. Présentation du document : les outils de l’administrateur réseau

5.2. Les fichiers de configuration

5.2.1. Le fichier /etc/hosts

5.2.2. Le fichier /etc/networks

5.2.3. Le fichier /etc/host.conf

5.2.4. Le fichier /etc/resolv.conf

5.2.5. Les fichiers de configuration des interfaces réseau

5.3. Les outils de l’administrateur réseau

5.3.1. La commande ifconfig

5.3.2. La commande arp

5.3.3. La commande route

5.3.4. La commande netstat

5.3.5. La commande traceroute

5.3.6. La commande dig

5.3.7. La commande host

  1. Installation d’un serveur Telnet et FTP

6.1. Description et objectifs de la séquence

6.2. Présentation des concepts importants

6.3. Extrait de /etc/services :

6.4. Extrait de /etc/inetd.conf

6.5. Configuration avec xinetd

6.6. TCP-Wrapper

6.7. Éléments de configuration

6.7.1. Extrait de /etc/inetd.conf

6.7.2. TCP Wrapper

6.8. Extrait de /etc/syslog.conf

6.9. Extrait de /var/log/syslog

6.10. Consignes pour le processus d’installation et de configuration

6.11. Procédure de tests

6.12. Problèmes que vous pourrez rencontrer

  1. TP Unix – Gestion des Utilisateurs

7.1. Gestion des Utilisateurs

7.2. Documentation technique

7.2.1. Exercices

7.3. Amélioration du bash

7.3.1. Exercices

7.4. /etc/skel (profil par défaut)

7.4.1. Exercice

7.5. Droits par défaut

7.5.1. Exercice

7.6. Ajout de comptes

7.6.1. Exercices

7.7. Droits d’accès, et multigroupes

7.7.1. Exercice

  1. Travaux pratiques : Telnet et FTP

8.1. Quelques remarques

8.2. Configuration de telnet

8.3. Configuration de TCP-Wrapper

8.4. Test de l’accès ftp authentifié

8.5. Configuration d’un service ftp anonyme

8.6. Test de l’accès ftp et sécurisation du service

8.7. telnet, ftp et la sécurité

  1. scp, sftp et les tunnels avec ssh

9.1. Présentation

9.2. Mode de fonctionnement de SSH

9.2.1. Mode de fonctionnement de la couche transport SSH

9.2.2. Fichiers de configuration d’OpenSSH

9.3. Configurer et utiliser SSH

9.3.1. Premiers pas

9.3.2. Utiliser un agent ssh

9.3.3. Automatisation dans X

9.4. Comprendre la redirection de port (Port Forwarding)

9.4.1. Redirection locale de port (-L Local)

9.4.2. Redirection distante de ports (-R Remote)

9.4.3. Schéma de redirection distante de ports

9.4.4. Exemple de cas d’utilisation

9.4.5. X and Port Forwarding

9.4.6. Automatisation de tâches SSH

9.5. Scénario d’utilisation d’un proxy ssh

9.5.1. Proxy HTTP

9.5.2. Autres scénarios

9.6. Utilisation de rsync

9.7. Utilisation de SCP et de SFTP

9.7.1. Utilisation de scp

9.7.2. Utilisation de sftp

9.8. Références

  1. Mettre en place un VPN avec PPP et SSH

10.1. Présentation

10.2. Le protocole PPP

10.3. Configuration et installation du VPN

10.3.1. Première étape : configuration de SSH

10.3.2. Test de la connexion

10.4. Explication sur le fonctionnement de la maquette

10.5. L’analyse de trame

10.6. Les services pop, imap et smtp

10.7. Les services HTTP(s) et FTP

10.8. Conclusion

10.9. Références et annexes

  1. Les fichiers hosts

11.1. Présentation

11.1.1. Avant de démarrer

11.1.2. Fiche de cours

11.2. Travaux Pratiques

11.3. Questions

  1. Installation d’un serveur HTTP

12.1. Résumé

12.2. Présentation du serveur Apache

12.2.1. Présentation de l’environnement

12.2.2. Installation d’un service minimum

12.2.3. Activation du serveur

12.2.4. Test de la configuration

12.3. Questions

  1. TP 1 : installation d’un serveur HTTP

13.1. Résumé

13.2. Installation d’un serveur Web

13.2.1. Introduction

13.2.2. Configuration du serveur

13.2.3. Activation du serveur

13.2.4. Test de la configuration

13.2.5. Auto-évaluation sur le premier TP

  1. TP 2 : création de pages Web

14.1. Résumé

14.2. Vérification de la configuration

14.3. Installation d’un site Web

14.4. Développement d’un site

14.5. Test de vos pages

14.6. Utilisation des alias

14.7. Auto évaluation sur le deuxième TP

  1. TP 3 : configuration des répertoires personnels

15.1. Configurer le compte personnel

15.2. Développer un site personnel

15.3. Tester l’accès au site personnel

15.4. Auto-évaluation sur le troisième TP

  1. TP 4 : mise en place d’un accès sécurisé

16.1. Déployer un site d’accès en ligne

16.2. Sécuriser l’accès à ce site par un mot de passe

16.3. Tester la configuration.

16.4. Les fichiers .htaccess

16.5. Auto-évaluation sur le quatrième TP

  1. TP 5 : Utilisation de scripts CGI

17.1. Étudier les sources fournies en annexe

17.2. Développer un formulaire et adapter les scripts

17.3. Tester le fonctionnement de votre script.

17.4. Auto-évaluation sur le cinquième TP

  1. TP 6 : Serveurs webs virtuels et redirection

18.1. Avant de commencer sur les serveurs web virtuels

18.2. Serveur web virtuel basé sur les adresses ip

18.3. Serveur Web virtuel basé sur le nom

18.4. Application sur la redirection

18.5. Annexe pour le « web-hosting »

  1. Éléments de cours sur le chiffrement

19.1. Qu’est-ce que le chiffrement ?

19.2. Les mécanismes de chiffrement

19.2.1. Le chiffrement symétrique

19.2.2. Le chiffrement asymétrique

19.3. Que permet de faire le chiffrement ?

19.3.1. Garantir la confidentialité d’un message

19.3.2. Authentifier l’émetteur d’un message

19.3.3. La signature électronique

19.3.4. Mise en oeuvre

19.4. Les certificats

19.4.1. L’utilité d’un certificat

19.4.2. Qu’est-ce qu’un certificat x509 ?

19.5. Le protocole SSL

19.5.1. Principes du protocole SSL

19.5.2. Exemple de fonctionnement du protocole SSL avec un serveur WEB

  1. TP sur le serveur WEB sécurisé

20.1. Présentation du TP

20.2. Les paquets à installer

20.3. Étape 1 : La création des certificats

20.3.1. Création du certificat serveur

20.3.2. Création du certificat de l’autorité de certification

20.3.3. La signature du certificat serveur par le CA (Certificate Autority)

20.3.4. Installation du certificat d’autorité de certification

20.4. Étape 2 : configuration d’Apache

  1. Installation d’un serveur SAMBA

21.1. Introduction

21.2. Éléments d’installation et de configuration de SAMBA

21.2.1. Environnement de SAMBA

21.2.2. Le fichier de configuration sous Linux

21.2.3. Les étapes de la configuration du serveur

21.2.4. Première étape – Installer le fichier de configuration

21.2.5. Deuxième étape – Déclarer les ressources partagées

21.2.6. Troisième étape – Créer un compte d’utilisateur autorisé

21.2.7. La configuration d’un client Windows

21.3. Annexe : exemple de fichier de configuration de SAMBA :

  1. Travaux pratiques : installation d’un serveur SAMBA

22.1. Déroulement des opérations

22.2. Configuration du fichier smb.conf et démarrage des services

22.3. Création d’un compte utilisateur

22.4. Vérification de la configuration sur le serveur SAMBA

22.5. Procédure de test à partir d’un client Linux

22.6. Procédure de test à partir d’un client Windows

22.7. Automatisation de création de compte.

22.8. Administration graphique

  1. Eléments de cours sur le service DHCP

23.1. Résumé

23.2. Rôle d’un service DHCP

23.2.1. Pourquoi mettre en place un réseau TCP/IP avec des adresses IP dynamiques

23.2.2. Protocole DHCP(Dynamic Host Configuration Protocol)

23.3. Fonctionnement de DHCP

23.3.1. Attribution d’une adresse DHCP

23.3.2. Renouvellement de bail IP

23.4. Configuration d’un serveur DHCP

23.5. Mise en oeuvre d’un client DHCP

23.6. Rôle de l’agent de relais DHCP

  1. Travaux pratiques : installation d’un serveur DHCP

24.1. Indications pour la réalisation du TP

24.1.1. Installation du serveur

24.1.2. Configuration du serveur

24.1.3. Installation des clients

24.1.4. Procédure de test

24.2. Réalisation du TP

  1. Travaux pratiques : installation d’un agent relais DHCP

25.1. Routeur et agent relais DHCP (RFC 1542)

25.2. La maquette

25.3. Installation

  1. Installation d’un serveur DNS

26.1. Description et objectifs de la séquence

26.2. Qu’est ce que le service de résolution de noms de domaine

26.3. Présentation des concepts

26.3.1. Notion de domaine, de zone et de délégation

26.3.2. le domaine in-addr.arpa

26.3.3. Fichiers, structure et contenus

26.3.4. Principaux types d’enregistrements

26.3.5. Structure des enregistrements

26.3.6. La délégation

26.3.7. Serveur primaire et serveur secondaire

26.3.8. Le cache

26.4. Installation et configuration d’un serveur DNS

26.4.1. Fichiers déjà installés

26.4.2. rndc, le fichier de configuration, le fichier de clé

26.4.3. Procédure de configuration du serveur

26.4.4. Configurer les fichiers

26.4.5. Configuration du DNS manuellement

26.4.6. Le fichier named.conf

26.4.7. Le fichier db.foo.org

26.4.8. Le fichier db.foo.org.rev

26.5. Compléments pratiques

26.5.1. Démarrer ou arrêter le service

26.5.2. Finaliser la configuration

26.5.3. Procédure de configuration des clients

26.5.4. Avec windows

26.5.5. Avec GNU/Linux

26.6. Procédure de tests

26.6.1. Vérifier la résolution de noms :

26.7. Dépannage et outils

26.7.1. Les erreurs de chargement de bind

26.7.2. nslookup, dig

26.7.3. Le cache du DNS

26.7.4. Les journaux

26.8. Remarques

26.9. Annexes

26.9.1. Annexe 1 – extraits de fichiers de configuration

26.9.2. Annexe 2 – Serveur primaire et serveur secondaire

26.9.3. Annexe 3 – Mise en place d’une délégation de zone

26.9.4. Annexe 3 – Outils de diagnostic et de contrôle

  1. Travaux dirigés : installation du service DNS

27.1. Présentation – le contexte

  1. Travaux pratiques : installation du service DNS

28.1. Présentation

28.2. Préparation de votre environnement réseau client et serveur

28.3. Installation du serveur de noms primaire

28.3.1. Configuration du service serveur DNS manuellement

28.3.2. Configuration du service client manuellement

28.4. Configuration de la zone reverse

28.5. Installation du serveur de noms secondaire

28.5.1. Procédure de test du serveur secondaire

28.6. Test de l’enregistrement SOA

  1. Installation d’un serveur NFS

29.1. Résumé

29.2. Installation des produits clients et serveurs

29.2.1. Les fichiers de configuration du serveur NFS

29.2.2. Les fichiers de configuration du client NFS

29.2.3. Exemple Unix de montage NFS

29.2.4. Configuration du serveur

29.2.5. Configuration et utilisation du client Unix/Linux

  1. Travaux pratiques : partages NFS

30.1. Première partie

30.2. Deuxième partie

30.3. Troisième partie

  1. Installation d’un service de messagerie

31.1. Le service de messagerie électronique

31.2. Terminologie

31.2.1. MHS, MTA, UA, DUA

31.3. Historique et évolution de sendmail

31.3.1. MIME

31.4. Pourquoi Postfix

31.4.1. Buts premiers : un nouveau MTA sous Unix

31.4.2. L’Auteur

31.5. Architecture de postfix

31.5.1. La réception des messages (entrées)

31.5.2. Délivrer les messages

31.5.3. Une fonction / un programme

31.5.4. Apports en termes de sécurité :

31.5.5. Communication interprocessus par sockets Unix ou file (FIFO)

31.5.6. Semi résidence

31.5.7. Files d’attente multiples

31.6. Configuration et fichiers de configuration de Postfix

31.6.1. Configuration – extrait du fichier /etc/postfix/master.cf

31.6.2. Le fichier de configuration /etc/postfix/main.cf

31.6.3. Le fichier de configuration des aliases /etc/aliases

31.6.4. Surveillance et maintenance de postfix

31.7. Structure des messages

31.8. Le dialogue entre le client et le serveur

31.9. PostOFFICE

31.10. IMAP (Internet Message Access Protocol)

31.11. Remarques sur pop3 et imap

Chapter 1. Eléments de cours sur TCP/IP

La suite de protocoles TCP/IP

La suite de protocoles TCP/IP

Le document présente la suite de protocoles TCP/IP.

Ce document sert d’introduction à l’ensemble des cours et TP sur les différents protocoles

1.1. Présentation de TCP/IP

TCP/IP est l’abréviation de Transmission Control Protocol/Internet Protocol. Ce protocole a été développé, en environnement UNIX, à la fin des années 1970 à l’issue d’un projet de recherche sur les interconnexions de réseaux mené par la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) dépendant du DoD (Department of Defense) Américain.

TCP/IP ,devenu standard de fait, est actuellement la famille de protocoles réseaux qui gère le routage la plus répandue sur les systèmes Unix et Windows, et surtout, c’est le protocole de l’Internet.

Plusieurs facteurs contribuent à sa popularité :

Maturité, Ouverture, Absence de propriétaire, Richesse (il fournit un vaste ensemble de fonctionnalités), Compatibilité (différents systèmes d’exploitation et différentes architectures matérielles), et le développement important d’Internet.

La famille des protocoles TCP/IP est appelée protocoles Internet, et a donné son nom au réseau du même nom. Leurs spécifications sont définies dans des documents du domaine public appelés RFC (Request For Comments – Appels à commentaires). Ils sont produits par l’IETF ( Internet Engineering Task Force) au sein de l’IAB (Internet Architecture Board).

La RFC 826, par exemple, définit le protocole ARP.

Le datagramme correspond au format de paquet défini par le protocole Internet. Les cinq ou six (sixième facultatif) premier mots de 32 bits représentent les informations de contrôle appelées en-tête.

Figure 1-1. datagramme IP

datagramme ipLa longueur théorique maximale d’un datagramme IP est de 65535 octets. En pratique la taille maximale du datagramme est limitée par la longueur maximale des trames transportées sur le réseau physique. La fragmentation du datagramme (définie dans le 2ème mot de 32 bits) devient alors nécessaire dès que sa taille ne lui permet plus d’être directement transporté dans une seule trame physique. Les modules internet des équipements prennent en charge le découpage et le réassemblage des datagrammes.

Le protocole Internet transmet le datagramme en utilisant l’adresse de destination contenue dans le cinquième mot de l’en-tête. L’adresse de destination est une adresse IP standard de 32 bits permettant d’identifier le réseau de destination et la machine hôte connectée à ce réseau.

Dans un réseau TCP/IP, on assigne généralement un nom à chaque hôte. Le terme d’hôte est pris dans son sens large, c’est à dire un « noeud de réseau ». Une imprimante, un routeur, un serveur, un poste de travail sont des noeuds qui peuvent avoir un nom d’hôte, s’ils ont une adresse IP.

1.2. OSI et TCP/IP

Bien que le protocole TCP/IP ait été développé bien avant que le modèle OSI apparaisse, ils ne sont pas totalement incompatibles. L’architecture OSI est définie plus rigoureusement, mais ils disposent tous deux d’une architecture en couches.

Les protocoles TCP et IP ne sont que deux des membres de la suite de protocoles TCP/IP qui constituent le modèle DOD (modèle en 4 couches). Chaque couche du modèle TCP/IP correspond à une ou plusieurs couches du modèle OSI (Open Systems Interconnection) défini par l’ISO (International Standards Organization) :

Figure 1-2. OSI et TCP/IP

modele osi modele tcp ip Des relations étroites peuvent être établies entre la couche réseau et IP, et la couche transport et TCP.

TCP/IP peut utiliser une grande variété de protocoles en couche de niveau inférieur, notamment X.25, Ethernet et Token Ring. En fait, TCP/IP a été explicitement conçu sans spécification de couche physique ou de liaison de données car le but était de faire un protocole adaptable à la plupart des supports.

1.3. La suite de protocoles TCP / IP

Les protocoles TCP/IP se situent dans un modèle souvent nommé « famille de protocoles TCP/IP ».

Les protocoles TCP et IP ne sont que deux des membres de la suite de protocoles IP.

1.3.1. IP (Internet Protocol, Protocole Internet)

IP est un protocole qui se charge de l’acheminement des paquets pour tous les autres protocoles de la famille TCP/IP. Il fournit un système de remise de données optimisé sans connexion. Le terme « optimisé » souligne le fait qu’il ne garantit pas que les paquets transportés parviennent à leur destination, ni qu’ils soient reçus dans leur ordre d’envoi. . La fonctionnalité de somme de contrôle du protocole ne confirme que l’intégrité de l’en-tête IP. Ainsi, seuls les protocoles de niveau supérieur sont responsables des données contenues dans les paquets IP (et de leur ordre de réception).

Le protocole IP travaille en mode non connecté, c’est-à-dire que les paquets émis par le niveau 3 sont acheminés de manière autonome (datagrammes), sans garantie de livraison.

1.3.2. TCP (Transmission Control Protocol, Protocole de contrôle de la transmission)

TCP est probablement le protocole IP de niveau supérieur le plus répandu. TCP fournit un service sécurisé de remise des paquets. TCP fournit un protocole fiable, orienté connexion, au-dessus d’IP (ou encapsulé à l’intérieur d’IP). TCP garantit l’ordre et la remise des paquets, il vérifie l’intégrité de l’en-tête des paquets et des données qu’ils contiennent. TCP est responsable de la retransmission des paquets altérés ou perdus par le réseau lors de leur transmission. Cette fiabilité fait de TCP/IP un protocole bien adapté pour la transmission de données basée sur la session, les applications client-serveur et les services critiques tels que le courrier électronique.

La fiabilité de TCP a son prix. Les en-têtes TCP requièrent l’utilisation de bits supplémentaires pour effectuer correctement la mise en séquence des informations, ainsi qu’un total de contrôle obligatoire pour assurer la fiabilité non seulement de l’en-tête TCP, mais aussi des données contenues dans le paquet. Pour garantir la réussite de la livraison des données, ce protocole exige également que le destinataire accuse réception des données.

Ces accusés de réception (ACK) génèrent une activité réseau supplémentaire qui diminue le débit de la transmission des données au profit de la fiabilité. Pour limiter l’impact de cette contrainte sur la performance, la plupart des hôtes n’envoient un accusé de réception que pour un segment sur deux ou lorsque le délai imparti pour un ACK expire.

Sur une connexion TCP entre deux machines du réseau, les messages (ou paquets TCP) sont acquittés et délivrés en séquence.

1.3.3. UDP (User Datagram Protocol)

UDP est un complément du protocole TCP qui offre un service de datagrammes sans connexion qui ne garantit ni la remise ni l’ordre des paquets délivrés. Les sommes de contrôle des données sont facultatives dans le protocole UDP. Ceci permet d’échanger des données sur des réseaux à fiabilité élevée sans utiliser inutilement des ressources réseau ou du temps de traitement. Les messages (ou paquets UDP) sont transmis de manière autonome (sans garantie de livraison.).

Le protocole UDP prend également en charge l’envoi de données d’un unique expéditeur vers plusieurs destinataires.

Ex: TFTP(trivial FTP) s’appuie sur UDP, NT4 utilise UDP pour les Broadcast en TCP-Ip

1.3.4. ICMP (Internet Control Message Protocol)

ICMP : protocole de messages de contrôle, est un protocole de maintenance. Il permet à deux systèmes d’un réseau IP de partager des informations d’état et d’erreur. Utilisé pour les tests et les diagnostics

La commande ping utilise les paquets ICMP de demande d’écho et de réponse en écho afin de déterminer si un système IP donné d’un réseau fonctionne. C’est pourquoi l’utilitaire ping est utilisé pour diagnostiquer les défaillances au niveau d’un réseau IP ou des routeurs.

1.3.5. RIP (Routing Information Protocol)

RIP est un protocole de routage dynamique qui permet l’échange d’informations de routage sur un inter-réseau. Chaque routeur fonctionnant avec RIP échange les identificateurs des réseaux qu’il peut atteindre, ainsi que la distance qui le sépare de ce réseau (nb de sauts=nb de routeurs à traverser). Ainsi chacun dispose de la liste des réseaux et peut proposer le meilleur chemin.

1.3.6. ARP (Address Resolution Protocol)

Le protocole ARP permet de déterminer l’adresse physique (ou MAC) d’un noeud à partir de son adresse IP en effectuant une diffusion du type « qui est X2.X2.X2.X2 ?  »

Figure 1-3. Protocoles TCP/IP et OSI

Protocoles TCP/IP et OSI1.3.7. Fonctionnement général

Pour désigner les informations transmises et leur enveloppe, selon le niveau concerné, on parle de message(ou de flux) entre applications, de datagramme (ou segment) au niveau TCP, de paquet au niveau IP, et enfin, de trames au niveau de l’interface réseau (Ethernet ou Token Ring).

Les protocoles du niveau application les plus connus sont :

  • HTTP (Hyper Text Transfer Protocol) permet l’accès aux documents HTML et le transfert de fichiers depuis un site WWW
  • FTP (File Transfer Protocol) pour le transfert de fichiers s’appuie sur TCP et établit une connexion sur un serveur FTP
  • Telnet pour la connexion à distance en émulation terminal, à un hôte Unix/Linux.
  • SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) pour la messagerie électronique (UDP et TCP)
  • SNMP (Simple Network Management Protocol) pour l’administration du réseau
  • NFS (Network File System) pour le partage des fichiers Unix/Linux.

1.4. Les applications TCP-IP

1.4.1. Modèle client/serveur

Les applications réseaux fonctionnent sur le modèle client/serveur. Sur la machine serveur un processus serveur (daemon) traite les requêtes des clients. Client et serveur dialoguent en échangeant des messages qui contiennent des requêtes et des réponses.

Prenons par exemple telnet.

Figure 1-4. Exemple Telnet

Exemple TelnetFigure 1-5. Modèle client/serveur

Modèle client serveur1.4.2. L’adressage des applicatifs : les ports

Une fois le datagramme transmis à l’hôte destinataire, il doit parvenir à l’utilisateur (si le système est multi-utilisateur) et à l’application visée (si le système est multi-tâches).

  • sur la machine cliente, l’utilisateur (usager ou programme) effectue une requête vers une machine IP serveur sur le réseau. (par exemple telnet host ou ftp host ). Cela se traduit par la réservation d’un port de sortie TCP ou UDP et l’envoi d’un paquet IP à la machine serveur. Ce paquet contient un message TCP ou UDP avec un numéro de port correspondant à l’application demandée sur le serveur.
  • sur le serveur, la requête est réceptionnée par le pilote IP, aiguillée vers TCP ou UDP puis vers le port demandé. Le processus serveur correspondant est à l’écoute des appels sur ce port (par ex: le daemon telnetd traite les requêtes telnet, le daemon ftpd traite les requêtes ftp).
  • processus client et processus serveur échangent ensuite des messages.

Des numéros de port (entre 0 et 1023) sont réservés pour les applications « standards : les ports « bien connus » (Well Known Ports), ils ont été assignés par l’IANA. Sur la plupart des systèmes ils peuvent être seulement employés par des processus du système (ou root) ou par des programmes exécutés par les utilisateurs privilégiés (liste complète : http://www.iana.org/assignments/port-numbers ou dans le fichier /etc/services y compris sous Windows).

D’autres numéros de port sont disponibles pour les applications développées par les utilisateurs (1024 à 65535).

Figure 1-6. Ports applicatifs

Ports applicatifsOn identifie le protocole de communication entre applications par un numéro de protocole et l’application par un numéro de port.

Par exemple, les serveurs HTTP dialoguent de manière traditionnelle par le port 80 :

http ://www.sncf.com/index.htm <=> http :// www.sncf.com:80/index.htm

Les numéros de protocole et de port sont inclus dans le datagramme.

Une fois la connexion établie entre le client et le serveur, ceux-ci peuvent s’échanger des informations selon un protocole défini selon l’applicatif. Le client soumet des requêtes auxquelles répondra le serveur.

Ce mode de communication s’appuie sur la couche « socket ». Cette couche est une interface entre la couche présentation et transport. Elle permet la mise en place du canal de communication entre le client et le serveur.

On peut schématiquement dire qu’un socket fourni un ensemble de fonctions. Ces fonctions permettent à une application client/serveur d’établir un canal de communication entre 2 ou plusieurs machines, qui utilisent un protocole de transport (TCP ou UDP) et un port de communication.

1.4.2.1. Les ports prédéfinis à connaître

Service réseau N°de Port Type Commentaire
ICMP 7 TCP/UDP Commandes Ping
Netstat 15 TCP/UDP Etat du réseau
FTP 21 TCP Transfert de fichiers
Telnet 23 TCP Connexion de terminal réseau
SMTP 25 TCP Envoi de courrier
DNS 53 TCP/UDP Serveurs de noms de domaine
HTTP 80 TCP Serveur Web
Pop3 110 TCP Réception de courrier
sftp 115 TCP Transfert de fichiers sécurisé
nntp 119 TCP Service de news
ntp 123 UDP Protocole temps réseau
nbname 137 TCP/UDP Service de Nom Netbios
imap 143 TCP/UDP Protocole d’accès messagerie Internet
SNMP 161 UDP Gestion de réseau

Chapter 2. Eléments de cours sur l’adressage IP

Le document présente l’adressage IP sur un réseau local et en environnement routé

Ce document sert d’introduction à l’ensemble des cours et TP sur les différents protocoles

Mots clés : Adressage physique, Adresse IP, masque, sous-réseau, routage

2.1. Adresses physiques (MAC) et adresses logiques (IP)

2.1.1. Notion d’adresse Physique et de trames

Deux cartes réseaux qui communiquent s’échangent des messages (suite de bits) appelés trames (frame). Tous les postes connectés au même câble reçoivent le message, mais seul celui à qui il est destiné le lit.

Comment sait-il que cette trame lui est adressée ?

Car il reconnaît l’adresse de destination, contenue dans la trame comme étant la sienne.

Comment sait il qui lui a envoyé la trame ?

Car la trame contient aussi l’adresse de l’émetteur.

Au niveau de la couche liaison, les noeuds utilisent une adresse dite « physique » pour communiquer. L’adresse correspond à l’adresse de la carte réseau. On parle d’adresse physique, d’adresse MAC (Medium Access Control) ou d’adresse de couche 2 (référence au modèle OSI).

Cette adresse est identique pour les réseaux Ethernet, Token Ring et FDDI. Sa longueur est de 48 bits soit six octets (par exemple : 08-00-14-57-69-69) définie par le constructeur de la carte. Une adresse universelle sur 3 octets est attribuée par l’IEEE à chaque constructeur de matériel réseau. Sur les réseaux CCITT X.25, c’est la norme X.121 qui est utilisée pour les adresses physiques, qui consistent en un nombre de 14 chiffres.

L’adresse MAC identifie de manière unique un noeud dans le monde. Elle est physiquement liée au matériel (écrite sur la PROM), c’est à dire à la carte réseau.

2.1.2. Notion d’adresse logique et de paquets

L’adresse d’une carte réseau correspond à l’adresse d’un poste et d’un seul. Or les postes sont généralement regroupés en réseau.

Comment identifier le réseau auquel appartient le poste ?

Il faut une adresse logique qui soit indépendante de l’adresse physique.

C’est ce que propose le protocole IP et le protocole IPX.

Pourquoi identifier le réseau ?

Pour permettre à 2 postes qui ne sont pas connectés au même réseau de communiquer.

Cela est impossible avec une adresse MAC, il faut une adresse de niveau supérieur, comme nous le verrons un peu plus loin et surtout avec le routage IP.

Le message véhiculé par la trame va contenir une autre adresse destinataire dont un des objectifs sera de définir le réseau destinataire du message. On appelle le message contenu dans une trame un paquet.

Ce qu’il nous faut savoir à ce stade, c’est qu’une machine sait que le paquet n’est pas destiné au réseau si l’adresse réseau de destination est différente de la sienne, dans ce cas elle envoie le paquet à une machine spéciale (la passerelle ou routeur) dont le rôle est d’acheminer les paquets qui sortent du réseau.

Cette adresse dite logique du noeud (car elle est attribuée par logiciel à un hôte, plus précisément à une carte réseau) contenue dans le paquet est l’adresse IP, est définie indépendamment de toute topologie d’ordinateur ou de réseau. Son format reste identique quel que soit le support utilisé.

Les machines (hôtes) d’un réseau TCP/IP sont identifiées par leur adresse IP.

3 – Résolution d’adresses logiques en adresses physiques

Toute machine sur un réseau IP a donc 2 adresses, une adresse MAC et une adresse IP.

Les processus de niveaux supérieurs utilisent toujours l’adresse IP et donc lorsqu’un processus communique avec un autre processus, il lui envoie un message dont l’adresse destinataire est une adresse IP, mais pour pouvoir atteindre la carte réseau du destinataire, il faut connaître son adresse MAC. Le rôle du protocole ARP (Adress Resolution Protocol) est d’assurer la correspondance entre l’adresse IP et l’adresse MAC.

2.1.3. Attribution d’une adresse IP Internet

Les réseaux connectés au réseau Internet mondial doivent obtenir un identificateur de réseau officiel auprès du bureau de l’Icann de l’Inter-NIC (Network Information Center) afin que soit garantie l’unicité des identificateurs de réseau IP sur toute la planète. Une adresse est attribuée au réseau privé dont l’administrateur en fait la demande auprès du NIC (http://www.nic.fr).

Après réception de l’identificateur de réseau, l’administrateur de réseau local doit attribuer des identificateurs d’hôte uniques aux ordinateurs connectés au réseau local. Les réseaux privés qui ne sont pas connectés à Internet peuvent parfaitement utiliser leur propre identificateur de réseau. Toutefois, l’obtention d’un identificateur de réseau valide de la part du centre InterNIC leur permet de se connecter ultérieurement à Internet sans avoir à changer les adresses des équipements en place.

Chaque noeud (interface réseau) relié à l’Internet doit posséder une adresse IP unique.

2.2. Adressage IP

2.2.1. Structure des adresses IP

Les adresses IP sont des nombres de 32 bits qui contiennent 2 champs :

  • Un identificateur de réseau (NET-ID): tous les systèmes du même réseau physique doivent posséder le même identificateur de réseau, lequel doit être unique sur l’ensemble des réseaux gérés.
  • Un identificateur d’hôte (HOST-ID): un noeud sur un réseau TCP/IP est appelé hôte, il identifie une station de travail, un serveur, un routeur ou tout autre périphérique TCP/IP au sein du réseau.

La concaténation de ces deux champs constitue une adresse IP unique sur le réseau.

Pour éviter d’avoir à manipuler des nombres binaires trop longs, les adresses 32 bits sont divisées en 4 octets. Ce format est appelé la notation décimale pointée, cette notation consiste à découper une adresse en quatre blocs de huit bits. Chaque bloc est ensuite converti en un nombre décimal.

Chacun des octets peut être représenté par un nombre de 0 à 255.

Ex : 130.150.0.1

Exemple :

L’adresse IP 10010110110010000000101000000001 est d’abord découpée en quatre blocs :

10010110.11001000.00001010.00000001 puis, chaque bloc est converti en un nombre décimal pour obtenir finalement 150.200.10.1

= >4 nombres entiers (entre 0 et 255) séparés par des points.

= >4 octets

L’écriture avec les points est une convention, le codage en machine est binaire.

2.2.2. Classes d’adresses

La communauté Internet a défini trois classes d’adresses appropriées à des réseaux de différentes tailles. Il y a, a priori, peu de réseaux de grande taille (classe A), il y a plus de réseaux de taille moyenne (classe B) et beaucoup de réseaux de petite taille (classe C). La taille du réseau est exprimée en nombre d’hôtes potentiellement connectés.

Le premier octet d’une adresse IP permet de déterminer la classe de cette adresse.

Les adresses disponibles (de 0.0.0.0 à 255.255.255.255) ont donc été découpées en plages réservées à plusieurs catégories de réseaux.

Pour éviter d’avoir recours aux organismes NIC à chaque connexion d’un nouveau poste, chaque société se voit attribuer une plage d’adresse pour son réseau. Le nombre d’adresses disponibles dans chaque plage dépend de la taille du réseau de la société. Les grands réseaux sont dits de classe A (IBM, Xerox , DEC, Hewlett-Packard), les réseaux de taille moyenne sont de classe B (Microsoft en fait partie !), et les autres sont de classe C.

Figure 2-1. Classes d’adresses

Classes d'adressesPar exemple, l’adresse d’un poste appartenant à un réseau de classe A est donc de la forme :

0AAAAAAA.xxxxxxxx.xxxxxxxx.xxxxxxxx, avec A fixé par le NIC et x quelconque.

Exemple

IBM a obtenu l’adresse 9 (en fait, on devrait dire 9.X.X.X, mais il est plus rapide de n’utiliser que la valeur du premier octet). 9 est bien de classe A car 9d=00001001b

Cela signifie que chaque adresse IP du type 00001001.xxxxxxxx.xxxxxxxx.xxxxxxxx, avec x prenant la valeur 0 ou 1, fait partie du réseau d’IBM.

Malgré ces possibilités d’adressage, la capacité initialement prévue est insuffisante et sera mise à défaut d’ici quelques années. L’IPNG (Internet Protocol Next Generation) ou Ipv6 devrait permettre de résoudre ces difficultés en utilisant un adressage sur 16 octets noté en héxadécimal.

2.2.3. Identification du réseau

L’adresse IP se décompose, comme vu précédemment, en un numéro de réseau et un numéro de noeud au sein du réseau.

Afin de s’adapter aux différents besoins des utilisateurs, la taille de ces 2 champs peut varier.

On définit ainsi les 5 classes d’adresses notées A à E:

Figure 2-2. Classes d’adresses

Identification du réseauEx. : Soit l’adresse IP suivante : 142.62.149.4

142 en décimal = 100011102 en binaire

Le mot binaire commence par les bits 102 donc il s’agit d’une adresse de classe B. Ou, plus simple : 142 est compris entre 128 et 191.

S’agissant d’une adresse de classe B, les deux premiers octets (a et b) identifient le réseau. Le numéro de réseau est donc : 142.62.0.0

Les deux derniers octets (c et d) identifient l’équipement hôte sur le réseau.

Finalement, cette adresse désigne l’équipement numéro 149.4 sur le réseau 142.62.

2.2.4. Adresses réservées

Les adresses réservées ne peuvent désigner une machine TCP/IP sur un réseau.

L’adresse d’acheminement par défaut (route par défaut.) est de type 0.X.X.X. Tous les paquets destinés à un réseau non connu, seront dirigés vers l’interface désignée par 0.0.0.0.

NB : 0.0.0.0 est également l’adresse utilisée par une machine pour connaître son adresse IP durant une procédure d’initialisation (DHCP).

L’adresse de bouclage (loopback): l’adresse de réseau 127 n’est pas attribuée à une société, elle est utilisée comme adresse de bouclage dans tous les réseaux. Cette adresse sert à tester le fonctionnement de votre carte réseau. Un ping 127.0.0.1 doit retourner un message correct. Le paquet envoyé avec cette adresse revient à l’émetteur.

Toutes les adresses de type 127.X.X.X ne peuvent pas être utilisées pour des hôtes. La valeur de ‘x’ est indifférente. On utilise généralement 127.0.0.1

L’adresse de réseau est une adresse dont tous les bits d’hôte sont positionnés à 0 (ex 128.10.0.0 adresse de réseau du réseau 128.10 de classe B). Elle est utilisée pour désigner tous les postes du réseau. On utilise cette adresse dans les tables de routage.

Les noms de réseaux de type :

  1. X.Y.Z.0 (de 192.0.0.0 à 223.255.255.0) sont dits de classe C
  • X.Y.0.0 (de 128.0.0.0 à 191.255.0.0) sont dits de classe B :
  • X.0.0.0. (de 1.0.0.0 à 126.255.255.254) sont dits de classe A :
  1. de 224.0.0.0 à 254.0.0.0 : adresses réservées pour des besoins futurs

L’adresse de diffusion est une adresse dont tous les bits d’hôte sont positionnés à 1 (ex : 128.10.255.255 adresse de diffusion du réseau 128 de classe B).

Elle est utilisée pour envoyer un message à tous les postes du réseau.

Les adresses « privées »

Les adresses suivantes (RFC 1918) peuvent également être librement utilisées pour monter un réseau privé :

A 10.0.0.0

B 172.16.0.0 à 172.31.255.255

C 192.168.0.0 à 192.168.255.255

Aucun paquet provenant de ces réseaux ou à destination de ces réseaux, ne sera routé sur l’Internet.

Figure 2-3. Récapitulatif Classes d’adresses

Récapitulatif Classes d'adressesLe rôle du masque de réseau (netmask) est d’identifier précisément les bits qui concernent le N° de réseau d’une adresse (il « masque » la partie hôte de l’adresse).

Un bit à 1 dans le masque précise que le bit correspondant dans l’adresse IP fait partie du N° de réseau ; à l’inverse, un bit à 0 spécifie un bit utilisé pour coder le N° d’hôte.

Ainsi, on a un masque dit « par défaut » qui correspond à la classe de ce réseau.

Exemple: dans un réseau de classe A sans sous-réseau, le premier octet correspond à l’adresse du réseau donc le netmask commence par 11111111 suivi de zéros soit 255.0.0.0.

D’où le tableau suivant :

Classe Netmask
A 255.0.0.0
B 255.255.0.0
C 255.255.255.0

Ex : Si mon adresse IP est 149.127.1.110 alors je travaille avec une adresse de classe B. Mon N° de réseau est 149.127.0.0 et mon masque 255.255.0.0.

2.3. Les sous-réseaux

2.3.1. Pourquoi créer des sous réseaux ?

Les avantages de la segmentation en sous-réseau sont les suivants :

  1. Utilisation de plusieurs media (câbles, supports physiques). La connexion de tous les noeuds à un seul support de réseau peut s’avérer impossible, difficile ou coûteuse lorsque les noeuds sont trop éloignés les uns des autres ou qu’ils sont déjà connectés à un autre media.
  2. Réduction de l’encombrement. Le trafic entre les noeuds répartis sur un réseau unique utilise la largeur de bande du réseau. Par conséquent, plus les noeuds sont nombreux, plus la largeur de bande requise est importante. La répartition des noeuds sur des réseaux séparés permet de réduire le nombre de noeuds par réseau. Si les noeuds d’un réseau de petite taille communiquent principalement avec d’autres noeuds du même réseau, l’encombrement global est réduit.
  3. Economise les temps de calcul. Les diffusions (paquet adressé à tous) sur un réseau obligent chacun des noeuds du réseau à réagir avant de l’accepter ou de la rejeter.
  4. Isolation d’un réseau. La division d’un grand réseau en plusieurs réseaux de taille inférieure permet de limiter l’impact d’éventuelles défaillances sur le réseau concerné. Il peut s’agir d’une erreur matérielle du réseau (une connexion
  5. Renforcement de la sécurité. Sur un support de diffusion du réseau comme Ethernet, tous les noeuds ont accès aux paquets envoyés sur ce réseau. Si le trafic sensible n’est autorisé que sur un réseau, les autres hôtes du réseau n’y ont pas accès.
  6. Optimisation de l’espace réservé à une adresse IP. Si un numéro de réseau de classe A ou B vous est assigné et que vous disposez de plusieurs petits réseaux physiques, vous pouvez répartir l’espace de l’adresse IP en multiples sous-réseaux IP et les assigner à des réseaux physiques spécifiques. Cette méthode permet d’éviter l’utilisation de numéros de réseau IP supplémentaires pour chaque réseau physique.

2.3.2. Masque de sous-réseau

Les masques de sous-réseaux (subnet mask) permettent de segmenter un réseau en plusieurs sous-réseaux. On utilise alors une partie des bits de l’adresse d’hôte pour identifier des sous-réseaux.

L’adressage de sous-réseau permet de définir des organisations internes de réseaux qui ne sont pas visibles à l’extérieur de l’organisation. Cet adressage permet par exemple l’utilisation d’un routeur externe qui fournit alors une seule connexion Internet.

Toutes les machines appartenant à un sous-réseau possèdent le même numéro de réseau.

On utilise le même principe que pour le masque par défaut sur l’octet de la partie hôte auquel on va prendre des bits. Ainsi, le masque de sous-réseau d’une adresse de classe B commencera toujours par 255.255.xx.xx

Pour connaître l’adresse du sous-réseau auquel une machine appartient, on effectue en réalité un ET logique entre l’adresse de la machine et le masque.

Adresse : 200.100.40.33 11001000.01100100.00101000.00100001

Masque : 255.255.255.224 11111111.11111111.11111111.11100000

Opération ET 11001000.01100100.00101000.00100000

=> La machine appartient au sous-réseau : 200.100.40.32

Nous voyons dans ce deuxième exemple que nous avons pris 3 bits sur le dernier octet de notre adresse. Ces 3 bits vont nous permettre de construire plusieurs sous-réseaux.

Ex : adresse : 192.0.0.131

Masque : 255.255.255.192

Conversion de l’adresse en binaire : 11000000 00000000 00000000 10000011

Conversion du masque en binaire : 11111111 11111111 11111111 11000000

La machine appartient au sous-réseau 192.0.0.192 et a l’adresse 11=3

Pour des raisons de commodité, on préférera réserver un octet entier pour coder le numéro de sous réseau. De même la théorie ne nous oblige pas à prendre les bits contigus d’un masque, même si c’est ce que nous utiliserons en pratique.

Important : pour parer à d’éventuels problèmes de routage et d’adressage, tous les ordinateurs d’un réseau logique doivent utiliser le même masque de sous-réseau et le même identificateur de réseau.

2.3.3. Sous-réseaux

2.3.3.1. Nombre de sous-réseaux

Le nombre théorique de sous-réseaux est égal à 2n, n étant le nombre de bits à 1 du masque, utilisés pour coder les sous-réseaux.

Exemple :

Adresse de réseau : 200.100.40.0

Masque : 255.255.255.224

224 = 11100000 donc 3 bits pour le N° de sous-réseau et 5 bits pour l’hôte.

Le nombre de sous-réseau est donc de : 23 =8.

Remarque : la RFC 1860 (remplacée par la RFC 1878) stipulait qu’un numéro de sous réseau ne peut être composé de bits tous positionnés à zéro ou tous positionnés à un.

Autrement dit, dans notre exemple, on ne pouvait pas utiliser le sous-réseau 0 et le sous-réseau 224. Le premier nous donnant une adresse de sous-réseau équivalente à l’adresse du réseau soit 200.100.40.0. Le deuxième nous donnant une adresse de sous-réseau dont l’adresse de diffusion se confondrait avec l’adresse de diffusion du réseau. Le nombre de sous-réseaux aurait alors été de seulement : 2^3-2 =6.

Il est donc important de savoir quelle RFC est utilisée par votre matériel pour savoir si les adresses de sous-réseau composées de bits tous positionnés à zéro ou tous positionnés à un sont prises en compte ou non.

2.3.3.2. Adresse des sous-réseaux

Il faut donc maintenant trouver les adresses des sous-réseaux valides en utilisant les bits à 1 du masque.

Pour l’exemple précédent, il faut utiliser les 3 premiers bits:

000 00000 = 0

001 00000 = 32

010 00000 = 64

011 00000 = 96

100 00000 = 128

101 00000 = 160

110 00000 = 192

111 00000 = 224

On constate que le pas entre 2 adresses de sous-réseau est de 32 = 25 correspondant au nombre théorique d’hôtes par sous-réseau.

2.3.3.3. Adresse de diffusion d’un sous-réseau

Il faut mettre tous les bits de la partie hôte à 1.

Cherchons l’adresse de diffusion des sous réseaux précédents.

  • Avec le masque 255.255.255.224

Pour le sous-réseau 200.100.40.32

32 = 001 00000 donc l’adresse de diffusion est 001 11111 = 63.

L’adresse de diffusion complète est donc 200.100.40.63

Pour le sous-réseau 200.100.40.64 l’adresse de diffusion est 200.100.40.95

…ETC …

Avec le masque 255.255.255.129

Pour le sous-réseau 200.100.40.1 l’adresse de diffusion est 200.100.40.127

Pour le sous-réseau 200.100.40.128 l’adresse de diffusion est 200.100.40.254

Pourquoi 254 et pas 255 car avec 255 le dernier bit serait à 1 donc on serait dans le sous-réseau 10000001 , en décimal 129.

2.3.3.4. Nombre de postes d’un sous-réseau

Le nombre de postes est égal à 2n, n étant le nombre de bits à 0 du masque permettant de coder l’hôte. A ce chiffre il faut enlever 2 numéros réservés :

  • tous les bits à zéro qui identifie le sous-réseau lui-même.
  • tous les bits à 1 qui est l’adresse de diffusion pour le sous-réseau.

Exemples :

Soit le masque 255.255.255.224

224 = 11100000 donc 3 bits pour le N° de sous-réseau et 5 bits pour l’hôte

le nombre de poste est donc de : 2^5 -2 =30 postes.

De même, avec le masque 255.255.255.129 le nombre de postes sera de 2^6-2 = 62 postes

2.3.3.5. Adresse de poste sur un sous-réseau

L’adresse de poste sur un sous-réseau subnetté  » normalement  » ne pose pas de problème, elle est comprise dans la fourchette [adresse de sous-réseau + 1, adresse de diffusion du sous-réseau – 1] soit dans l’exemple précédent :

[200.100.400.33,200.100.40.62] pour le sous-réseau 200.100.40.32

[200.100.400.65,200.100.40.94] pour le sous-réseau 200.100.40.64.

Par exemple, au lieu d’allouer un identificateur de réseau de classe B, dans une entreprise comportant 2000 hôtes, InterNic alloue une plage séquentielle de 8 identificateurs de réseau de classe C. Chaque identificateur de réseau de classe C gère 254 hôtes pour un total de 2 032 identificateurs d’hôte.

Alors que cette technique permet de conserver des identificateurs de réseau de classe B, elle crée un nouveau problème.

En utilisant des techniques de routage conventionnelles, les routeurs d’lnternet doivent désormais comporter huit entrées (en RAM) dans leurs tables de routage pour acheminer les paquets IP vers l’entreprise. La technique appelée CIDR (Classless Inter-Domain Routing) permet de réduire les huit entrées utilisées dans l’exemple précédent à une seule entrée correspondant à tous les identificateurs de réseau de classe C utilisés par cette entreprise.

Soit les huit identificateurs de réseau de classe C commençant par l’identificateur de réseau 220.78.168.0 et se terminant par l’identificateur de réseau 220.78.175.0, l’entrée de la table de routage des routeurs d’lnternet devient :

Identificateur

de réseau

Masque de

sous réseau

Masque de sous réseau

(en binaire)

220.78.168.0 255.255.248.0 11111111 11111111 11111000 00000000

En effet 168 en binaire donne : 10101000

et 175 donne : 10101111

la partie commune porte bien sur les 5 1ers bits

d’où le masque : 11111000

Dans l’adressage de sur-réseaux, la destination d’un paquet est déterminée en faisant un ET logique entre l’adresse IP de destination et le masque de sous-réseau de l’entrée de routage. En cas de correspondance avec l’identificateur de réseau, la route est utilisée. Cette procédure est identique à celle définie pour l’adressage de sous-réseaux.

La notation CIDR définit une convention d’écriture qui spécifie le nombre de bits utilisés pour identifier la partie réseau (les bits à 1 du masque).

Les adresses IP sont alors données sous la forme :

142.12.42.145 / 24 <=> 142.12.42.145 255.255.255.0

153.121.219.14 / 20<=> 153.121.219.14 255.255.240.0

Dans cette écriture les nombres 24 et 20 représentent le nombre de bits consacrés à la codification du réseau (et sous réseau).

Remarque : Les RFC 1518 et 1519 définissent le CIDR (Classless Inter-Domain Routing).

2.4. Le routage

2.4.1. Recherche de l’adresse physique

La communication entre machines ne peut avoir lieu que lorsque celles-ci connaissent leurs adresses physiques (MAC). Pour envoyer les paquets IP vers les autres noeuds du réseau, les noeuds qui utilisent les protocoles TCP/IP traduisent les adresses IP de destination en adresses MAC. L’application émettrice ajoute son adresse IP au paquet et l’application réceptrice peut utiliser cette adresse IP pour répondre.

Sur les réseaux à diffusion, tels qu’Ethernet et Token-Ring, le protocole IP nommé ARP (Address Resolution Protocol) fait le lien entre les adresses IP et les adresses physiques (ou MAC).

Quand un poste cherche l’adresse physique correspondant à l’adresse IP qu’il connaît, le protocole ARP se met en oeuvre et réalise les tâches suivantes :

  1. réalisation d’un appel broadcast sur le réseau en demandant à qui correspond l’adresse IP à résoudre : il diffuse un paquet ARP qui contient l’adresse IP du destinataire
  2. les machines du réseau comparent l’adresse demandée à leur adresse et le noeud correspondant renvoie son adresse physique au noeud qui a émis la requête.
  3. stockage de l’adresse physique lorsque le destinataire répond dans le cache ARP de la machine

Pour accélérer la transmission des paquets et réduire le nombre des requêtes de diffusion qui doivent être examinées par tous les noeuds du réseau, chaque noeud dispose d’un cache de résolution d’adresse. Chaque fois que le noeud diffuse une requête ARP et reçoit une réponse, il crée une entrée dans une table de correspondance stockée en mémoire cache. Cette entrée assigne l’adresse IP à l’adresse physique.

Lorsque le noeud envoie un autre paquet IP, il cherche l’adresse IP dans son cache. S’il la trouve, il utilise alors l’adresse physique correspondante pour son paquet.

Le noeud diffuse une requête ARP seulement s’il ne trouve pas l’adresse IP dans son cache.

2.4.2. Principe

Le routage dans Internet est similaire au mécanisme d’adressage du courrier.

Si vous adressez une lettre à un destinataire aux USA, à Los Angeles, dans l’état de Californie. Le bureau de poste de Belfort reconnaîtra que cette adresse n’est pas locale et transmettra le courrier au bureau français des PTT qui le remettra au service du mail US. Celui-ci s’en remettra à son bureau de la Californie, qui le transmettra au bureau de Los Angeles, qui connaît la localisation qui correspond à l’adresse dans la ville.

Avantages du système :

  1. le bureau de poste local n’a pas à connaître toutes les adresses du monde
  2. le chemin suivi peut être variable : chaque opérateur sait juste à qui remettre le courrier.

Le routage dans un réseau est identique :

Internet en entier est composé de réseaux autonomes qui s’occupent en interne de l’adressage entre leurs hôtes. Ainsi, tout datagramme arrivant sur un hôte quelconque du réseau destination sera acheminé à bon port par ce réseau seul.

Quand tous les hôtes participent au même réseau, chacun d’eux peut adresser des paquets aux autres sans difficulté. Par contre, si le destinataire est situé sur un autre réseau, le problème est de savoir où et à qui adresser le paquet puisque l’hôte expéditeur ne « voit » pas le destinataire.

On appelle passerelle (dans la terminologie TCP/IP) ou routeur un équipement qui fait le lien entre différents réseaux ou entre sous-réseaux. Ex de passerelle: un ordinateur équipé de plusieurs adaptateurs réseau peut être relié avec chacune d’elle à un réseau physiquement séparé.

Les paquets d’un réseau qui sont adressés à l’autre réseau doivent passer par la passerelle. D’où la nécessité pour chaque hôte de connaître, sur son réseau, l’adresse IP d’un ou de plusieurs routeurs qui servent de passage vers le ou les réseaux qu’ils ne connaît pas.

Mettre en place le routage consiste à configurer chaque hôte du réseau de façon à ce qu’il sache vers quelle adresse de son propre réseau il doit adresser un paquet qui concerne un autre réseau (ou sous-réseau). Ces destinataires intermédiaires sont des routeurs qui prennent en charge le paquet.

Les hôtes pouvant être nombreux, bien souvent chacun ne connaît que l’adresse d’une passerelle (routeur) par défaut et ce sera cette passerelle qui « connaîtra » les adresses des autres routeurs.

2.4.3. Acheminement des paquets TCP-IP

Voici comment un hôte expéditeur se comporte pour adresser un paquet à un destinataire :

  1. Il extrait l’adresse de réseau, voire de sous réseau de l’adresse du destinataire et la compare à sa propre adresse de réseau ou de sous réseau. S’il s’agit du même réseau, le paquet est expédié directement au destinataire en mettant en oeuvre ARP.
  2. S’il ne s’agit pas du même réseau, l’expéditeur cherche dans sa table de routage une correspondance destinataire final / destinataire intermédiaire (routeur). Il cherche, en quelque sorte, sur son réseau, un hôte capable de servir de facteur vers un autre réseau.
  3. L’expéditeur cherche d’abord à trouver dans sa table de routage locale l’adresse IP complète du destinataire,
  4. s’il ne la trouve pas il cherche l’adresse du sous réseau du destinataire,
  5. s’il ne la trouve pas, il cherche enfin l’adresse du réseau,
  6. s’il ne trouve aucune correspondance, l’expéditeur cherche dans sa table l’adresse d’une passerelle à utiliser par défaut, (route 0.0.0.0)
  7. s’il échoue là encore, le paquet, décidément bien encombrant, est supprimé.
  8. Si l’une de ces recherches aboutit, la machine émettrice construit le paquet avec l’adresse IP du destinataire hors réseau. Elle l’encapsule dans une trame ayant comme adresse MAC de destination l’adresse MAC du routeur. La couche 2 du routeur lit la trame qui lui est adressée et la transmet à la couche 3 IP. Celle-ci récupère le paquet et s’aperçoit que le paquet ne lui est pas adressé, elle consulte sa table de routage, décide sur quelle nouvelle interface réseau le paquet doit être transmis, encapsule le paquet dans une nouvelle trame, et ainsi de suite de passerelle en passerelle jusqu’à destination.

2.4.4. Les tables de routage

Les réseaux IP sont interconnectés par des routeurs IP de niveau 3 (appelés abusivement en terminologie IP des gateways ou passerelles).

Chaque station IP doit connaître le routeur par lequel il faut sortir pour pouvoir atteindre un réseau extérieur, c’est-à-dire avoir en mémoire une table des réseaux et des routeurs. Pour cela elle contient une table de routage locale.

Dans une configuration de routage statique, une table de correspondance entre adresses de destination et adresses de routeurs intermédiaires est complétée « à la main » par l’administrateur, on parle de table de routage.

Figure 2-4. table de routage

table de routageRéseau 1 –> Routeur 1

Réseau 2 –> Routeur 1

……

Réseau n –> Routeur p

La table de routage comporte les adresses des passerelles permettant d’atteindre les réseaux de destination. La commande Route permet de manipuler le contenu de la table de routage.

Exemple de table de routage :

Destination Masque de Sous réseau Passerelle
127.0.0.1 255.255.255.0 127.0.0.1 voie de bouclage
142.62.10.0 255.255.255.0 142.62.10.99 sortie de la passerelle vers le sous-réseau 10
142.62.20.0 255.255.255.0 142.62.20.99 sortie de la passerelle vers le sous-réseau 20

2.4.5. Acheminement Internet

2.4.5.1. Domaine d’acheminement

Les échanges entre passerelles de chaque domaine de routage font l’objet de protocoles particuliers : EGP (Exterior Gateway Protocol) et BGP (Border Gateway Protocol) plus récent. Ces protocoles envoient les paquets vers des destinations en dehors du réseau local vers des réseaux externes (Internet, Extranet…).

2.4.5.2. Principe du choix d’une voie d’acheminement

  1. Si l’hôte de destination se trouve sur le réseau local, les données sont transmises à l’hôte destination
  2. Si l’hôte destination se trouve sur un réseau à distance, les données sont expédiées vers une passerelle locale qui route le paquet vers une autre passerelle et ainsi de suite de passerelle en passerelle jusqu’à destination.

La commande Tracert permet de suivre à la trace le passage de routeur en routeur pour atteindre un hôte sur le réseau. La commande Ping permet de vérifier la fiabilité d’une route donnée.

2.4.6. Routage dynamique

Les protocoles d’échange dynamique des tables de routage IP sur un réseau local sont RIP (Routing Information Protocol) et le protocole OSPF (Open Shortest Path First). Dans une configuration de routage dynamique, un protocole (RIP ou OSPF) est mis en oeuvre pour construire dynamiquement les chemins entre routeurs.

Le protocole RIP permet à un routeur d’échanger des informations de routage avec les routeurs avoisinants. Dès qu’un routeur est informé d’une modification quelconque de la configuration sur les réseaux (telle que l’arrêt d’un routeur), il transmet ces informations aux routeurs avoisinants. Les routeurs envoient également des paquets de diffusion générale RIP périodiques contenant toutes les informations de routage dont ils disposent. Ces diffusions générales assurent la synchronisation entre tous les routeurs.

Avec un protocole comme RIP, on peut considérer que les tables de routages des routeurs et passerelles sont constituées et mises à jour automatiquement.

Chapter 3. Eléments de cours sur ARP

Résumé sur ARP

3.1. Le protocole ARP

L’adresse Ethernet est une adresse unique sur 48 bits (6 octets) associée à la carte Ethernet. Lorsqu’un noeud N1 du réseau TCP/IP X1.X1.X1.X1 veut émettre un paquet TCP/IP (dans une trame Ethernet) vers une machine N2 d’adresse IP (X2.X2.X2.X2), il faut qu’il connaisse l’adresse Ethernet (E2.E2.E2.E2.E2.E2). Pour réaliser l’association @ip / @ Ethernet l’émetteur N1 utilise le protocole ARP dont le principe est le suivant :

L’émetteur envoie une trame Ethernet de diffusion (broadcast) (ie @destinataire toute à 1) contenant un message ARP demandant

qui est X2.X2.X2.X2 ?

Figure 3-1. Trame Ethernet contenant une requête ARP

Trame Ethernet contenant une requête ARPToutes les machines IP du réseau local reçoivent la requête. N2 qui a l’adresse X2.X2.X2.X2 se reconnaît, et elle répond à N1 ie X1.X1.X1.X1 (dans une trame destinée à E1.E1.E1.E1.E1.E1)

Figure 3-2. Trame Ethernet contenant une réponse ARP

Trame Ethernet contenant une réponse ARPChaque machine maintient en mémoire une table cachée de correspondances @ip / @ Ethernet pour éviter trop de requêtes ARP. Chaque entrée de la table à une durée de vie limitée. Voici pour exemple ce que donne le programme tcpdump avec la commande ping 192.168.1.2 à partir de la machine uranus alors que la table ARP de l’hôte uranus est vide :

13:17:14.490500 arp who-has 192.168.1.2 tell uranus.planete.net

13:17:14.490500 arp reply 192.168.1.2 is-at 0:40:33:2d:b5:dd

13:17:14.490500 uranus.planete.net > 192.168.1.2: icmp: echo request

13:17:14.490500 192.168.1.2 > uranus.planete.net: icmp: echo reply

13:17:15.500500 uranus.planete.net > 192.168.1.2: icmp: echo request

13:17:15.500500 192.168.1.2 > uranus.planete.net: icmp: echo reply

Explications :

Ligne 1, uranus demande qui est 192.168.1.2 (requête ARP) Le paquet est diffusé à tous les hôtes du réseau.

Ligne 2 réponse ARP : je suis à l’adresse Ethernet 00:40:33:2d:b5:dd

Lignes 3 à 6 : échanges de paquets ICMP entre les 2 hôtes.

Chapter 4. L’adressage IP v6

L’adressage IPv4 sur 32 bits se révélant insuffisant (saturation prévue pour 2010) avec le développement d’Internet, l’IETF en 1998 a proposé le standard IPv6 (ou Ipng – ng pour « Next Generation », RFC 2460), afin de permettre l’adressage d’au moins un milliard de réseaux, soit quatre fois plus qu’IPv4.

IPv6 possède un nouveau format d’en-tête IP, une infrastructure de routage plus efficace, et un espace d’adressage plus important. Pour permettre le déploiement d’IPv6 de la manière la plus flexible possible, la compatibilité avec IPv4 est garantie.

4.1. Caractéristiques

– les adresses IPv6 sont codées sur 128 bits (1 milliard de réseaux).

– le principe des numéros de réseaux et des numéros d’hôtes est maintenu.

– IPv6 est conçu pour interopérer avec les systèmes IPv4 (transition douce prévue sur 20 ans). L’adresse IPv6 peut contenir une adresse IPv4 : on place les 32 bits de IPv4 dans les bits de poids faibles et on ajoute un préfixe de 96 bits ( 80 bits à 0 suivis de 16 bits à 0 ou 1)

– IPv6 utilise un adressage hiérarchique (identification des différents réseaux de chaque niveau) ce qui permet un routage plus efficace.

– IPv6 prévu pour les systèmes mobiles : auto-configuration, notion de voisinage (neighbor).

– IPv6 permet l’authentification et le chiffrement dans l’en-tête des paquets, ce qui permet de sécuriser les échanges. En effet IP v.6 intègre IPSec (protocole de création de tunnel IP avec chiffrement), qui garantit un contexte sécurisé par défaut.

– IPv6 intègre la qualité de service : introduction de flux étiquetés (avec des priorités)

– IPv6 prend mieux en charge le trafic en temps réel (garantie sur le délai maximal de transmission de datagrammes sur le réseau).

4.2. Types d’adresses

IPv6 supporte 3 types d’adresses: Unicast, Anycast et Multicast.

Anycast est un nouveau type d’adressage. Il identifie qu’un noeud, parmi un groupe de noeuds, doit recevoir l’information. L’interface de destination doit spécifiquement être configurée pour savoir qu’elle est Anycast.

La notion de diffusion (broadcast) disparaît dans IPv6.

4.3. Représentation des adresses

Une adresse IPv6 s’exprime en notation hexadécimale avec le séparateur « deux-points ».

Exemple d’adresse :

5800:10C3:E3C3:F1AA:48E3:D923:D494:AAFF

Dans IPv6 les masques sont exprimés en notation CIDR.

Il y a 3 façons de représenter les adresses IPv6

forme préférée :

« x:x:x:x:x:x:x:x » où x représente les valeurs hexadécimales des 8 portions de 16 bits de l’adresse. Exemple:

3ffe:0104:0103:00a0:0a00:20ff:fe0a:3ff7

forme abrégée :

Un groupe de plusieurs champs de 16 bits mis à 0 peut être remplacé par la notation « :: ».

La séquence « :: » ne peut apparaître qu’une seule fois dans une adresse.

Exemple:

5f06:b500:89c2:a100::800:200a:3ff7

ff80::800:200a:3ff7

::1

forme mixte :

Lorsqu’on est dans un environnement IPv4 et IPv6, il est possible d’utiliser une représentation textuelle de la forme: « x:x:x:x:x:x:d.d.d.d« , où les ‘x’ sont les valeurs hexadécimales des 6 premiers champs de 16 bits et les ‘d’ sont les valeurs décimales des 4 derniers champs de 8 bits de l’adresse.

Exemple:

::137.194.168.93

4.4. Allocation de l’espace d’adressage

Le type d’adresse IPv6 est indiqué par les premiers bits de l’adresse qui sont appelés le « Préfixe de Format » (Format Prefix). L’allocation initiale de ces préfixes est la suivante:

Allocation Préfixe Usage
Adresses Unicast pour ISP 010 Adresse d’un hôte sur Internet
Adresses Unicast expérimentales 001
Adresses « Link Local Use » 1111 1110 10 Un seul réseau, autoconfiguration, « neighbor »
Adresses « Site Local Use » 1111 1110 11 sous-réseaux privés
Adresses Multicast 1111 1111

15 % de l’espace d’adressage est actuellement alloué. Les 85% restants sont réservés pour des usages futurs. En réalité sur les 128 bits, seulement 64 sont utilisés pour les hôtes (Interface ID).

Chapter 5. Fichiers de configuration du réseau et commandes de base

Présentation des principaux fichiers de configuration du réseau et des commandes d’administration système et réseau.

5.1. Présentation du document : les outils de l’administrateur réseau

Ce document présente les principaux fichiers de configuration d’une machine en réseau, et les commandes d’administration réseau.

Il est composé de 6 parties:

  1. Les fichiers de configuration réseau
  2. La commande ifconfig
  3. La commande arp
  4. La commande route
  5. La commande netstat
  6. La commande traceroute

5.2. Les fichiers de configuration

5.2.1. Le fichier /etc/hosts

Le fichier hosts donne un moyen d’assurer la résolution de noms

Exemple de fichier host

127.0.0.1 localhost localhost.localdomain

192.168.1.1 uranus.foo.org uranus

5.2.2. Le fichier /etc/networks

Il permet d’affecter un nom logique à un réseau

localnet 127.0.0.0

foo-net 192.168.1.0

Cette option permet par exemple d’adresser un réseau sur son nom, plutôt que sur son adresse.

route add foo-net au lieu de route add -net 192.168.1.0.

5.2.3. Le fichier /etc/host.conf

Il donne l’ordre dans lequel le processus de résolution de noms est effectué. Voici un exemple de ce que l’on peut trouver dans ce fichier :

order hosts,bind

La résolution est effectuée d’abord avec le fichier host, en cas d’échec avec le DNS.

5.2.4. Le fichier /etc/resolv.conf

Il permet d’affecter les serveurs de noms.

Exemple

Nameserver 192.168.1.1

Nameserver 192.168.1.2

Nameserver 192.168.1.3

Ici le fichier déclare le nom de domaine et 3 machines chargées de la résolution de noms.

5.2.5. Les fichiers de configuration des interfaces réseau

Vous trouverez ces fichiers dans /etc/network/interfaces. Voici un exemple qui contient 3 interfaces.

# /etc/network/interfaces — configuration file for ifup(8), ifdown(8)

# The loopback interface

# automatically added when upgrading

 

auto lo eth0 eth1

 

iface lo inet loopback

 

iface eth0 inet static

address 192.168.90.1

netmask 255.255.255.0

network 192.168.90.0

broadcast 192.168.90.255

gateway 192.168.90.1

 

iface eth1 inet static

address 192.168.0.1

netmask 255.255.255.0

network 192.168.0.0

broadcast 192.168.0.255

5.3. Les outils de l’administrateur réseau

5.3.1. La commande ifconfig

La commande ifconfig permet la configuration locale ou à distance des interfaces réseau de tous types d’équipements (unité centrale, switch, routeur). La ligne de commande est :

ifconfig interface adresse [parametres].

Exemple : ifconfig eth0 192.168.1.2 (affecte l’adresse 192.168.1.2 à la première interface physique.

Voici les principaux arguments utilisés :

interface logique ou physique, il est obligatoire,

up active l’interface

down désactive l’interface

mtu définit l’unité de transfert des paquets

netmask affecter un masque de sous-réseau

broadcast définit l’adresse de broadcast

arp ou -arp activer ou désactiver l’utilisation du cache arp de l’interface

metric paramètre utilisé pour l’établissement des routes dynamiques, et déterminer le  » coût  » (nombre de sauts ou  » hops « ) d’un chemin par le protocole RIP.

multicast active ou non la communication avec des machines qui sont hors du réseau.

promisc ou -promisc activer ou désactiver le mode promiscuité de l’interface. En mode promiscuous, tous les paquets qui transitent sur le réseau sont reçus également par l’interface. Cela permet de mettre en place un analyseur de trame ou de protocole.

Description du résultat de la commande ifconfig eth0 :

  1. eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:80:C8:32:C8:1E
  2. inet addr:192.168.1.1 Bcast:192.168.1.255 Mask:255.255.255.0
  3. UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1
  4. RX packets:864 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
  5. TX packets:654 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
  6. collisions:0
  7. Interrupt:10 Base address:0x6100

Explications :

Ligne 1: l’interface est de type Ethernet. La commande nous donne l’adresse MAC de l’interface.

Ligne 2 : on a l’adresse IP celle de broadcast, celle du masque de sous-réseau

Ligne 3 : l’interface est active (UP), les modes broadcast et multicast le sont également, le MTU est de 1500 octets, le Metric de 1

Ligne 4 et 5 : RX (paquets reçus), TX (transmis), erreurs, suppressions, engorgements, collision

Mode d’utilisation :

Ce paragraphe décrit une suite de manipulation de la commande ifconfig.

Ouvrez une session en mode console sur une machine.

1 – Relevez les paramètres de votre machine à l’aide de la commande ifconfig. Si votre machine n’a qu’une interface physique, vous devriez avoir quelque chose d’équivalent à cela.

Lo Link encap:Local Loopback

inet addr:127.0.0.1 Bcast:127.255.255.255 Mask:255.0.0.0

UP BROADCAST LOOPBACK RUNNING MTU:3584 Metric:1

RX packets:146 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:146 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0

collisions:0

 

eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:80:C8:32:C8:1E

inet addr:192.168.1.1 Bcast:192.168.1.255 Mask:255.255.255.0

UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1

RX packets:864 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:654 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0

collisions:0

 

Interrupt:10 Base address:0x6100

2 – Désactivez les 2 interfaces lo et eth0

ifconfig lo down

ifconfig eth0 down

3 – Taper les commandes suivantes :

ping localhost

ping 192.168.1.1

telnet localhost

Aucune commande ne fonctionne, car même si la configuration IP est correcte, les interfaces sont désactivées.

4 – Activez l’interface de loopback et tapez les commandes suivantes :

ifconfig lo up /* activation de l’interface de loopback */

ping localhost ou telnet localhost /* ça ne marche toujours pas */

route add 127.0.0.1 /* on ajoute une route sur l’interface de loopback */

ping localhost ou telnet localhost /* maintenant ça marche */

ping 192.168.1.1 /* ça ne marche pas car il manque encore une route*/

On peut déduire que :

  • – pour chaque interface il faudra indiquer une route au protocole.
  • – dans la configuration actuelle, aucun paquet ne va jusqu’à la carte, donc ne sort sur le réseau.

Voici le rôle de l’interface loopback. Elle permet de tester un programme utilisant le protocole IP sans envoyer de paquets sur le réseau. Si vous voulez écrire une application réseau, (telnet, ftp, ou autre), vous pouvez la tester de cette façon.

5 – Activez l’interface eth0 et tapez les commandes suivantes :

ifconfig eth0 up /* activation de l’interface */

route add 192.168.1.1

ifconfig /* l’information Tx/Rx de l’interface eth0 vaut 0 */

/* Aucun paquet n’est encore passé par la carte.*/

ping 127.0.0.1

ifconfig /* on voit que l’information Tx/Rx de lo est modifiée */

/* pas celle de eth0, on en déduit que les paquets */

/* à destination de lo ne descendent pas jusqu’à l’interface physique */

ping 192.168.1.1 /* test d’une adresse locale */

ifconfig /* Ici on peut faire la même remarque. Les paquets ICMP */

/* sur une interface locale, ne sortent pas sur le réseau */

/* mais ceux de l’interface lo sont modifiés*/

ping 192.168.1.2 /* test d’une adresse distante */

ifconfig /* Ici les paquets sont bien sortis. Les registres TX/RX de eth0 */

/* sont modifiés, mais pas ceux de lo */

6 -Réalisez les manipulations suivantes, nous allons voir le comportement de la commande ping sur les interfaces.

Sur la machine tapez la commande

192.168.1.1 ifconfig /* relevez les valeurs des registres TX/RX */

192.168.1.2 ping 192.168.1.1

192.168.1.1 ifconfig /* relevez les nouvelles valeurs des registres TX/RX */

/* il y a bien eu échange Réception et envoi de paquets*/

192.168.1.2 ping 192.168.1.3

192.168.1.1 ifconfig /* On voit que le registre Rx est modifié mais */

/* le registre Tx n’est pas modifié. La machine a bien reçu*/

/* paquet mais n’a rien renvoyé */

192.168.1.2 ping 192.168.1.2

192.168.1.2 ifconfig /* aucun registre n’est modifié, donc les paquets */

/* ne circulent pas jusqu’à l’interface physique avec un .*/

/* ping sur l’interface locale */

7 – le MTU (Message Transfert Unit) détermine l’unité de transfert des paquets.

Vous allez, sur la machine 192.168.1.1 modifier le MTU par défaut à 1500, pour le mettre à 300, avec la commande :

ifconfig eth0 mtu 300

Sur la machine d’adresse 192.168.1.2, vous allez ouvrir une session ftp et chronométrer le temps de transfert d’un fichier de 30 MO. Relevez le temps et le nombre de paquets transmis ou reçus (commande ifconfig, flags TX/RX).

Restaurez le paramètre par défaut sur la première machine.

Refaites le même transfert et comparez les chiffres. La différence n’est pas énorme sur le temps car le volume de données est peu important. Par contre la différence sur le nombre de paquets, elle, est importante.

5.3.2. La commande arp

Description de la commande

La commande arp permet de visualiser ou modifier la table du cache de l’interface. Cette table peut être statique et (ou) dynamique. Elle donne la correspondance entre une adresse IP et une adresse Ethernet.

À chaque nouvelle requête, le cache ARP de l’interface est mis à jour. Il y a un nouvel enregistrement. Cet enregistrement à une durée de vie (ttl ou Time To Leave).

Voici un exemple de cache ARP obtenu avec la commande arp -va :

? (192.168.1.2) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

>Entries: 1 Skipped: 0 Found: 1

On voit l’adresse IP et l’adresse MAC correspondante. Il n’y a qu’une entrée dans la table. Voici les principales options de la commande arp :

arp -s (ajouter une entrée statique), exemple : arp -s 192.168.1.2 00:40:33:2D:B5:DD

arp -d (supprimer une entrée), exemple : arp -d 192.168.1.2

Voir la page man pour les autres options.

La table ARP et le fonctionnement d’un proxy ARP.

Cela est réalisé par la configuration de tables ARP statiques.

Le proxy est une machine qui est en interface entre un réseau et l’accès à Internet. Il fait office de passerelle et de cache à la fois.

  • Passerelle, parce que tous les accès à Internet passent par le Proxy,
  • Cache, parce que le Proxy conserve en mémoire cache (sur disque), une copie des pages consultées par les utilisateurs du réseau. Cela évite de télécharger à nouveau la même page sur le site d’origine, si un utilisateur revient fréquemment dessus.

Si un hôte du réseau demande l’adresse d’un noeud distant situé sur un autre réseau, et que cet hôte passe par un proxy, le proxy va renvoyer à l’hôte sa propre adresse Ethernet. Une fois cette opération réalisée, tous les paquets envoyés par l’hôte seront à destination de l’adresse Ethernet du proxy. Le proxy aura en charge de transmettre ces paquets à l’adresse effective du noeud distant.

Pour les réponses, un processus identique est mis en place. Le site consulté, ne retourne les réponses qu’au serveur proxy. Le serveur proxy se charge de ventiler les pages au bon destinataire du réseau local.

Voir, pour le fonctionnement des serveurs cache et la configuration des navigateurs avec ce type de serveur, le document sur le W3 et les scripts CGI.

Mode d’utilisation :

Attention à certaines interprétations de ce paragraphe. Il dépend de votre configuration. Soit vous êtes en réseau local avec une plage d’adresse déclarée, soit vous utilisez une carte d’accès distant.

Première partie :

  1. Affichez le contenu de la table ARP avec la commande arp -a,
  2. Supprimez chaque ligne avec la commande arp -d @ip, où @ip est l’adresse IP de chaque hôte apparaissant dans la table,
  3. La commande arp -a ne devrait plus afficher de ligne,
  4. Faites un ping, sur une station du réseau local,
  5. arp -a, affiche la nouvelle entrée de la table,
  6. Ouvrez une session sur Internet, puis ouvrez une session ftp anonyme sur un serveur distant en utilisant le nom, par exemple ftp.cdrom.com. Utilisez une adresse que vous n’avez jamais utilisée, supprimez également tout gestionnaire de cache.
  7. Affichez le nouveau contenu de la table avec arp -a. Le cache ARP ne contient pas l’adresse Ethernet du site distant, mais celle de la passerelle par défaut. Cela signifie que le client n’a pas à connaître les adresses Ethernet des hôtes étrangers au réseau local, mais uniquement l’adresse de la passerelle. Les paquets sont ensuite pris en charge par les routeurs.
  8. Refaites une tentative sur le site choisi précédemment. Le temps d’ouverture de session est normalement plus court. Cela est justifié, car les serveurs de noms ont maintenant dans leur cache la correspondance entre le nom et l’adresse IP.

Deuxième partie :

La commande arp permet de diagnostiquer un dysfonctionnement quand une machine prend l’adresse IP d’une autre machine.

  1. Sur la machine 192.168.1.1, faites un ping sur 2 hôtes du réseau 192.168.1.2 et 192.168.1.3,
  2. À l’aide de la commande arp, relevez les adresses MAC de ces noeuds,
  3. Modifiez l’adresse IP de la machine 192.168.1.2 en 192.168.1.3
  4. relancez les 2 machines en vous arrangeant pour que la machine dont vous avez modifié l’adresse ait redémarré la première,
  5. Sur la machine d’adresse 192.168.1.1, remettez à jour les tables ARP.
  6. Quel est le contenu, après cela de la table ARP ?

Conclusion : vous allez avoir un conflit d’adresses. Vous allez pouvoir le détecter avec la commande arp. Autre problème, si vous faites un telnet sur 192.168.1.3, il y a de fortes chances pour que ce soit la machine qui était d’adresse 192.168.1.2, qui vous ouvre la session. Nous sommes (par une action volontaire bien sûr) arrivés à mettre la pagaille sur un réseau de 3 postes. Cette pagaille pourrait tourner vite au chaos sur un grand réseau, d’où la nécessité pour un administrateur de faire preuve d’une grande rigueur.

Où en suis-je ?

Exercice 1 :

Vous êtes sur un réseau d’adresse 192.168.1.0 avec une interface d’adresse MAC 00:40:33:2D:B5:DD,

Vous n’avez aucun fichier host sur votre machine,

Il n’y a pas de DNS

La passerelle par défaut est 192.168.1.9

Vous faites un ping 195.6.2.3 qui a une interface d’adresse MAC 00:45:2D:33:C2 est localisée sur Internet

Le réseau fonctionne parfaitement et tout est parfaitement configuré

Cochez la bonne réponse:

A – On a dans la table arp ? (192.168.1.2) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

B – On a dans la table arp ? (192.168.1.2) at 00:45:2D:33:C2 [ether] on eth0

C – On a dans la table arp ? (195.6.2.3) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

D – On a dans la table arp ? (195.6.2.3) at 00: 00:45:2D:33:C2 [ether] on eth0

E – Il faut un fichier host, ou DNS pour réaliser l’opération ping demandée

F – Il n’est pas possible dans la configuration actuelle d’atteindre l’hôte 195.6.2.3

Réponse F, car la plage d’adresse 192.168.1.1 à 192.168.1.254 n’est pas routée sur l’Internet, sinon vous auriez l’adresse de la passerelle par défaut dans le cache ARP.

Exercice 2 :

Vous êtes sur un réseau d’adresse 192.5.1.0 avec une interface d’adresse MAC 00:40:33:2D:B5:DD,

Vous n’avez aucun fichier host sur votre machine,

Il n’y a pas de DNS,

La passerelle par défaut est 192.5.1.9

Vous faites un ping www.existe.org dont l’adresse IP est 195.6.2.3, et qui a une interface d’adresse MAC 00:45:2D:33:C2

Le réseau fonctionne parfaitement et tout est parfaitement configuré

Cochez la bonne réponse:

A – On a dans la table arp ? (192.5.1.0) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

B – On a dans la table arp ? (192.5.1.0) at 00:45:2D:33:C2 [ether] on eth0

C – On a dans la table arp ? (195.6.2.3) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

D – On a dans la table arp ? (195.6.2.3) at 00: 00:45:2D:33:C2 [ether] on eth0

E – Il faut un fichier host, ou DNS pour réaliser l’opération ping demandée

F – Il n’est pas possible dans la configuration actuelle d’atteindre l’hôte 195.6.2.3

Réponse E, car la résolution de noms ne peut être effectuée

Exercice 3 :

Vous êtes sur un réseau d’adresse 192.5.1.0, sur une machine d’adresse 192.5.1.1, et une interface d’adresse MAC 00:40:33:2D:B5:DD,

Vous n’avez aucun fichier host sur votre machine,

Il n’y a pas de DNS

La passerelle par défaut est 192.5.1.9, d’adresse MAC 09:44:3C:DA:3C:04

Vous faites un ping 195.6.2.3, et qui a une interface d’adresse MAC 00:45:2D:33:C2

Le réseau fonctionne parfaitement et tout est parfaitement configuré

Cochez la bonne réponse:

A – On a dans la table arp ? (192.5.1.0) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

B – On a dans la table arp ? (192.5.1.0) at 00:45:2D:33:C2 [ether] on eth0

C – On a dans la table arp ? (195.6.2.3) at 00:40:33:2D:B5:DD [ether] on eth0

D – On a dans la table arp ? (192.5.1.9) at 09:44:3C:DA:3C:04 [ether] on eth0

E – Il faut un fichier host, ou DNS pour réaliser l’opération ping demandée

F – Il n’est pas possible dans la configuration actuelle d’atteindre l’hôte 195.6.2.3

Réponse D, l’hôte a bien été trouvé, la table ARP a été mise à jour avec l’adresse IP de la passerelle par défaut et son adresse Ethernet.

5.3.3. La commande route

La commande route a déjà été entrevue un peu plus haut, avec la commande ifconfig. Le routage définit le chemin emprunté par les paquets entre son point de départ et son point d’arrivée. Cette commande permet également la configuration de pc, de switchs de routeurs.

Il existe 2 types de routages :

– le routage statique

– le routage dynamique.

Le routage statique consiste à imposer aux paquets la route à suivre.

Le routage dynamique met en oeuvre des algorithmes, qui permettent aux routeurs d’ajuster les tables de routage en fonction de leur connaissance de la topologie du réseau. Cette actualisation est réalisée par la réception des messages reçus des noeuds (routeurs) adjacents.

Le routage dynamique permet d’avoir des routes toujours optimisées, en fonction de l’état du réseau (nouveaux routeurs, engorgements, pannes)

On combine en général le routage statique sur les réseaux locaux au routage dynamique sur les réseaux importants ou étendus.

Un administrateur qui dispose par exemple de 2 routeurs sur un réseau, peut équilibrer la charge en répartissant un partie du flux sur un port avec une route, et une autre partie sur le deuxième routeur.

Exemple de table de routage :

Kernel IP routing table

Destination Gateway Genmask Flags Metric Ref Use Iface

192.168.1.0 * 255.255.255. 0U 0 0 2 eth0

127.0.0.0 * 255.0.0.0 U 0 0 2 lo

default 192.168.1.9 0.0.0.0 UG 0 0 10 eth0

Commentaire généraux :

Destination : adresse de destination de la route

Gateway : adresse IP de la passerelle pour atteindre la route, * sinon

Genmask : masque à utiliser.

Flags : indicateur d’état (U – Up, H – Host – G – Gateway, D – Dynamic, M – Modified)

Metric : coût métrique de la route (0 par défaut)

Ref : nombre de routes qui dépendent de celle-ci

Use : nombre d’utilisation dans la table de routage

Iface : interface eth0, eth1, lo

Commentaire sur la 3ème ligne :

Cette ligne signifie que pour atteindre tous les réseaux inconnus, la route par défaut porte l’adresse 192.168.1.9. C’est la passerelle par défaut, d’où le sigle UG, G pour gateway.

Ajout ou suppression d’une route :

route add [net | host] addr [gw passerelle] [métric coût] [ netmask masque] [dev interface]

net ou host indique l’adresse de réseau ou de l’hôte pour lequel on établit une route,

– adresse de destination,

– adresse de la passerelle,

– valeur métrique de la route,

– masque de la route à ajouter,

– interface réseau à qui on associe la route.

Exemples :

route add 127.0.0.1 lo /* ajoute une route pour l’adresse 127.0.0.1 sur l’interface lo */

route add -net 192.168.2.0 eth0 /* ajoute une route pour le réseau 192.168.2.0 sur l’interface eth0 */

route add saturne.foo.org /* ajoute une route pour la machine machin sur l’interface eth0 */

route add default gw ariane /* ajoute ariane comme route par défaut pour la machine locale */

/* ariane est le nom d’hôte d’un routeur ou d’une passerelle */

/* gw est un mot réservé */

route add duschmoll netmask 255.255.255.192

/* Encore un qui a créé des sous réseaux., Il s’agit ici d’une classe c */

/* avec 2 sous réseaux, il faut indiquer le masque. */

Suppression d’une route :

route del -net 192.168.1.0

route del -net toutbet-net

Attention, si on utilise des noms de réseau ou des noms d’hôtes, il faut qu’à ces noms soient associés les adresses de réseau ou des adresses IP dans le fichier /etc/networks pour les réseaux, et /etc/hosts ou DNS pour les noms d’hôtes.

Vous pouvez également voir l’atelier sur la mise en place d’un routeur logiciel.

Petite étude de cas :

Première partie – réalisation d’une maquette

On dispose de 2 réseaux (A et B) reliés par une passerelle. Le réseau A est également relié à Internet par un routeur. Le réseau A dispose d’un serveur de noms. Chaque réseau a deux machines.

Réseau Nom du réseau Machine Nom des machines

A metaux-net 192.3.2.2 platine

192.3.2.3 uranium

192.3.2.4 mercure (serveur de noms)

B roches-net 130.2.0.2 quartz

130.2.0.3 silex

La passerelle entre le réseau A et B à 2 interfaces :

– eth0 192.3.2.1

– eth1 130.2.0.1

Le réseau A, a une passerelle par défaut pour Internet 130.2.0.9, qui est l’interface d’un autre routeur.

On veut :

– que les stations de chaque réseau puissent accéder à Internet,

– que les stations de chaque réseau puissent communiquer entre-elles,

– que les stations du réseau B, utilisent le serveur de noms le moins possible.

On demande :

1 – d’expliquer comment seront configurés les postes du réseau B,

2 – de donner la configuration des fichiers suivants pour chaque machine (hosts, resolv.conf, fichier de configuration de carte).

3 – de donner la liste des routes à mettre :

– sur les postes du réseau B,

– sur les postes du réseau A,

– sur la passerelle qui relie les 2 réseaux,

– sur le routeur du réseau A.

5.3.4. La commande netstat

La commande netstat, permet de tester la configuration du réseau, visualiser l’état des connexions, établir des statistiques, notamment pour surveiller les serveurs.

Liste des paramètres utilisables avec netstat :

Sans argument, donne l’état des connexions,

-a afficher toutes les informations sur l’état des connexions,

-i affichage des statistiques,

-c rafraîchissement périodique de l’état du réseau,

-n affichage des informations en mode numérique sur l’état des connexions,

-r affichage des tables de routage,

-t informations sur les sockets TCP

-u informations sur les sockets UDP.

État des connexions réseau avec netstat, dont voici un exemple :

Proto Recv-Q Send-Q Local Address Foreign Address State

Tcp 0 126 uranus.planete.n:telnet 192.168.1.2:1037 ESTABLISHED

Udp 0 0 uranus.plan:netbios-dgm *:*

Udp 0 0 uranus.plane:netbios-ns *:*

 

Active UNIX domain sockets (w/o servers)

Proto RefCnt Flags Type State I-Node Path

unix 2 [ ] STREAM 1990 /dev/log

unix 2 [ ] STREAM CONNECTED 1989

unix 1 [ ] DGRAM 1955

Explications sur la première partie qui affiche l’état des connexions :

Proto : Protocole utilisé

Recv-q : nbre de bits en réception pour ce socket

Send-q : nbre de bits envoyés

LocalAdress : nom d’hôte local et port

ForeignAdress : nom d’hôte distant et port

State : état de la connexion

Le champ state peut prendre les valeurs suivantes:

Established : connexion établie

Syn snet : le socket essaie de se connecter

Syn recv : le socket a été fermé

Fin wait2 : la connexion a été fermée

Closed : le socket n’est pas utilisé

Close wait : l’hôte distant a fermé la connexion; Fermeture locale en attente.

Last ack : attente de confirmation de la fermeture de la connexion distante

Listen : écoute en attendant une connexion externe.

Unknown : état du socket inconnu

Explications sur la deuxième partie qui affiche l’état des sockets (IPC – Inter Processus Communication) actifs :

Proto : Protocole, en général UNIX,

Refcnt : Nombre de processus associés au socket

Type : Mode d’accès datagramme (DGRAM), flux orienté connexion (STREAM), brut (RAW), livraison fiable des messages (RDM)

State : Free, Listening, Unconnected, connecting, disconnecting, unknown

Path : Chemin utilisé par les processus pour utiliser le socket.

Affichage et état des tables de routage avec netstat : netstat -nr ou netstat -r

Kernel IP routing table

Destination Gateway Genmask Flags MSS Window irtt Iface

192.168.1.0 * 255.255.255.0 U 1500 0 0 eth0

127.0.0.0 * 255.0.0.0 U 3584 0 0 lo

Explications sur la commande netstat -r

Destination : adresse vers laquelle sont destinés les paquets

Gateway : passerelle utilisée, * sinon

Flags : G la route utilise une passerelle, U l’interface est active, H on ne peut joindre qu’un simple hôte par cette route)

Iface : interface sur laquelle est positionnée la route.

Affichage de statistiques avec netstat -i

Iface MTU Met RX-OK RX-ERR RX-DRP RX-OVR TX-OK TX-ERR TX-DRP TX-OVR Flags

Lo 3584 0 89 0 0 0 89 0 0 0 BLRU

eth0 1500 0 215 0 0 0 210 0 0 0 BRU

Explications sur la commande netstat -i

RX-OK et TX-OK rendent compte du nombre de paquets reçus ou émis,

RX-ERR ou TX-ERR nombre de paquets reçus ou transmis avec erreur,

RX-DRP ou TX-DRP nombre de paquets éliminés,

RX-OVR ou TX-OVR recouvrement, donc perdus à cause d’un débit trop important.

Les Flags (B adresse de diffusion, L interface de loopback, M tous les paquets sont reçus, O arp est hors service, P connexion point à point, R interface en fonctionnement, U interface en service)

Exercices :

On donne les résultats de 3 commandes netstat ci-dessous, extraites de la même machine :

$ netstat -nr

Kernel IP routing table

Destination Gateway Genmask Flags MSS Window irtt Iface

198.5.203.0 0.0.0.0 255.255.255.0 U 1500 0 0 eth0

127.0.0.0 0.0.0.0 255.0.0.0 U 3584 0 0 lo

0.0.0.0 198.5.203.3 0.0.0.0 UG 1500 0 0 eth0

$ netstat

Active Internet connections (w/o servers)

Proto Recv-Q Send-Q Local Address Foreign Address State

Tcp 0 127 uranus.toutbet:telnet 194.206.6.143:1027 ESTABLISHED

$ netstat -i

Iface MTU Met RX-OK RX-ERR RX-DRP RX-OVR TX-OK TX-ERR TX-DRP TX-OVR Flags

Lo 3584 0 764 0 0 764 89 0 0 0 BLRU

eth0 1500 0 410856 0 0 33286 210 0 0 0 BRU

On demande :

  1. Quels sont les noms et adresse de la machine consultée ?
  2. Quel type de session est-elle en train de supporter ?
  3. À quoi correspond l’adresse 198.5.203.3 ?
  4. Pourquoi une interface porte-t-elle les Flags BLRU et l’autre BRU ?
  5. Quelle est la taille des paquets utilisée par la passerelle par défaut ?

5.3.5. La commande traceroute

La commande traceroute permet d’afficher le chemin parcouru par un paquet pour arriver à destination. Cette commande est importante, car elle permet d’équilibrer la charge d’un réseau, en optimisant les routes.

Voici le résultat de la commande traceroute www.nat.fr, tapée depuis ma machine.

traceroute to sancy.nat.fr (212.208.83.2), 30 hops max, 40 byte packets

1 195.5.203.9 (195.5.203.9) 1.363 ms 1.259 ms 1.270 ms

2 194.79.184.33 (194.79.184.33) 25.078 ms 25.120 ms 25.085 ms

3 194.79.128.21 (194.79.128.21) 88.915 ms 101.191 ms 88.571 ms

4 cisco-eth0.frontal-gw.internext.fr (194.79.190.126) 124.796 ms[]

5 sfinx-paris.remote-gw.internext.fr (194.79.190.250) 100.180 ms[]

6 Internetway.gix-paris.ft.NET (194.68.129.236) 98.471 ms []

7 513.HSSI0-513.BACK1.PAR1.inetway.NET (194.98.1.214) 137.196 ms[]

8 602.HSSI6-602.BACK1.NAN1.inetway.NET (194.98.1.194) 101.129 ms[]

9 FE6-0.BORD1.NAN1.inetway.NET (194.53.76.228) 105.110 ms []

10 194.98.81.21 (194.98.81.21) 175.933 ms 152.779 ms 128.618 ms[]

11 sancy.nat.fr (212.208.83.2) 211.387 ms 162.559 ms 151.385 ms[]

Explications :

Ligne 0 : le programme signale qu’il n’affichera que les 30 premiers sauts, et que la machine www du domaine nat.fr, porte le nom effectif de sancy, dans la base d’annuaire du DNS du domaine nat.fr. Cette machine porte l’adresse IP 212.208.83.2. Pour chaque tronçon, on a également le temps maximum, moyen et minimum de parcours du tronçon.

Ensuite, on a pour chaque ligne, l’adresse du routeur que le paquet a traversé pour passer sur le réseau suivant.

Ligne 4 et 5, le paquet a traversé 2 routeurs sur le même réseau 194.79.190.

Ligne 4, 5, 6, 7, 8, 9, 11, on voit que les routeurs ont un enregistrement de type A dans les serveurs de noms, puisqu’on voit les noms affichés.

Conclusion : depuis ma machine, chaque requête HTTP passe par 11 routeurs pour accéder au serveur www.nat.fr.

L’accès sur cet exemple est réalisé sur Internet. Un administrateur, responsable d’un réseau d’entreprise sur lequel il y a de nombreux routeurs, peut, avec cet outil, diagnostiquer les routes et temps de routage. Il peut ainsi optimiser les trajets et temps de réponse.

5.3.6. La commande dig

La commande dig remplace ce qui était la commande nslookup. Cette commande sert à diagnostiquer des dysfonctionnements dans la résolution de nom. (Service DNS).

Utilisation simple de dig :

$ dig any freenix.org

; <<>> DiG 9.2.2 <<>> any freenix.org

;; global options: printcmd

;; Got answer:

;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 21163

;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 4, AUTHORITY: 3, ADDITIONAL: 3

 

;; QUESTION SECTION:

;freenix.org. IN ANY

 

;; ANSWER SECTION:

freenix.org. 92341 IN SOA ns2.freenix.org.\

hostmaster.freenix.org.\

2003042501\

21600\

7200\

3600000\

259200\

 

freenix.org. 117930 IN NS ns2.freenix.fr.

freenix.org. 117930 IN NS ns.frmug.org.

freenix.org. 117930 IN NS ns6.gandi.net.

 

;; AUTHORITY SECTION:

freenix.org. 117930 IN NS ns2.freenix.fr.

freenix.org. 117930 IN NS ns.frmug.org.

freenix.org. 117930 IN NS ns6.gandi.net.

 

;; ADDITIONAL SECTION:

ns2.freenix.fr. 16778 IN A 194.117.194.82

ns.frmug.org. 40974 IN A 193.56.58.113

ns6.gandi.net. 259119 IN A 80.67.173.196

 

;; Query time: 197 msec

;; SERVER: 213.36.80.1#53(213.36.80.1)

;; WHEN: Tue May 27 15:16:23 2003

;; MSG SIZE rcvd: 248

retourne les informations sur le domaine concerné.

Il est ensuite possible d’intérroger sur tout type d’enregistrement : SOA, MX, A, CNAME, PTR…

5.3.7. La commande host

La commande host interroge les serveurs de coms. Elle peut par exemple être utilisée pour détecter des dysfonctionnement sur un réseau (serveurs hors services). Attention, n’utilisez pas cette commande sur des réseaux dont vous n’avez pas l’administration.

Chapter 6. Installation d’un serveur Telnet et FTP

Émulation VTx et transfert de fichier.

Émulation VTx et transfert de fichier.

Le document décrit l’installation d’un service de transfert de fichiers, la configuration du service inetd et quelques premiers aspects touchant à la sécurité des services sous GNU/Linux.

Mots clés : Telnet, FTP, ssh, sftp, scp, TCP-Wrapper

6.1. Description et objectifs de la séquence

Vous devriez à la fin pouvoir :

  • utiliser le service FTP du serveur à partir d’un client quelconque du réseau
  • bénéficier du service ftp anonyme ou authentifié,
  • pouvoir filtrer l’accès provenant de tout ou partie du réseau avec TCP-Wrapper.

6.2. Présentation des concepts importants

1) Telnet:

Telnet est un protocole qui permet l’émulation de terminal VTx à distance sur un serveur Unix/Linux.

2) FTP:

FTP est un protocole de communication qui permet le transfert de fichiers entre plusieurs machines.

3) Le daemon inetd:

Toute application fonctionnant sous TCP/IP est basée sur le modèle client/serveur. Par exemple quelqu’un se connectant via telnet à un hôte distant « active » chez l’hôte le service serveur telnetd.

Chaque serveur est sur une machine en attente d’une connexion sur un port particulier. Dans les premières versions d’Unix-TCP/IP chaque application (telnet, ftp,…) avait son propre serveur qui était lancé au démarrage de chaque machine comme un « daemon ». Cette stratégie encombrait inutilement la table des processus (autant de serveurs que de services). Ces services sont dits fonctionnant en mode « autonome » ou « standalone ».

Le daemon INETD est un « super » serveur, à l’écoute sur plusieurs ports et qui se charge de recevoir les demandes de connexion de plusieurs clients (telnet, ftp,…) et de lancer le serveur correspondant à la demande. A son démarrage il consulte les fichiers:

– /etc/services qui contient la liste générale des services TCP/IP avec leur numéro de port et le protocole de transport associé.

– /etc/inetd.conf qui contient la liste des services activés sur une machine donnée

Dans les distributions récentes (Mandrake 10.x, RedHat 9.x…), inetd a été remplacé par xinetd. Le principe est très similaire, à la seule différence que, dans /etc/etc/xinetd.d, chaque service (telnet, ftp, pop3…) dispose de son propre fichier de configuration.

Certains services utilisables avec inetd ou xinetd comme telnet, ftp, pop3… sont difficilement sécurisables car les mots de passe transitent en clair sur le réseau. Ce problème sera vu ultérieurement avec les TPs sur la métrologie. Si ces services sont utilisables en l’état sur des petits réseaux isolés, il faudra éviter de les utiliser sur des réseaux reliés à Internet ou dans des environnements peu sûrs. Cependant, la tendance est au cryptage de ces services, grâce à SSL notamment. Il existe une version sécurisée de telnet, nommée telnet-ssl.

6.3. Extrait de /etc/services :

/etc/services :

 

ftp 21/tcp

telnet 23/tcp

smtp 25/tcp mail

pop3 110/tcp # Post Office

etc…

6.4. Extrait de /etc/inetd.conf

ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/ftpd ftpd

#shell stream tcp nowait root /usr/sbin/rshd rshd

#login stream tcp nowait root /usr/sbin/rlogind rlogind

#exec stream tcp nowait root /usr/sbin/rexecd rexecd

Ici, il n’y a que le service ftp qui est activé par le serveur inetd. Les autres lignes sont en commentaires.

Ces services sont dits fonctionnant en mode « parallèle ».

6.5. Configuration avec xinetd

Le principe est similaire, à la différence que vous avez un fichier de configuration global « /etc/xinetd.conf », et un fichier de configuration par service, en général dans le répertoire « /etc/xinetd.d/ ».

#

# Le fichier xinetd.conf

#

# Some defaults, and include /etc/xinetd.d/

 

defaults

{

instances = 60

log_type = SYSLOG authpriv

log_on_success = HOST PID

log_on_failure = HOST

cps = 25 30

}

 

includedir /etc/xinetd.d

Le fichier /etc/xinetd.d/wu-ftpd

# default: on

# description: The wu-ftpd FTP server serves FTP connections. It uses \

# normal, unencrypted usernames and passwords for authentication.

service ftp

{

disable = no

socket_type = stream

wait = no

user = root

server = /usr/sbin/in.ftpd

server_args = -l -a

log_on_success += DURATION USERID

log_on_failure += USERID

nice = 10

}

Le paramètre « disable », permet d’activer/désactiver le service.

le programme « in.ftpd », indique bien que le service est pris en charge par TCPWrapper (C’est le in qui l’indique, sinon, le binaire s’appellerait ftpd).

Les commentaires en haut du fichier indiquent que ce service ne prend pas en charge l’encryptage des mots de passe.

6.6. TCP-Wrapper

TCP-Wrapper est un outil de sécurité réseau qui permet de contrôler les accès, les tentatives de connexion sur une machine donnée. Il permet à tout instant de savoir (par journalisation syslogd) qui essaie d’accéder sur un ordinateur mais également de filtrer les accès. On peut par exemple sur une machine A interdire les connexions telnet venant d’une machine B tout en autorisant les connexions FTP venant de cette même machine B.

Principe de fonctionnement:

Exemple: Si inetd reçoit une demande de connexion sur le port 23 il va lancer telnetd.

Tcpwrapper sert d’enveloppe. Il vient « s’intercaler » entre le daemon inetd et le serveur à démarrer. Quand une demande de service TCP/IP (en réalité TCP ou UDP) arrive sur un port donné, inetd va lancer TCPD (daemon correspondant à Tcpwrapper) au lieu d’activer directement le service demandé (telnetd, ftpd, pop3…).

Tcpd prend en charge la requête et met en place ses mécanismes de contrôle. Il peut par exemple vérifier que les accès depuis la machine cliente sont autorisés. Une fois le traitement terminé il va (s’il y a autorisation) lancer son propre service in.telnetd, in.ftpd, in.imapd….

6.7. Éléments de configuration

Sous Linux, tcpd est installé par défaut. On peut voir en consultant le fichier /etc/inetd.conf comment inetd active tcpd.

6.7.1. Extrait de /etc/inetd.conf

ftp stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd in.ftpd -l -a

telnet stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd in.telnetd

6.7.2. TCP Wrapper

L’administrateur réseau va pouvoir utiliser 2 fichiers: /etc/hosts.allow et /etc/hosts.deny pour filtrer les accès à sa machine.

/etc/hosts.deny: on indique dans ce fichier les services et les hôtes pour lesquels l’accès est interdit.

/etc/hosts.allow: on indique dans ce fichier les services et les hôtes pour lesquels l’accès est autorisé.

Exemple:

# Fichier /etc/hosts.deny

# interdit tous les accès ftp à la machine

in.ftpd:ALL

 

# Fichier /etc/hosts.allow

# autorise les accès ftp venant de cli1

in.ftpd :cli1.archinet.edu

TCP-Wrapper utilise l’algorithme suivant :

Si une règle est applicable dans hosts.allow, alors cette règle est appliquée, sinon, Si une règle est applicable dans hosts.deny alors cette règle est appliquée, sinon, l’accès est autorisé.

Ce mode de fonctionnement induit la stratégie de sécurité à adopter :

  1. décrire toutes les règles pour les couples (services/clients) qui sont autorisés,
  2. interdire systématiquement tout le reste. Mettre par défaut ALL:ALL dans hosts.deny.

Les tentatives d’accès depuis des machines extérieures sont toutes enregistrées dans des fichiers particuliers. Ces enregistrements sont effectués par le processus syslogd qui, à son démarrage, lit le fichier /etc/syslog.conf pour trouver dans quel(s) fichier(s) il doit enregistrer les différentes tentatives d’accès.

6.8. Extrait de /etc/syslog.conf

# Log anything (except mail) of level info or higher.

# Don’t log private authentication messages

 

# The authpriv file has restricted access.

authpriv.* /var/log/auth.log

auth,authpriv.none; /var/log/syslog

6.9. Extrait de /var/log/syslog

Feb 3 18:02:52 ns1 ftpd[1051]: FTP session closed

Feb 3 18:03:31 ns1 syslogd 1.3-3: restart.

Feb 3 18:07:34 ns1 in.ftpd[1057]: refused connect from cli1.archinet.edu

Feb 3 18:07:46 ns1 in.ftpd[1058]: connect from ns1.archinet.edu

Feb 3 18:10:57 ns1 login[1063]: LOGIN ON ttyp3 BY mlx FROM puce

 

Remarques:

La commande kill -HUP pid de sysklogd permet de redémarrer ce processus avec prise en compte des paramètres se trouvant dans /etc/syslog.conf. Il est aussi possible d’invoquer le script de lancement du service en lui passant l’argument restart : /etc/init.d/syslogd restart

6.10. Consignes pour le processus d’installation et de configuration

Ouvrez le fichier /etc/inetd.conf, vérifiez que les lignes qui activent les démons telnet et ftp sont décommentées.

Vérifier qu’il n’y a aucune règle active dans les fichiers /etc/hosts.allow et /etc/hosts.deny (mettez les règles éventuelles en commentaire)

Pour l’activer manuellement utilisez la commande : /etc/init.d/inetd stop | start

6.11. Procédure de tests

1 – Créez un compte d’utilisateur.

2 – Sur la console, ouvrez une session sous le compte root.

3 – Vous devez pouvoir utiliser les commandes :

«#> ftp localhost » ou « ftp `hostname` » en vous authentifiant avec le compte que vous avez créé

«#> telnet localhost » ou « telnet `hostname` » en utilisant le compte que vous avez créé.

où `hostname` indique le nom d’hôte de votre machine.

Si ces commandes fonctionnent sur le serveur, réaliser les opérations à partir d’un client distant.

Vous pouvez vérifier le fonctionnement de « tcpwraper »

1 – Interdisez tout dans le fichier /etc/hosts.deny (mettre ALL:ALL à la fin du fichier). Attention, mettez plusieurs retours chariots (CR/LF) à la fin du fichier sinon la dernière ligne n’est pas lue. Vous avez des exemples dans « man 5 hosts_access » ou man « hosts.allow ».

2 – Vérifiez que l’accès ftp est maintenant refusé, vérifiez les messages dans /var/log/syslog et /var/log/auth.log

Vous devriez voir, dans les fichiers de log (journaux) les demandes ftp rejetées par TCPWrapper.

Remettez le fichier hosts.deny dans son état initial.

6.12. Problèmes que vous pourrez rencontrer

Q – je ne peux pas accéder au serveur en utilisant le compte root.

R – Vous pouvez réaliser cette opération sur la console, mais par mesure de sécurité cette opération n’est pas possible à distance. Avec telnet, ouvrez une session sur un compte d’utilisateur standard, puis la commande « su ».

Q – Je n’arrive pas ouvrir de session Telnet ou FTP.

R – Vérifier le fichier de configuration « /etc/inetd.conf », puis que le serveur inet est bien lancé.

Q – J’ai modifié les fichiers host.allow et host.deny. Les modifications n’ont pas l’air d’être prises en compte.

R – Vérifiez la syntaxe des instructions utilisées dans ces fichiers, normalement la modification des règles est prise en compte dynamiquement sans avoir besoin de relancer le service. Insérez quelques lignes vides à la fin de ces fichiers.

Attention : les services telnet et ftp n’offrent aucune solution de sécurité sur les réseaux (transmission des données en clair). Sur un réseau qui n’est pas sûr vous ne devrez pas utiliser ces services.

Il y a d’autres fichiers de configuration qui permettent de sécuriser le service FTP. Ces fichiers, dans /etc, sont indépendants de TCP Wrapper. Regardez ftpaccess, ftpgroup, ftphosts, ftpusers et leurs pages de manuel. Avec ftpusers, vous pouvez autoriser/interdire l’accès pour un compte en particulier.

Sources de documentation complémentaires

Les pages du manuel de TCPWrapper. man syslog.conf ou man syslogd pour plus de renseignements.

Chapter 7. TP Unix – Gestion des Utilisateurs

Mode d’utilisation du serveur Unix/Linux. Environnement BTS Informatique deuxième année.

7.1. Gestion des Utilisateurs

Objectif : Mettre à disposition un environnement à des utilisateurs, gérer les accès aux fichiers, les droits, l’environnement de travail, gérer les groupes..

Contexte : pour cet exercice, on imagine que l’on travaille dans une entreprise dont deux services sont connectés au réseau : le service Commercial, et le service Comptable. L’ambiance au sein du service de comptabilité est assez conviviale, et bien que toutes les informations traitées soient absolument secrètes (et donc interdites en accès à toute autre personne qu’un comptable), ces personnes ont l’habitude de partager leurs données. Concernant les commerciaux, au contraire, tous leurs travaux sont absolument secrets (échanges commerciaux, ristournes et remise, chiffre d’affaires, arrangements divers…)

Pré-requis : Documentation et exercice de Jean Gourdin : Document sur la site linux-keops.com

7.2. Documentation technique

La séquence de log : lorsqu’un utilisateur se logue, tout est géré par le programme login. Ce programme va obéir aux PAM (Pluggable Authentification Module), qui vont lui indiquer une suite d’étapes à valider. Ce point, même si il est très intéressant, ne sera pas étudié ici. Disons simplement que le fichier /etc/passwd sera certainement lu (si on utilise une authentification standard et locale, et pas du NIS, ou du LDAP), et que diverses informations concernant l’utilisateur seront ainsi récupérées : son nom, son répertoire home, son programme de connexion.

Le contenu du fichier /etc/profile sera exécuté (réglages génériques pour tous les utilisateurs). Selon le shell de connexion, d’autres scripts seront utilisés : si il s’agit d’un shell de login, et que le shell est bash, alors ~/.bash_profile ou ~/.bash_login ou ~/.profile seront lus. A la déconnexion, ~/.bash_logout sera exécuté.

Si il s’agit d’une connexion distante, d’un sous-shell, ou d’un xterm, alors /etc/bash.bashrc puis ~/.bashrc seront exécutés.

7.2.1. Exercices

Créez un schéma explicatif des fichiers lus, dans les 2 cas de figures suivants : connexion bash en local, et connexion bash autres (distantes, xterm, etc).

Décodez le contenu de ces fichiers sur votre machine.

Expliquez pourquoi la Debian n’offre pas la visualisation en couleurs des fichiers (ls). Dans votre bash, lancez un nouveau bash. Testez le ls.. Que se passe-t-il ?

7.3. Amélioration du bash

Peut être avez vous remarqué le fichier /etc/bash_completion.

Vous connaissez la complétion, mais celle-ci est encore supérieure : vous le découvrirez dans l’exercice suivant

7.3.1. Exercices

Connectez-vous sur deux sessions (afin de comparer la différence), et sur l’une d’elles, activez la complétion étendue (tapez . /etc/bash_completion . Attention au point tout seul : très important pour que le script demandé s’exécute dans l’environnement courant, et non dans un fils (les réglages seraient alors perdus).

Testez la complétion étendue avec cd (tab), avec des commandes (apt-get i(tab)), ssh (tab), man ls(tab).

Que remarquez -vous ?

Comment faire pour bénéficier de tout ceci ?

Consultez vos propres fichiers de connexion (.bash_profile, et .bashrc). Modifiez .bash_profile afin qu’il exécute .bashrc (ainsi, .bashrc est exécuté toujours, en shell de login ou autre). Puis, dans .bashrc, dé commentez l’accès à /etc/bash_completion.

Testez…

7.4. /etc/skel (profil par défaut)

Extension de ces réglages à tous les nouveaux utilisateurs (ou ‘du bon usage de /etc/skel’)

Dans le répertoire /etc/skel, vous trouverez le squelette de tous les nouveaux comptes : tout ce qui y est présent sera recopié par défaut dans le répertoire de chaque nouvel utilisateur

7.4.1. Exercice

Quel est le contenu de ce répertoire ?

Modifiez le contenu de /etc/skel comme vous venez de le faire pour vous. Créez un nouvel utilisateur (adduser toto). Connectez vous avec toto, et vérifiez ses réglages.

Imaginons maintenant que nous voulons que tous les nouveaux utilisateurs se retrouvent avec une structure de home standard (par exemple, avec un fichier ‘mode d’emploi du réseau’ et un sous répertoire public_html déjà prêt pour la publication de pages web :

Créez ce répertoire et un texte ‘mode_d_emploi_du_reseau.txt’ dans le répertoire /etc/skel.

Créez deux nouveaux utilisateurs (foo et bar)

Observez leurs homes.

7.5. Droits par défaut

Gestion des droits : Vous avez certainement remarqué la commande umask. Cette commande définit les droits standards dont seront affublés vos fichiers. Les droits normaux sont 666 pour un fichier, et 777 pour un répertoire. Umask vient en soustraction pour le calcul des droits. L’emploi d’umask seul permet d’afficher la valeur d’umask, et umask XXXX permet de définir l’umask à XXXX.

7.5.1. Exercice

Définissez votre umask à 0000 : créez des fichiers et des répertoires et vérifiez les droits obtenus. Définissez votre umask pour être le seul à pouvoir voir vos fichiers et répertoires… Vérifiez.

7.6. Ajout de comptes

Dans le contexte décrit, on peut proposer de résoudre le problème par la création de deux groupes (commerciaux et comptables). Il semble préférable de créer le home de chaque utilisateur dans /home/NomDuGroupe, dans un souci de bonne gestion.

Le comportement par défaut de création des comptes est piloté par /etc/adduser.conf.

Selon la taille de la population d’utilisateurs à gérer, on pourra modifier ce fichier pour adapter la gestion à nos besoins. Dans notre cas, on utilisera des groupes : on créera des groupes, et on créera des utilisateurs dans ces groupes.

Modification du fichier /etc/adduser.conf

Ce fichier définit le fonctionnement par défaut, il est suffisamment documenté pour que vous puissiez vous débrouiller seul. On peut y définir le shell de connexion proposé par défaut, le nom du répertoire contenant les home directories, l’endroit des squelettes, etc…

7.6.1. Exercices

Expliquez ce que sont les LETTERHOMES, le rôle des directives commençant par FIRST. Comment faire pour que les homes soient créées dans un sous-répertoire de home portant le nom du groupe ? (tous les homes des comptables dans un sous répertoire /home/comptables)

L’ajout de groupes et d’utilisateurs se fait respectivement par les commandes addgroup et adduser. Consultez le man de ces commandes. Faites le réglage du adduser.conf correspondant, et testez l’ajout de deux groupes (testprofs et testetudiants), puis de quelques utilisateurs (profs et étudiants)

Testez ensuite le bon fonctionnement, en vous connectant en tant que certains de ces utilisateurs.

Supprimez ensuite tous ces utilisateurs, ainsi que leurs répertoires (man userdel)

7.7. Droits d’accès, et multigroupes

Les commandes chmod, chown et chgrp permettent d’attribuer, de modifier des droits sur les objets du file system (fichiers et répertoires)

(faire un man)

D’autre part, un utilisateur peut appartenir à plusieurs groupes (un groupe principal, et d’autres additionnels)

Cela permet une certaine souplesse dans les droits, bien que seule l’utilisation des ACLs puisse permettre de tout gérer (au prix d’une dangereuse complexité).

Pour ajouter un utilisateur dans un groupe additionnel, utilisez adduser user groupAdditionnel.

Vous pourrez alors donner des droits à ce groupe, et l’OS évaluera les droits de chaque utilisateur par rapport à l’ensemble de ses groupes

7.7.1. Exercice

Créez l’ensemble des comptes selon les régles définies en début de cet exercice : Les commerciaux (Bill, Bob, Carlos, Richard, Laura) et les comptables (Raymond, Georgette, Carlotta, Paula).

Ces utilisateurs peuvent avoir un site web (pensez à créer le public_html). Le système de gestion de courrier demande à avoir un répertoire MailDir dans chacun des homes.

Les chefs de services (Bill et Raymond) ont la possibilité d’alimenter le site web (création de pages…) tandis que les utilisateurs ne peuvent que consulter.

Chapter 8. Travaux pratiques : Telnet et FTP

8.1. Quelques remarques

  • Relevez dans /etc/services les ports utilisés par les services telnet, ftp, pop3, dns, smtp, http.
  • Installez et testez les services telnet et ftp à partir de votre poste puis à partir d’un autre poste. Utilisez les traces dans les journaux pour identifier les problèmes.

tail -f /var/log/syslog

  • Utilisez TcpWrapper pour autoriser/interdire le service telnet, le service ftp, tous les services. Vous testerez l’accès à partir de votre poste, d’un autre poste.

Attention : Pensez à relancer un service serveur chaque fois que vous avez modifié son fichier de configuration, ceci est vrai pour tous les services et ne sera plus répété. En général utilisez la manipulation suivante « /etc/init.d/NomDuService start | stop | status | restart »

Il est possible que le client ftp soit remplacé par un autre programme comme « lftp » par exemple. C’est ce programme qui sera utilisé dans le TP, vous adapterez si vous utilisez autre chose. Fondamentalement ça ne changera rien, mais lftp est beaucoup plus riche fonctionnellement que les clients ftp standard. Il supporte 6 méthodes d’accès ftp, ftps, http, https, hftp et fish.

La freeduc-sup est configurée pour ne pas supporter les transactions et protocoles « non-sûrs ». Si vous utilisez un client autre comme une knoppix par exemple,vous devrez installer le support ssl.

apt-get install telnetd-ssl

8.2. Configuration de telnet

  1. Relevez le port utilisé par telnet dans le fichier /etc/services
  2. Décommentez la ligne qui concerne telnet dans /etc/inetd.conf et relancez le service.
  3. Vérifiez que le port est bien ouvert avec la commande netstat :
  1. #> netstat -atup | grep LISTEN
  1. Vérifiez que rien dans TCP-Wrapper n’interdit l’accès au service telnet.
  1. # Mettre dans /etc/hosts.allow
  2. ALL:ALL

Testez l’accès au service telnet.

8.3. Configuration de TCP-Wrapper

  1. Interdisez tous les accès dans TCP-Wrapper, testez.
  1. # Commentez toutes les lignes dans /etc/hosts.allow
  2. # Mettez dans /etc/hosts.deny
  3. ALL:ALL
  1. En vous aidant des exemples donnés dans « man hosts.allow », autorisez l’accès pour une machine du réseau sur le service telnet, interdisez-le pour toutes les autres, testez.

8.4. Test de l’accès ftp authentifié

L’accès authentifié est simple à mettre en oeuvre.

  1. Relevez les ports utilisés par ftp dans /etc/services.
  2. Activez le service dans inetd.conf et lancez le service.
  3. Vérifiez que le port est bien ouvert avec la commande netstat
  4. Vérifiez que rien n’interdit l’accès au service ftp dans les fichiers hosts.allow et hosts.deny
  5. Faites un test en utilisant un compte système existant, par exemple « lftp localhost -u util » si util est votre compte.

Normalement c’est terminé, tout doit fonctionner. Si cela ne fonctionne pas, vérifiez que vous n’avez rien oublié, vérifiez aussi les fichiers de log (/var/log/daemon, /var/log/syslog, /var/log/messages)

8.5. Configuration d’un service ftp anonyme

La mise en place d’un service ftp anonyme demande plus de manipulations. Vous allez mettre l’environnement dans /home.

  1. Vérifiez que le fichier /etc/passwd dispose bien d’un compte ftp :
  1. knoppix@master:~/tmp$ grep ftp /etc/passwd
  2. ftp:x:1003:1003:Compte ftp anonyme:/home/ftp:/bin/true

sinon modifie les fichier « /etc/passwd » pour ajouter la ligne. Attention, prenez un « UID » libre.

  1. Créez un compte de groupe dans le fichier /etc/group :
  1. knoppix@master:~/tmp$ grep ftp /etc/group
  2. ftp:x:1003:
  1. Utilisez la commande « pwconv » pour mettre à jour le fichier shadow.
  1. Remarque si vous avez des problèmes d’accès sur le serveur
  2. ftp anonyme par la suite :
  • Il s’agit peut être d’un problème de définition du compte
  • dans le fichier « /etc/shadow ». Vous pouvez pour cela utiliser
  • plusieurs options :
  • A) Première option
  • 1 – taper « pwunconv »
  • 2 – modifier le fichier « /etc/passwd » comme indiqué ci-dessus
  • 3 – taper « pwconv » pour « recacher » les mots de passe.
  • B) Deuxième option
  • 1 – utiliser la commande « adduser ftp » qui va mettre les fichiers
  • « /etc/passwd » et « /etc/shadow » à jour. Mettez un mot de passe bidon.
  • 2 – taper « pwunconv » et supprimer le mot de passe du compte dans
  • « /etc/passwd » (mettre « * » par exemple)
  • 3 – remplacer aussi le shell « /bin/bash » par « /bin/true », enregistrer.
  • 4 – taper « pwconv » pour « recacher » les mots de passe.
  • 5 – supprimer /home/ftp (rm -rf /home/ftp)
  • 6 – continuer la procédure ci-dessous.
  1. Sous le compte root vous allez créer l’environnement pour le service ftp :
  • cd /home && mkdir -p ftp/lib ftp/bin ftp/pub ftp/incoming ftp/etc

On copie le programme ls dans ~ftp/bin. Vous pouvez en mettre d’autres, mais soyez prudent.

cp /bin/ls ftp/bin

Il reste à créer les comptes dans un fichier local passwd et group. On y met juste les comptes nécessaires pour l’utilisation des programmes mis dans ~ftp/bin.

root@master:/home# grep ftp /etc/group > ftp/etc/group

root@master:/home# grep root /etc/passwd > ftp/etc/passwd

root@master:/home# grep ftp /etc/passwd > ftp/etc/passwd

Vérifiez que vous avez bien les informations dans les fichiers ftp/passwd et ftp/group.

On change les permissions

chmod -R 111 ftp/bin ; chmod 111 ftp/etc; chmod 444 ftp/etc/*;\

chmod 555 ftp/pub; chmod 1733 ftp/incoming

On rajoute dans ~ftp/lib les librairies utilisées par les programmes mis dans ~ftp/bin. Vous avez, vous le programme « ls ». Les librairies utilisées par le programme ls sont visibles avec la commande « ldd ».

Si vous ajoutez d’autres programmes, il faudra y mettre également les bonnes librairies.

root@master:/home# ldd /bin/ls

librt.so.1 => /lib/librt.so.1 (0x4001f000)

libc.so.6 => /lib/libc.so.6 (0x40031000)

libpthread.so.0 => /lib/libpthread.so.0 (0x40141000)

/lib/ld-linux.so.2 => /lib/ld-linux.so.2 (0x40000000)

 

Il faut donc copier toutes ces librairies dans ~ftp/lib.

cp /lib/librt.so.1 /lib/libc.so.6 /lib/libpthread.so.0 /lib/ld-linux.so.2 ftp/lib

Voici donc ce que vous devriez avoir à la fin:

root@master:/home# ls -alR ftp

root@mr:/home# ls -alR ftp

ftp:

total 28

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 .

drwxrwsr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:21 ..

d–x–x–x 2 root root 4096 2003-09-19 12:22 bin

d–x–x–x 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 etc

drwx-wx-wt 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 incoming

drwxr-sr-x 2 root root 4096 2003-09-19 12:21 lib

dr-xr-xr-x 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 pub

 

ftp/bin:

total 76

d–x–x–x 2 root root 4096 2003-09-19 12:22 .

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 ..

—x–x–x 1 root root 64428 2003-09-19 12:22 ls

 

ftp/etc:

total 16

d–x–x–x 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 .

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 ..

-r–r–r– 1 root root 12 2003-09-19 12:19 group

-r–r–r– 1 root root 87 2003-09-19 12:19 passwd

 

ftp/incoming:

total 8

drwx-wx-wt 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 .

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 ..

 

ftp/lib:

total 1296

drwxr-sr-x 2 root root 4096 2003-09-19 12:21 .

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 ..

-rwxr-xr-x 1 root root 82456 2003-09-19 12:22 ld-linux.so.2

-rwxr-xr-x 1 root root 1104040 2003-09-19 12:22 libc.so.6

-rw-r–r– 1 root root 81959 2003-09-19 12:22 libpthread.so.0

-rw-r–r– 1 root root 26592 2003-09-19 12:22 librt.so.1

 

ftp/pub:

total 8

dr-xr-xr-x 2 root root 4096 2003-09-19 12:19 .

drwxr-sr-x 7 root root 4096 2003-09-19 12:19 ..

  1. C’est normalement terminé.

8.6. Test de l’accès ftp et sécurisation du service

  1. Activez le service dans inetd.conf et lancez le service inetd si ce n’est pas déjà fait.
  2. Vérifiez que le port est bien ouvert avec la commande netstat
  1. root@mr:/home# netstat -atup | grep LISTEN
  2. tcp 0 0 *:ftp *:* LISTEN 879/inetd
  1. Vérifiez que rien n’interdit l’accès au service ftp dans les fichiers hosts.allow et hosts.deny
  2. Commentez le fichier /etc/ftpusers comme ci-dessous :
  1. # /etc/ftpusers: list of users disallowed ftp access. See ftpusers(5).
  2. root
  3. #ftp
  • #anonymous
  1. Testez et vérifiez le bon fonctionnement de l’accès ftp anonyme (en utilisant le compte « ftp » ou « anonymous » avec la commande :
  • lftp localhost -u anonymous
  • ou
  • lftp localhost -u ftp

Si la configuration est correcte, vous devriez avoir le résultat suivant :

root@master:/home# lftp localhost -u ftp

Mot de passe: #Il n’y a pas de mot de passe, faites ENTREE

lftp ftp@localhost:~> ls

total 20

d–x–x–x 2 0 0 4096 May 5 03:35 bin

d–x–x–x 2 0 0 4096 May 5 03:35 etc

drwx-wx-wt 2 0 0 4096 May 5 03:04 incoming

dr-xr-xr-x 2 0 0 4096 May 5 03:32 lib

dr-xr-xr-x 2 0 0 4096 May 5 03:04 pub

  1. Commentez la ligne anonymous dans le fichier /etc/ftpusers et refaites un essai de connexion.
  2. Faites un test en utilisant un compte système existant, par exemple « lftp localhost -u util » si util est votre compte.
  3. Restaurez l’état initial du fichier /etc/ftpusers.
  4. Interdisez l’accès ftp avec TCP-Wrapper. Testez avec l’accès anonyme et en utilisant un compte authentifié.
  5. Que peut-on conclure des deux méthodes de protection ?

8.7. telnet, ftp et la sécurité

On désactive en général ces services sauf cas très particulier, car les transactions ne sont pas cryptées. On préfère utiliser les services ssh, scp et sftp. Vous devez avoir un service sshd actif sur le serveur.

Exemple d’utilisation ssh :

[root@uranus etc]# grep ssh /etc/services

ssh 22/tcp # SSH Remote Login Protocol

ssh 22/udp # SSH Remote Login Protocol

ssh -l NomUtilisateur Machine

ssh -l mlx localhost

Remarque : Sur la version Live-On-CD, vous devez lancer le démon, car il n’est pas actif par défaut : /etc/init.d/sshd start. Le lancement de ce serveur permet l’utilisation de ssh et de scp à partir de clients.

Exemple d’utilisation de sftp :

[root@uranus etc]# grep sftp /etc/services

sftp 115/tcp

sftp 115/udp

 

[root@uranus etc]# sftp

usage: sftp [-1vC] [-b batchfile] [-osshopt=value] [user@]host[:file [file]]

[root@uranus etc]# sftp mlx@localhost

Connecting to localhost…

mlx@localhost’s password:

 

Vous pouvez ensuite envoyer ou récupérer des fichiers entre les 2 machines.

Exemple d’utilisation de scp :

SYNOPSIS

scp [-pqrvC46] [-S program] [-P port] [-c cipher] [-i identity_file]

[-o option] [[user@]host1:]file1 […] [[user@]host2:]file2

 

# Exporte le fichier « unfichierlocal »

scp -S ssh unfichierlocal mlx@hotedistant:/un/chemin/distant/unfichierdistant

# Importe de « hotedistant », le fichier distant « unfichierdistant »

scp -S ssh mlx@hotedistant:/un/chemin/distant/unfichierdistant unfichierlocal

La première ligne exporte un fichier, la deuxième importe. Le compte utilisé est mlx. La transaction est encryptée avec ssh.

Chapter 9. scp, sftp et les tunnels avec ssh

Approche de ssh, des tunnels et des services mandataires

9.1. Présentation

Un des principaux risques sur les réseaux provient de « l’écoute » possible puisque toutes les données transitent, si rien n’est fait, en clair. C’est à dire qu’elles ne sont pas chiffrées.

Il est ainsi possible de récupérer sans difficulté les mots de passe des personnes utilisant le réseau, leur messages, et d’espionner toutes leurs transactions, y compris celles passées sur des serveurs HTTP. Ceci est lié à la méthode d’accès des réseaux. Le principe de la commutation par switch permet de limiter un peu les risques mais n’est pas imparable.

Il existe des solutions permettant de sécuriser un minimum les transactions. Nous allons voir rapidement quelques modes d’utilisation de ssh et d’autres produits comme scp, sftp, unisson et rsync afin de voir comment évoluer dans un environnement plus sûr.

Il sera fait référence à la maquette suivante :

Figure 9-1. Schéma maquette

Schéma maquette

Qu’est ce que ssh ?

En fait ssh Secure SHell, propose un shell sécurisé pour les connexions à distance et se présente dans ce domaine comme le standard « de fait ». Mais ce n’est pas que cela. Nous allons essayer de voir quelques modes d’utilisation de ce produit.

Dans une transaction traditionnelle, un client (personne ou programme) émet une requête TCP vers un serveur. Il y a un processus serveur utilisant un port et un processus client utilisant également un port. Par exemple pop3. Il y a donc un processus serveur et processus client.

Avec ssh, il sera possible d’établir un tunnel chiffré entre le client et le serveur.

Il faut bien comprendre ce dont il s’agit et des processus mis en oeuvre.

Sur le serveur vous allez avoir 2 processus serveurs. Le serveur pop3 et le serveur SSH. Sur le client, vous allez également avoir 2 processus. Le client pop3 et le client ssh. Le client pop3 se connecte au tunnel (le client ssh local). Le serveur pop3, est relié au serveur ssh distant. Les transactions passent dans le tunnel.

Le client ssh devient un serveur mandataire (proxy) pour le protocole tunnelé. Le serveur ssh devient le client proxy pour le serveur.

Figure 9-2. Schéma du fonctionnement

Schéma du fonctionnementSur le diagramme, le canal entre le port tcp de l’application cliente et le port client du tunnel n’est pas chiffré. Il en est de même entre le port tcp de l’application serveur et le port serveur du tunnel. Seul, le canal entre les 2 ports du tunnel est chiffré.

L’application cliente n’utilise plus le port par défaut que lequel écoute normalement le serveur.

L’utilisation d’un tunnel ssh impose des contraintes. Par exemple, dans l’exemple ci-dessus, si vous voulez utiliser l’application cliente avec un autre serveur, il faudra recréer un autre tunnel et reconfigurer le client. Vous pouvez créer deux tunnels différents, mais vous devrez avoir deux applications clientes utilisant des ports différents. Tout cela convient bien sur des environnements simples, mais reste un peu contraignant si l’environnement est complexe.

Pour tunneler un réseau ou de multiples clients, le mieux est d’installer un serveur ssh capable de recevoir plusieurs connexions et servant ainsi de serveur proxy aux clients du réseau pour un service donné et routant les requêtes dans un tunnel sécurisé vers le serveur d’application concerné.

L’objectif est de pouvoir supprimer d’un serveur toute application utilisant des protocoles « non sûrs » (ftp, telnet, rsh…), pour les remplacer par des applications plus sûres, ou alors, s’il n’est pas possible de les désactiver, de les faire passer dans un tunnel crypté.

Des programmes de la même famille comme « scp » ou « sftp » remplacent les commandes ftp ou rcp.

Avec ssh la totalité de la transaction entre un client et le serveur est cryptée. Le client a la possibilité d’utiliser des applications X distantes (X11 forwarding) à partir d’une invite shell dans un environnement sécurisé. On se sert également de SSH pour sécuriser des transactions non sûres comme pop3 ou imap par exemple. De plus en plus, ces applications supportent maintenant SSL aussi bien pour les clients que pour les serveurs.

SSH sur GNU/Linux est généralement composé de 3 packages :

OpenSSH général, (openssh),

le serveur OpenSSH (openssh-server)

le client (openssh-clients).

Les packages OpenSSH requièrent le paquetage OpenSSL (openssl).

Chaque fois que cela est possible vous devez utiliser une solution qui chiffre vos transactions.

9.2. Mode de fonctionnement de SSH

L’établissement du dialogue entre le client et le serveur suit un protocole particulier :

  1. établissement d’une couche transport sécurisée
  2. chiffrement des données à l’aide de clefs symétriques pendant la transaction

Le client peut s’authentifier en toute sécurité, et accéder aux applications conformes aux spécifications du protocole.

9.2.1. Mode de fonctionnement de la couche transport SSH

La couche transport assure le chiffrement et le déchiffrement des données. Elle assure également la compression pour améliorer le transfert. Le client et le serveur négocient plusieurs éléments afin que la session puisse s’établir.

  1. l’échange des clés
  2. l’algorithme de clé publique à utiliser
  3. l’algorithme de chiffrement symétrique à utiliser
  4. l’algorithme d’authentification de message à utiliser
  5. l’algorithme repère (hash) à utiliser

Lors du premier échange, le client ne connaît pas le serveur. Le serveur propose alors une clé hôte qui servira par la suite au client de moyen d’identification du serveur.

M0:$ ssh -l mlx M1.foo.org

Warning: Permanently added ‘M1,x.y.z.t’ (DSA) to the list of known hosts.

mlx@M1.foo.org’s password:

Last login: Sat Nov 2 11:37:32 2002 from 212.47.248.114

Linux 2.2.19.

mlx@M1.foo.org:$

Voilà un idée de ce que cela donne :

freeduc-sup.alt.eu.org,144.85.15.72 ssh-rsa AAAAB3NzaC1y (…)

pegase,195.115.88.38 ssh-rsa AAAAB3NzaC1yc2EAAAABIwAAAIE (…)

freeduc-sup.eu.org,137.194.161.2 ssh-dss AAAAB3NzaC1kc3M (…)

(…)

Le risque de ce processus, vient donc surtout de la première transaction, où le client n’a pas le moyen d’identifier de façon fiable le serveur avec qui il communique. Un pirate peut dans certains cas, tenter de détourner cette opération. Au cours d’un échange, le client et le serveur modifient régulièrement leurs clés. À chaque opération de renouvellement de clé, un pirate qui aurait réussi à décrypter les clés, devrait refaire toute l’opération.

Authentification :

Une fois le tunnel sécurisé mis en place, le serveur envoie au client les différentes méthodes d’authentification qu’il supporte. Dans le cadre d’une authentification par mot de passe, celui-ci peut être envoyé en toute sécurité puisqu’il est chiffré.

Connexion :

Une fois l’authentification réalisée, le tunnel SSH peut multiplexer plusieurs canaux en délégant la tâche à des agents.

[mlx@M1 X11]$ pstree -l 24245

sshd—bash-+-drakfw

|-pstree

|-2*[xclock]

`-xlogo

Ici on voit dans la même session ssh, 2 canaux pour xclock, 1 pour xlogo et 1 pour la commande pstree. Chaque canal est numéroté. Le client peut fermer un canal sans pour autant fermer toute la session.

9.2.2. Fichiers de configuration d’OpenSSH

OpenSSH est constitué de deux ensembles de fichiers de configuration, comme c’est en général le cas sur les services sous linux (ldap, samba..). Il y a un fichier de configuration pour les programmes clients (ssh, scp et sftp) et l’autre pour le service serveur(sshd). Les informations de configuration SSH qui s’appliquent à l’ensemble du système sont stockées dans le répertoire /etc/ssh : Voici les principaux fichiers de configuration.

ssh_config fichier de configuration client SSH pour l’ensemble

du système. Il est écrasé si un même fichier est

présent dans le répertoire personnel de

l’utilisateur

(~/.ssh/config).

sshd_config fichier de configuration pour sshd.

ssh_host_dsa_key clé DSA privée utilisée par sshd.

ssh_host_dsa_key.pub clé DSA publique utilisée par sshd.

ssh_host_key clé RSA privée utilisée par sshd pour la

version 1 du protocole SSH.

ssh_host_key.pub clé RSA publique utilisée par sshd pour la

version 1 du protocole SSH.

ssh_host_rsa_key clé RSA privée utilisée par sshd pour la

version 2 du protocole SSH.

ssh_host_rsa_key.pub clé RSA publique utilisée par sshd pour la

version 2 du protocole SSH.

Les informations spécifiques à un utilisateur sont stockées dans son répertoire personnel à l’intérieur du répertoire ~/.ssh/:

authorized_keys ou parfois authorized_keys2

ce fichier contient une liste de clés

publiques « autorisées ». Si un utilisateur

se connecte et prouve qu’il connaît la clé

privée correspondant à l’une de ces clés,

il obtient l’authentification. Notez qu’il

ne s’agit que d’une méthode d’authentification

facultative.

 

id_dsa contient l’identité d’authentification

DSA de l’utilisateur.

id_dsa.pub la clé DSA publique de l’utilisateur.

id_rsa la clé RSA publique utilisée par sshd pour

la version 2 du protocole SSH.

identity la clé RSA privée utilisée par sshd pour la

version 1 du protocole SSH.

known_hosts ce fichier contient les clés hôte DSA des

serveurs SSH auxquels l’utilisateur s’est connecté.

 

Exemple sur une machine :

mlx@M1:~$ ls -al .ssh/

total 16

drwx—— 2 mlx mlx 4096 Jan 16 2004 ./

drwxr-xr-x 5 mlx mlx 4096 Oct 18 16:12 ../

-rw——- 1 mlx mlx 1192 Mar 11 2004 authorized_keys2

-rw——- 1 mlx mlx 240 Jan 16 2004 known_hosts

 

9.3. Configurer et utiliser SSH

Nous allons faire nos premières expérences avec ssh. Il vous faut un client et un serveur. C’est mieux.

9.3.1. Premiers pas

L’idée est de mettre en place une procédure entre un client et un serveur qui garantit des transactions sécurisées. À la fin, vous pourrez utiliser les ressources du serveur distant dans un tunnel, sans avoir à vous authentifier à chaque fois.

Pour ceux qui ont déjà utilisé les commandes rlogin, rsh, rcp… et les fichiers .rhosts, le principe est identique. La différence fondamentale est que, avec ssh, tout est encrypté.

Pour cela vous devez mettre en place les clés qui serviront à ssh pour vous authentifier. Concrètement cela consiste à définir une paire de clés, une publique que vous mettrez sur le serveur distant, une privée que vous conserverez sur votre machine.

La première chose à faire est de vous créer une clé. Voyons comment réaliser cela.

Tout d’abord allez dans votre répertoire personnel.

$ cd

$ ssh-keygen -t dsa

$ ssh-keygen -t dsa

Generating public/private dsa key pair.

Enter file in which to save the key (/home/mlx/.ssh/id_dsa):

Enter passphrase (empty for no passphrase):

Enter same passphrase again:

Your identification has been saved in /home/mlx/.ssh/id_dsa.

Your public key has been saved in /home/mlx/.ssh/id_dsa.pub.

The key fingerprint is:

5c:d9:d8:c5:3d:8d:0b:10:33:42:9c:83:45:a1:d0:61 mlx@neptune.foo.org

Vérification de .ssh Attention il y a un « . » devant ssh

[mlx@neptune mlx]$ ls -alR .ssh

.ssh:

total 20

drwx—— 2 mlx mlx 4096 nov 11 18:19 ./

drwx–x–x 37 mlx mlx 4096 nov 11 18:09 ../

-rw——- 1 mlx mlx 736 nov 11 18:19 id_dsa

-rw-r–r– 1 mlx mlx 616 nov 11 18:19 id_dsa.pub

-rw-r–r– 1 mlx mlx 1956 nov 10 19:38 known_hosts

Cette commande a généré une clé DSA par défaut de 1024 bits. La clé privée sera stockée dans ~/.ssh/id_dsa et la clé publique dans ~/.ssh/id_dsa.pub.

Si vous voulez générer une clé RSA2, utilisez l’option « -t rsa » et pour du RSA1 « -t rsa1 ». Vous devrez entrer une « passphrase ». Entre 10 et 30 caractères. Mélangez majuscules, minuscules et chiffres. La clé privée doit ensuite être mise en lecture seule pour le propriétaire et aucun accès pour les autres.

Pour modifier votre « passphrase » sur une clé privée DSA, utilisez la commande :

M0:$ ssh-keygen -p -f ~/.ssh/id_dsa

Enter old passphrase:

Key has comment ‘/home/mlx/.ssh/id_dsa’

Enter new passphrase (empty for no passphrase):

Enter same passphrase again:

Your identification has been saved with the new passphrase.

Attention, on oublie pas une « passphrase ». Il va falloir maintenant copier la clé publique vers le ou les serveurs distants. Il est préférable que vous ayez un compte, sinon vous devrez demander à l’administrateur distant de réaliser la procédure.

La clé publique, doit être copiée sur le serveur distant dans ~/.ssh/authorized_keys. La clé privée reste sur votre client. Vous pouvez mettre plusieurs clés publiques sur le serveur, si vous le souhaitez ou si vous accédez au serveur avec plusieurs comptes d’accès différents.

Copiez la clé avec scp sur le compte que vous avez sur le serveur :

MO:$ cat .ssh/id_dsa.pub | ssh mlx@M1.foo.org \

« cat – >>.ssh/authorized_keys[2] »

# Attention, sur certaines machines, le fichier se nomme

# authorized_keys, sur d’autres authorized_keys2

# Dasn l’exemple qui est donné, le répertoire .ssh doit exister.

 

Warning: Permanently added ‘M1.foo.org’ (RSA) to the list of known hosts.

mlx@M1.foo.org’s password:

Le système demande mon mot de passe.

Elle est transférée. On doit pouvoir maintenant réaliser des opérations (commandes) comme scp sur le serveur distant, sans avoir à saisir de mot de passe. Ici on va faire un « ls », sans ouvrir de session sur la machine distante.

M0:$ ssh mlx@M1.foo.org ls

Enter passphrase for key ‘/home/mlx/.ssh/id_dsa’:

d1

d2

d3

d4

Ça marche, le système distant ne me demande plus mon mot de passe, par contre il me demande la « passphrase ». Il va falloir aussi essayer de se passer de ça, car s’il est fastidieux de saisir son mot de passe, il est encore plus embêtant de saisir une « passphrase ». Nous verrons comment se passer de ça avec un agent.

Remarque : Envoyer une clé par mail n’est pas un système sûr, et même chiffré et signé cela ne garantit pas au destinataire que vous en êtes l’émetteur s’il ne vous a jamais vu. L’administrateur distant peut demander à ce que l’envoyeur justifie qu’il est bien celui qui a envoyé la clé. Il suffit pour cela de téléphoner à l’administrateur et de communiquer « la signature ou empreinte » (finger print) de la clé (ou par sms). On utilise le même procédé pour identifier et vérifier la validité des clés gpg.

Pour obtenir le « finger print » d’une clé utiliser la commande :

M0:$ ssh-keygen -l

Enter file in which the key is (/home/mlx/.ssh/id_rsa): .ssh/id_dsa

1024 5c:d9:d8:c5:3d:8d:0b:10:33:42:9c:83:45:a1:d0:61 .ssh/id_dsa.pub

M0:$ ssh-keygen -l

Enter file in which the key is (/home/mlx/.ssh/id_rsa): .ssh/id_dsa.pub

1024 5c:d9:d8:c5:3d:8d:0b:10:33:42:9c:83:45:a1:d0:61 .ssh/id_dsa.pub

9.3.2. Utiliser un agent ssh

L’utilisation d’un agent, évite d’avoir à retaper la « passphrase » à chaque fois que l’on sollicite l’utilisation de la clé privée. Un agent stocke en mémoire les clés privées. Voici comment activer un agent :

M0:$ ssh-agent

La commande met sur la sortie standard des variables environnement à déclarer et à exporter. Faites le.

M0:$ SSH_AUTH_SOCK=/tmp/ssh-XXXB76f4/agent.2888; export SSH_AUTH_SOCK;

M0:$ SSH_AGENT_PID=2889; export SSH_AGENT_PID;

M0:$ echo Agent pid 2889;

On va maintenant exporter les clés. Cela consiste à les mettre dans le cache de l’agent avec la commande ssh-add. La commande demandera la « passphrase »..

M0:$ ssh-add

Enter passphrase for /home/mlx/.ssh/id_dsa:

Identity added: /home/mlx/.ssh/id_dsa (/home/mlx/.ssh/id_dsa)

On vérifie maintenant la connexion.

M0:$ ssh mlx@M1.foo.org ls

d1

d2

d3

d4

Ça marche, nous n’avons plus besoin de taper le mot de passe, ni la « passphrase ». Pour supprimer une clé (ici RSA) de l’agent, utilisez l’option « -d »

M0:$ ssh-add -d ~/.ssh/id_rsa

 

Utilisez l’option -D pour supprimer toutes les clés de l’agent.

Utilisez l’option -l pour savoir quelles clés sont chargées par l’agent.

9.3.3. Automatisation dans X

Cela peut être automatisé dans un script.

« ssh-agent » est un daemon dont le but est d’intercepter la clé publique lorsque le programme « ssh-add » la lit après avoir demandé la passphrase. « ssh-agent » doit ensuite transmettre la clé aux processus dont il est le « père » du point de vue du système. « ssh-agent » fait bénéficier les processus fils (fork) de ses propriétés.

Pour étendre cela aux session X, si vous lancez l’interface graphique manuellement, cela deviendra par exemple :

M0:$ ssh-agent xinit

ou

M0:$ ssh-agent startx

Dans tous les cas, il est nécessaire que les variables d’environnement soient définies avant le lancement du serveur X, qui les exportera par défaut à l’ensemble de vos applications graphiques (lancées sous X).

Cela peut aussi être fait dans le fichier startx ou bien ~/.xinitrc ou bien ~/.xsession, en résumé avant le lancement de votre gestionnaire de fenêtres. Par exemple, si c’est le fichier ~/.xinitrc qui lance le gestionnaire de fenêtres, il ressemblera à ceci:

#!/bin/sh

 

ssh-agent -s > /tmp/ssh.keys # pour y mettre les variables environnement

. /tmp/ssh.keys # Exporter les variables

rm /tmp/ssh.keys # Faire le ménage après

startx

Ainsi, au prochain lancement d’un serveur X, vous n’aurez plus qu’à ouvrir une fenêtre xterm et taper la commande: ssh-add

Une autre solution consiste à mettre dans son .xinit ou .xsession :

/usr/local/bin/ssh-add $HOME/.ssh/id_dsa < /dev/null

La commande ssh-add demande la passphrase

Pour les sessions xdm par exemple, modifier les fichiers de démarrage :

#Au début de /etc/X11/Xsession:

AGENT=$(type -p ssh-agent)

if [ -x « $AGENT » -a -z « $SSH_AUTH_SOCK » ]; then

if [ -r $HOME/.ssh/identity -o -r $HOME/.ssh2/identification \

-o -r $HOME/.ssh/id_dsa -o -r $HOME/.ssh/id_rsa ]; then

SSH_AGENT= »$AGENT — »

fi

fi

9.4. Comprendre la redirection de port (Port Forwarding)

Avant d’aller plus loin il est important de bien comprendre ce qu’est le « port forwarding ».

Nous avons vu qu’il y avait en jeu :

  1. – l’application cliente
  2. – l’application serveur
  3. – le client ssh
  4. – le serveur ssh

Nous allons voir la redirection locale ‘-L’ et distante ‘-R’. La différence vient du sens de la connexion. Dans le relayage local, le client tcp et le client ssh sont sur la même machine. Dans le relayage distant ou « remote », le client ssh est sur la même machine que le serveur tcp.

Dans la démarche qui suit, on utilise un client M0 et deux serveurs M1 et M2. On considère que sur chaque serveur fonctionne un serveur ssh. On considère aussi que sur chaque machine on dispose d’un compte d’accès sur chaque machine identique avec les clés publiques installées. Cela évite une authentification à chaque commande ou l’utilisation de l’option ‘-l’ pour préciser le compte à utiliser sur le serveur.

9.4.1. Redirection locale de port (-L Local)

Si on considère ces 3 machines : M0, la machine cliente, M1 et M2, des serveurs. La syntaxe de la commande est la suivante :

ssh -L port-local:HOSTNAME:port-distant machine-distante

la commande est passée sur M0.

M0:$ ssh -L 1234:HOSTNAME:80 M1

La commande ouvre une connexion entre le M0:1234 vers HOSTNAME:80 en utilisant le serveur sshd M1:22 (actif sur M1 et sur le port 22). Tout dépend de la valeur que va prendre HOSTNAME. HOSTNAME indique la machine distante sur lequel s’opére la connexion.

Si HOSTNAME est localhost :

M0:$ ssh -L 1234:localhost:80 M1

Ici localhost indique l’adresse de loopback de la machine distante, c’est à dire ici M1 et sur laquelle tourne le serveur sshd. C’est donc M0:1234 qui est tunnélé vers le port M1:80 en utilisant le service M1:22.

Si HOSTNAME est M1 :

M0:$ ssh -L 1234:M1:80 M1 :-/

La connexion est identique mais utilisera l’adresse de la M1 (interface réseau ) plutôt que l’interface lo.

Si HOSTNAME est M0 :

M0:$ ssh -L 1234:M0:80 M1

La commande connecte M1 sur M0:80.

Si HOSTNAME est M2 :

M0:$ ssh -L 1234:M2:80 M1

Il y aura une connexion (un tunnel créé) entre M0 et M1 mais la redirection est effectuée entre M1:1234 et M2:80 en utilisant M1:22. Les transactions sont chiffrées entre M0 et M1, mais pas entre M1 et M2, sauf si un second tunnel ssh est créé entre M1 et M2.

Les redirections de ports ne sont accessibles en théorie que pour les processus locaux (localhost) (pour nous M0). Si la redirection était possible pour des clients (MX ou MY) ou des requêtes distantes qui viendraient se connecter su rM0:1234 dans notre exemple, ces clients pourraient être surpris de se voir re-routés. (Sans parler de risques pour la sécurité car cela signifie que d’autres personnes pourraient utiliser à notre insu le tunnel que nous venons de créer. Prenons un exemple :

MO$ ssh -L 1234:M1:80 M1

les requêtes locales passées sur M1:1234 sont redirigées vers M1:80, mais des requêtes passées d’autres machines sur M0:1234 ne seront pas, par défaut redirigées.

Il est possible toutefois de passer outre avec l’option ‘-g’ qui autorise des clients distants à se connecter à des ports locaux redirigés.

MO$ ssh -g -L 1234:M2:80 M1

La commande « lynx http://M0:1234 » lancé à partir d’une machine tierce (MX ou MY) redirigera vers M2:80.

Une utilisation de cette fonction sera vue en application un peu plus loin.

9.4.2. Redirection distante de ports (-R Remote)

Ici le client ssh et le serveur TCP sont du même côté. La syntaxe de la commande est la suivante :

ssh -R port-distant:HOSTNAME:port-local machine-distante

Le port distant est donc sur la machine distante (remote)

On reprend les mêmes machines que précédemment :

M0:$ ssh -R 1234:HOSTNAME:80 M1

Ici M0 à le serveur TCP, il sert donc de relais entre une connexion M1:1234 et HOSTNAME:80. La connexion est chiffrée entre M1 et M0. Le chiffrement entre M0 et HOSTNAME dépend de la liaison mise en place.

Si HOSTNAME est localhost, alors on a :

M0:$ ssh -R 1234:localhost:80 M1

Cela ouvre une connexion depuis M1:1234 vers M0:80 car localhost correspond, ici, à M0. Si un utilisateur passe une requête sur M1:1234, elle sera redirigée vers M0:80.

Si HOSTNAME est M2, on a :

M0:$ ssh -R 1234:M2:80 M1

Cela ouvre une connexion entre M0 et M1:22, mais les requêtes allant de M1:1234 sont redirigés sur M2:80. Le canal est chiffré entre M1 et M0, mais pas entre M0 et M2.

Enfin dernière remarque, il est possible de passer en paramètre le compte à utiliser sur le serveur qui fait tourner le serveur sshd.

Cette option permet par exemple de donner, à des machines distantes, un accès à un service sur une machine inaccessible autrement.

9.4.3. Schéma de redirection distante de ports

Figure 9-3. Schéma du fonctionnement

Schéma de redirection distante de ports9.4.4. Exemple de cas d’utilisation

SSH permet de « tunneler » des protocoles applicatifs via la retransmission de port. Lorsque vous utilisez cette technique, le serveur SSH devient un conduit crypté vers le client SSH.

Cela représente un des plus importants intérêt de SSH. Permettre la création de tunnels « sûrs » pour des protocoles de transports « non sûrs ». Ce principe est utilisé pour des applications comme pop, imap, mais également pour des applications X Window.

La retransmission de port mappe (redirige) un port local du client vers un port distant du serveur. SSH permet de mapper (rediriger) tous les ports du serveur vers tous les ports du client.

Pour créer un canal de retransmission de port TCP/IP entre 2 machines qui attend les connexions sur l’hôte local, on utilise la commande suivante :

ssh -L port-local:HOSTNAME:port-distant nomutilisateur@nomhôte

Une fois que le canal de retransmission de port est en place entre les deux ordinateurs, vous pouvez diriger votre client (POP par exemple) pour qu’il utilise le port local redirigé et non plus vers le port distant avec une transmission en clair.

Nous avons bien vu les options ‘-L’ et ‘-R’. De nombreuses autres options sont utilisables, par exemple :

-L # Forwarder un port local vers un port distant sur une machine distante

-R # Forwarder un port distant vers un port local sur la machine locale

-N # Ne pas exécuter de commande distante

-f # Excute le programme en tâche de fond

-l # Passer en paramètre le login de connexion

-g # Autoriser des machines distantes à se connecter

# sur des ports locaux exportés

Voyons comment créer un tunnel pour le service d’émulation VT par exemple. On va utiliser un port local compris entre 1024 et 65535 qui sont réservés pour des applications utilisateurs. On va prendre par exemple le port local 1025. Pour créer un tunnel on va utiliser la commande :

M0:$ ssh -L 1025:localhost:23 mlx@M1.foo.org

Ici on utilise (précise) que le commpte utilisé sur la machine distante sera M1.foo.org. Vous devez faire cela si le nom du compte que vous utilisez sur le client diffère de celui que vous utilisez sur le serveur.

On crée ici un tunnel entre le port local 1025 et le port distant 23. Le tunnel étant créé il ne reste plus qu’à utiliser le port local 1025 avec un telnet adresse_de_la_machine 1025

Le fait de quitter ssh ferme la session tunnelée.

Il est également possible d’ouvrir une session temporaire pour un temps donné. Cela évite d’avoir à fermer les connexions. Dans la commande :

M0:$ ssh -f -L 1025:localhost:23 mlx@M1.foo.org sleep 10

L’option -f, met ssh en tâche de fond. La session sera fermée automatiquement au bout du temps déterminé, seulement si aucun processus n’utilise le canal à ce moment.

Le principe peut être appliqué à d’autres services. Voici comment utiliser un canal sécurisé vers une application (ici un webmail) qui ne l’est pas. (En fait dans la réalité, je vous rassure, l’application présentée sur l’image offre toutes les options de connexion en mode sécurisé. L’exemple donné est pris pour illustrer le propos.

# On crée un tunnel entre le port local et le webmail en utilisant

# le compte mlx@foo.org

M0:$ ssh -N -f -L 2038:M1:80 mlx@foo.org

Figure 9-4. Tunnel HTTP

Tunnel HTTP

On peut également sans risque aller sur sa zone public_html en toute sécurité.

lynx http://localhost:2038/~mlx

La connexion se fait sur la machine locale et sur le port forwardé. Ni le compte utilisateur utilisé, ni le mot de passe ne transitent en clair.

Avec la machine sur lequel le test est réalisé, les commandes :

M0:$ ssh -N -f -L 2038:M1:80 mlx@foo.org

et

M0:$ ssh -N -f -L 2038:localhost:80 mlx@foo.org

ne produisent pas la même chose.

En effet :

M0:$ ssh -N -f -L 2038:M1:80 mlx@foo.org

fait référence à une adresse IP qui est redirigée par un Vhost Apache.

M0:$ ssh -N -f -L 2038:localhost:80 mlx@foo.org

fait référence à l’adresse de loopback, ici c’est le serveur par défaut (typiquement sur une debian /var/www/) qui est consulté. Si vous avez plusieurs Vhosts, il vous faudra créer un tunnel par Vhost.

De la même façon, on peut l’utiliser pour une session ftp.

M0:$ ssh -N -f -L 2039:M1:21 mlx@foo.org

M0:$ ftp localhost 2039

Connected to localhost.

220 ProFTPD 1.2.5rc1 Server (Debian) [M1]

Name (localhost:mlx): mlx

331 Password required for mlx.

Password:

230 User mlx logged in.

Remote system type is UNIX.

Using binary mode to transfer files.

Attention, dans ce dernier exemple, il n’y a que l’authentification qui est chiffrée car le port 20 (ftp-data) n’est pas forwardé.

9.4.5. X and Port Forwarding

Le déport d’application graphique fonctionne sur le même principe. Le client (/etc/ssh/ssh_config), doit avoir l’option « X11Forward » activée pour les systèmes distants. Le serveur (/etc/ssh/sshd_config), doit avoir l’option « X11Forwarding » d’activée. Il est possible de tunneler des applications graphiques dans ssh.

# Sur le client /etc/ssh/ssh_config

ForwardX11 yes

 

# Sur le serveur /etc/ssh/sshd_config

X11Forwarding yes

Voyons comment utiliser une application graphique distante :

M0:$ ssh -C mlx@M1.foo.org

Enter passphrase for key ‘/home/mlx/.ssh/id_dsa’:

M0:$ xclock &

[1] 7771

L’horloge distante s’affiche. L’option « -C », active la compression.

Vous pouvez tout mettre sur la même ligne de commande, avec l’option « -f », qui « fork » l’application demandée.

M0:$ ssh -C -f mlx@M1.foo.org xclock

Notez le prompt, ici l’ouverture de session a été effectuée en tâche de fond (-f). Pour fermer le canal ssh, il suffit de fermer l’application.

9.4.6. Automatisation de tâches SSH

Dans la mesure où il est possible de passer des commandes à distances sur un serveur, sans avoir à saisir de mot de passe ou de « passphrase », on peut envisager l’automatisation de tâches entre machines et dans des tunnels, comme par exemple les sauvegardes ou la synchronisation de fichiers. Il suffira pour cela de créer un compte associé à la tâche, lui créer une clé privée et exporter sa clé publique sur les différentes machines.

Attention toutefois, les manipulations sur les serveurs requièrent un accès root. Cela signifie que votre compte opérateur, devra avoir un accès root sur le serveur ce qui n’est jamais très bon.

Vous aurez intérêt à réfléchir à la façon de réaliser le traitement sans que ce compte opérateur ait besoin du compte « super utilisateur ».

Si vous avez un serveur ayant un dm (Desktop Manager) comme gdm par exemple, disponible sur le réseau vous pouvez lancer les émulations X Window des clients en appelant le serveur. Par exemple sur le client faire :

X -query x.y.z.t :u

ou encore

X -broadcast :u

avec u pouvant varier de 0 à 5, suivant que vous voulez avoir la session graphique sur F7…F12. Pour le système vc7 que vous utilisez par défaut avec CTRL ALT F7 correspond au premier « display » :0.

9.5. Scénario d’utilisation d’un proxy ssh

Maintenant que nous y voyons plus clair, voici deux scénarios d’utilisation d’un proxy ssh.

9.5.1. Proxy HTTP

Vous êtes sur un réseau avec un accès extérieur limité. Pas d’accès http 🙁

Vous devez disposer d’une machine à l’extérieur sur laquelle tourne un serveur ssh et un proxy Squid par exemple.

Par défaut Squid utilise le port 3128. On met tout d’abord les autorisations à Squid afin qu’il accepte nos requêtes, sinon elles seront rejetées. (Voir les ACL du fichier /etc/squid.conf). Si vous êtes pressés un « http_access allow all » est brutal, mais ça marche 😉 Nous allons créer un tunnel vers ce service de la machine locale vers la machine distante sur le port 3128.

ssh -N -f -L 3128:M1:3128 mlx@M1

Il ne reste plus qu’à configurer votre navigateur pour qu’il utilise le proxy local « localhost:3128 » et le tour est joué. Vous pouvez naviguer en toute sécurité, si vos requêtes sont espionnées au niveau du firewall de votre boîte, elle ne pourront plus être lues.

Cette configuration présente une limitation. Vous ne pouvez utiliser le proxy qu’à partir de la machine sur laquelle vous avez créé le tunnel (M0).

Si vous êtes mobile dans votre entreprise et que vous souhaitez accéder à l’extérieur à partir d’autres machines, ou encore que vous voulez laisser cet accès à des amis qui utilisent le même réseau que vous, il faut procéder autrement.

ssh -g -N -f -L 3128:M1:3128 mlx@M1

L’option « -g » va transformer votre machine en passerelle pour le tunnel. Les autres n’auront plus qu’à mettre comme proxy, le nom ou l’adresse de votre machine et le port 3128.

Si vous souhaitez par contre ouvrir le service de votre proxy à d’autres amis mais pouvant être dans d’autres boîtes ou sur d’autres réseaux, cela se complique un peu, car chacun d’eux doit pouvoir créer un tunnel vers votre proxy. Il faut donc, sur votre proxy créer plusieurs ports d’écoute pour les tunnels et rediriger tout ça vers votre proxy.

ssh -N -f -g -L 3130:localhost:3128 mlx@localhost

ssh -N -f -g -L 3131:localhost:3128 mlx@localhost

etc… etc…

Ici on a créé sur le proxy 2 ports, 3130 et 3131 qui redirigent vers le port 3128. Il suffit ensuite à partir des machines distantes (réseaux distants) de créer les tunnels vers ces ports.

MY$ ssh -g -N -f -L 3128:localhost:3130 mlx@M1

MZ$ ssh -g -N -f -L 3128:localhost:3130 mlx@M1

et d’utiliser les redirections comme cela a été expliqué plus haut.

Si vous ne souhaitez rediriger les requêtes que pour une machine (site web) en particulier vous pouvez créer un tunnel de la façon suivante :

M0:$ ssh -N -f -L 3128:SITEWEB:3128 mlx@M1

où SITEWEB est l’url du site web que vous souhaitez atteindre (typiquement un webmail). Ici, la configuration du navigateur ne change pas. Le proxy est le même. Vous évitez juste l’utilisation d’un squid si vous n’en avez pas.

Remarque, dans le navigateur vous pouvez taper tout ce que vous voulez (yahoo, wanadoo, google…) vous arriverez toujours sur SITEWEB.

9.5.2. Autres scénarios

Si vous avez compris le principe pour le processus décrit ci-dessus, vous pouvez l’appliquer pour tous les autres services (messagerie pop ou imap, news, cvs, vnc …).

Si un admin faisait trop de rétorsion, ne dites plus rien, vous savez maintenant comment vous y prendre.

9.6. Utilisation de rsync

rsync est un outil largement utilisé pour la synchronisation de répertoires sur la même machine ou sur des machines distantes. (création de miroirs distants).

rsync est intéressant car il ne mettra à jour sur le « repository » qui reçoit uniquement les fichiers qui ont été créés ou modifiés. Cela procure un gain non négligeable par rapport à une simple « recopie » de toute l’arborescence dans le cas ou peu de fichiers sont modifiés.

rsync et rsyncd, associés à des scripts et à la crontab, est une option remarquable pour la réplication de disques entre 2 ou plusieurs machines.

Si vous souhaitez « mirorrer » un disque local vers un répertoire que vous avez sur une autre machine sur internet, il vous faudra également passer par une procédure d’authentification. Si vous avez exporter votre clé publique sur la machine distante, vous allez pouvoir synchroniser les disques dans un tunnel sécurisé avec ssh et sans avoir à entrer votre mot de passe. Par exemple, la commande :

cd & & rsync -e ssh -valptz * mlx@M1.foo.org

synchronisera votre $HOME local, sur le $HOME de la machine distante.

Il existe bien sûr des applications graphiques basées sur le concept rsync.

Une autre option pour la synchronisation de disques distants est « unison ». unison est un produit particulièrement performant :

http://www.cis.upenn.edu/~bcpierce/unison/index.html

 

unison permet l’utilisation en mode commande (scripts) mais propose aussi une interface graphique.

9.7. Utilisation de SCP et de SFTP

L’utilisation de ces commandes est relativement simple. SCP permet de faire de la copie de fichier. SFTP est utilisable en mode intéractif ou en mode batch et ressemble plus au FTP.

9.7.1. Utilisation de scp

La commande

M0:$ ssh mlx@M1.foo.org « ls -al psionic »

 

-rw-r–r– 1 root root 64562 Nov 23 23:05 hostsentry-0.02-4.noarch.rpm

-rw-r–r– 1 root root 26955 Nov 23 23:05 logsentry-1.1.1-1.i386.rpm

-rw-r–r– 1 root root 48804 Nov 23 23:06 portsentry-1.1-fr7.i386.rpm

-rw-r–r– 1 root root 48804 Nov 23 23:13 portsentry-1.1-fr7.i386.rpm.1

La commande :

ssh mlx@M1.foo.org « ls -al »

donne la liste des fichiers distants qui sont dans le répertoire « psionic ». Pour copier ces fichiers localement dans un répertoire psionic on va utiliser :

cd && mkdir psionic

scp mlx@M1.foo.org:/home/mlx/psionic/* ~/psionic

Ou pour envoyer les fichiers du répertoire local psionic, vers le répertoire tmp qui est dans /home/mlx de la machine M1.foo.org :

scp ~/psionic/* mlx@foo.org:/home/mlx/tmp

9.7.2. Utilisation de sftp

sftp peut être utilisé pour du transfert de fichiers en mode sécurisé.

sftp mlx@M1.foo.org

sftp>

On obtient un prompt, ici le système ne m’a pas demandé de m’authentifier. Pour avoir une liste des commandes, utiliser « help ».

sftp> help

Available commands:

cd path Change remote directory to ‘path’

lcd path Change local directory to ‘path’

chgrp grp path Change group of file ‘path’ to ‘grp’

chmod mode path Change permissions of file ‘path’ to ‘mode’

chown own path Change owner of file ‘path’ to ‘own’

help Display this help text

get remote-path [local-path]Download file

lls [ls-options [path]] Display local directory listing

ln oldpath newpath Symlink remote file

lmkdir path Create local directory

lpwd Print local working directory

ls [path] Display remote directory listing

lumask umask Set local umask to ‘umask’

mkdir path Create remote directory

put local-path [remote-path]Upload file

pwd Display remote working directory

exit Quit sftp

quit Quit sftp

rename oldpath newpath Rename remote file

rmdir path Remove remote directory

rm path Delete remote file

symlink oldpath newpath Symlink remote file

version Show SFTP version

!command Execute ‘command’ in local shell

! Escape to local shell

? Synonym for help

9.8. Références

Voir les pages de manuels de ssh et aussi :

  1. openssh
  2. miscmag

Un article de JPG avec la documentation de sftp en Français:-)

Chapter 10. Mettre en place un VPN avec PPP et SSH

Approche de SSH, de PPP, des VPN et des services mandataires

10.1. Présentation

Nous allons voir comment mettre en place un réseau virtuel privé qui s’appuie sur le protocole PPP dans un tunnel SSH. Cette solution va permettre de mettre en place sur les clients tout type de service mandataire (proxy) pour accéder en toute sécurité à des services serveurs, dans une liaison point à point, et ainsi utiliser des protocoles en toute sécurité, que ceux-ci soient chiffrés ou non.

Si vous ne connaissez pas SSH, je vous recommande de commencer par le document qui aborde le fonctionnement de ce protocole et la mise en place de tunnels sécurisés avec ce produit. Certains aspects qui sont abordés ne seront pas repris ici.

Il sera fait référence à la maquette suivante :

Figure 10-1. Schéma maquette

Figure 10-1. Schéma maquetteLa machine cliente est sur un réseau privé ou public. Peu importe. Il dispose des applications clientes SSH, PPP, d’un UA (client de messsagerie) et éventuellement un serveur SMTP pour les besoins de la démonstration.

Le serveur est sur une adresse publique. Mettre le serveur sur une adresse privée n’est pas compliqué, mais nécessite de mettre en place des tables de translation d’adresses sur les routeurs. Nous ferons donc sans cela pour ne pas multiplier les problèmes, mais dans la réalité les VPN servent surtout à relier deux ou plusieurs réseaux privés distants, relié par un réseau public ou « non sûr »..

Le serveur dispose de tous les services (dns, smtp, pop3, imap, proxy http(s) et ftp …) qui serviront aux tests, d’un serveur sshd et d’un serveur pppd pour la création du VPN et du tunnel.

Les routeurs relient deux segments distants via internet ou tout autre type de liaison. Ils peuvent être des pare-feu.

Voici les adresses ethernet affectées aux machines, et les adresses PPP qui seront utilisées pour le VPN :

Client Serveur

eth0 192.168.90.2 195.115.88.38

ppp0 192.168.0.2 192.168.0.1

 

10.2. Le protocole PPP

Sans trop entrer dans les détails, nous allons faire un petit tour du protocole PPP puisqu’il en est question dans ce document.

Le protocole PPP (Point to Point Protocol) est un protocole de niveau 2. Il supporte des liaisons point-à point synchrones ou asynchrones.

PPP est composé de trois grandes entités :

  1. Un protocole qui servira à l’encapsulation des paquets avant dépôt sur le média physique : HDLC. HDLC est un protocole de liaison de données.
  2. LCP (Link Control Protocol) qui sert à établir (ou rompre) la liaison, qui permet de la tester et de la configurer.
  3. NCP (Network Control Protocol) qui sert d’interface pour les protocoles de niveau 3. Il n’y a pas un (1) protocole NCP, mais « n ». En effet, chaque protocole de niveau 3 dispose de sa propre interface particulière. Sur ip, l’implémentation NCP se nomme IPCP (IP Control Protocol).

Un paquet PPP peut véhiculer plusieurs protocoles de niveau 2 ayant chacun un rôle, ou des paquets contenant des données de niveau 3. Voici quelques exemples avec les numéros de protocoles.

  1. 0021, indique un transport de données IP
  2. 8021, IPCP. Ce protocole permet de déterminer les adresses de la liaison point à point entre les deux noeuds distants. Affectation statique ou dynamique des adresses, compression des entêtes IP…
  3. C021, paquet contenant des données LCP
  4. C023, paquets de type PAP, Password Authentification Protocole
  5. C223, paquet sde type CHAP, Challenge Handshake Authentification.

Les numéros de protocoles sont stockés dans un champ « contrôle » du paquet PPP. PAP et CHAP servent à l’authentification des utilisateurs.

10.3. Configuration et installation du VPN

Préparation du client et du serveur.

10.3.1. Première étape : configuration de SSH

La première chose à faire est de mettre en place un moyen de lancer le daemon pppd chaque fois que vous voudrez mettre en place un VPN entre votre client et le serveur. Il y deux solutions. Soit vous créez un compte spécifique sur le serveur (ce que nous allons faire), et qui aura en charge de lancer le daemon, soit vous utilisez votre propre compte. Dans un cas comme dans l’autre, la procédure est très similaire.

Sur le serveur, créez un compte VPN :

adduser –disabled-password vpn

On donne le droit à cet utilisateur de lancer pppd. Il faut rajouter une ligne dans le fichier.

serveur# visudo /etc/sudoers

# Ajoutez la ligne suivante

vpn ALL=NOPASSWD:/usr/sbin/pppd

Comme la liaison sera chiffrée dans un tunnel SSH, il est nécessaire de mettre également un moyen qui permette cela le plus simplement possible. Cela est réalisé par un système de clé publique et privée. Si vous n’en avez pas vous pouvez vous en créer une. Ne mettez pas de mot de passphrase (vous faites entrée, ce n’est pas vraiment utile. Vous êtes sur le client :

[client]$ ssh-keygen -t dsa

Generating public/private dsa key pair.

Enter file in which to save the key (/client/.ssh/id_dsa):

Enter passphrase (empty for no passphrase):

Enter same passphrase again:

Your identification has been saved in /client/.ssh/id_dsa.

Your public key has been saved in /client/.ssh/id_dsa.pub.

The key fingerprint is:

c5:a5:90:b2:19:9d:bf:3a:0b:c9:64:f7:98:1e:e0:dc client@mr

Vous avez la clé publique et la clé privée sur le client, dans votre répertoire personnel et dans le sous-répertoire « .ssh ». Il vous faut copier la clé publique sur le serveur.

scp .ssh/id_dsa.pub VotreCompteSurLeServeur@serveur:

Maintenant il ne reste plus qu’à déclarer cette clé publique comme valide et utilisable par le compte « VPN ». Vous êtes sur le serveur.

serveur# mkdir -p /home/vpn/.ssh

serveur# cat /home/VotreCompteSurLeServeur/id_dsa.pub >> \

/home/vpn/.ssh/authorized_keys2

serveur# chmod 700 /home/vpn/.ssh && chmod 600 /home/vpn/.ssh/authorized_keys2

Normalement vous devriez pouvoir vous connecter à partir du client sur le serveur en utilisant le compte VPN sans entrer de mot de passe.

[client]$ ssh -l vpn serveur

Si cela ne fonctionne pas, et que le serveur sshd est actif, vérifiez que vous n’avez pas commis d’erreur de manipulation. Reprenez bien la procédure.

Si le serveur vous demande un mot de passe et que l’accès fonctionne en mettant un mot de passe, c’est que vous avez saisi une « passphrase ». Utilisez ssh-agent et ssh-add pour ne plus avoir à sasir de mot de passe.

Si tout fonctionne, c’est terminé.

Si d’autres personnes veulent mettre en place des VPN sur le serveur, il suffit de rajouter leurs clés publique dans le fichier authorized_keys2.

Si vous ne voulez pas utiliser de compte « VPN » ou autre mais le vôtre, il suffit de modifier le fichier sudoers en mettant votre compte à la place de « vpn ».

10.3.2. Test de la connexion

Il faut maintenant pouvoir activer et/ou désactiver le VPN à la demande. Nous allons pour cela, utiliser un script que vous pourrez adapter.

#!/bin/sh

# /usr/local/bin/vpn-pppssh

#

# This script initiates a ppp-ssh vpn connection.

# see the VPN PPP-SSH HOWTO on http://www.linuxdoc.org for more information.

#

# revision history:

# 1.6 11-Nov-1996 miquels@cistron.nl

# 1.7 20-Dec-1999 bart@jukie.net

# 2.0 16-May-2001 bronson@trestle.com

 

 

#

# You will need to change these variables…

#

 

 

# The host name or IP address of the SSH server that we are

# sending the connection request to:

SERVER_HOSTNAME=serveur.votredomaine.org

 

# The username on the VPN server that will run the tunnel.

# For security reasons, this should NOT be root. (Any user

# that can use PPP can intitiate the connection on the client)

SERVER_USERNAME=vpn

 

# The VPN network interface on the server should use this address:

SERVER_IFIPADDR=192.168.0.1

 

# …and on the client, this address:

CLIENT_IFIPADDR=192.168.0.2

 

 

# This tells SSH to use unprivileged high ports, even though it’s

# running as root. This way, you don’t have to punch custom holes

# through your firewall.

LOCAL_SSH_OPTS= »-P »

 

 

#

# The rest of this file should not need to be changed.

#

 

 

 

PATH=/usr/local/sbin:/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin:/usr/bin/X11/:

 

#

# required commands…

#

 

PPPD=/usr/sbin/pppd

SSH=/usr/bin/ssh

 

if ! test -f $PPPD ; then echo « can’t find $PPPD »; exit 3; fi

if ! test -f $SSH ; then echo « can’t find $SSH »; exit 4; fi

 

 

case « $1 » in

start)

echo -n « Starting vpn to $SERVER_HOSTNAME:  »

# Modifier les 3 lignes ci-dessous afin d’ôter les \ et les CR/LF

${PPPD} updetach noauth passive pty « ${SSH} ${LOCAL_SSH_OPTS}\

${SERVER_HOSTNAME} -l${SERVER_USERNAME} sudo ${PPPD} nodetach\

notty noauth » ipparam vpn ${CLIENT_IFIPADDR}:${SERVER_IFIPADDR}

echo « connected. »

;;

 

stop)

# echo -n « Stopping vpn to $SERVER_HOSTNAME:  »

# Modifier les 2 lignes ci-dessous afin d’ôter les \ et les CR/LF

PID=`ps ax | grep « ${SSH} ${LOCAL_SSH_OPTS} ${SERVER_HOSTNAME}\

-l${SERVER_USERNAME} »| grep -v ‘ passive ‘ | grep -v ‘grep ‘\

| awk ‘{print $1}’`

if [ « ${PID} » != «  » ]; then

kill $PID

echo « Kill $PID, disconnected. »

else

echo « Failed to find PID for the connection »

fi

;;

 

config)

echo « SERVER_HOSTNAME=$SERVER_HOSTNAME »

echo « SERVER_USERNAME=$SERVER_USERNAME »

echo « SERVER_IFIPADDR=$SERVER_IFIPADDR »

echo « CLIENT_IFIPADDR=$CLIENT_IFIPADDR »

;;

 

*)

echo « Usage: vpn {start|stop|config} »

exit 1

;;

esac

 

exit 0

 

Pour l’utiliser, il suffit de faire un « ./vpn start ». Si vous obtenez quelque chose proche de cela, c’est que votre vpn est bien créé.

[root]# ./vpn-pppssh start

Starting vpn to serveur: Using interface ppp0

Connect: ppp0 <–> /dev/pts/1

Looking for secret in /etc/ppp/pap-secrets for client mr server (null)

Looking for secret in /etc/ppp/chap-secrets for client mr server (null)

Deflate (15) compression enabled

local IP address 192.168.0.2

remote IP address 192.168.0.1

connected.

Sur le client et sur le serveur, les interfaces ppp0 doivent être actives :

# Sur le client, ifconfig

ppp0 Lien encap:Protocole Point-à-Point

inet adr:192.168.0.2 P-t-P:192.168.0.1 Masque:255.255.255.255

UP POINTOPOINT RUNNING NOARP MULTICAST MTU:1500 Metric:1

RX packets:126 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:102 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0

collisions:0 lg file transmission:3

RX bytes:10139 (9.9 Kb) TX bytes:9029 (8.8 Kb)

 

# Sur le serveur, ifconfig

ppp0 Lien encap:Protocole Point-à-Point

inet adr:192.168.0.1 P-t-P:192.168.0.2 Masque:255.255.255.255

UP POINTOPOINT RUNNING NOARP MULTICAST MTU:1500 Metric:1

RX packets:102 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:126 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0

collisions:0 lg file transmission:3

RX bytes:9029 (8.8 KiB) TX bytes:10139 (9.9 KiB)

 

 

Le protocole a installé les routes de ces interfaces et qui viennent compléter celles déjà existantes :

# Sur le client :

[Client]# route -n

Table de routage IP du noyau

Destination Passerelle Genmask Indic Metric Ref Use Iface

192.168.0.1 0.0.0.0 255.255.255.255 UH 0 0 0 ppp0

 

 

 

# Sur le serveur

Table de routage IP du noyau

Destination Passerelle Genmask Indic Metric Ref Use Iface

192.168.0.2 0.0.0.0 255.255.255.255 UH 0 0 0 ppp0

Sur le client, les commandes :

ping 192.168.0.1

ping 192.168.0.2

fonctionnent. Le routage est donc bien actif entre ces interfaces, nous allons pouvoir faire fonctionner des applications clientes et serveur sur ce canal.

10.4. Explication sur le fonctionnement de la maquette

Figure 10-2. Schéma du dialogue

Figure 10-2. Schéma du dialogueSur le client, les applications sont configurées pour utiliser l’adresse ip affectée à ppp0. Le dialogue peut être effectué sans chiffrement. Le paquet est délégué à SSH qui va chiffrer puis déposer le paquet sur eth0.

Sur le serveur les paquets arrivent chiffrés sur eth0. Ils sont déchiffrés par SSH et routés sur l’interface ppp0 du serveur qui les délivre au service serveur.

Cela présente bien sûr un inconvénient:celui de charger les processeurs et la bande passante bien que PPP supporte la compression des données. Il n’est pas toujours facile de trouver un bon compromis entre des options de sécurité par chiffrement tout en tenant compte des coûts que cela induit.

Figure 10-3. Encapsulation des trames

Figure 10-3. Encapsulation des tramesLe schéma montre que chaque paquet subit deux traitements de plus que s’il était traité normalement pour l’émission, ce qui en génère également deux de plus lors de la réception.

10.5. L’analyse de trame

L’objet de cette manipulation est de vérifier simplement le bon fonctionnement du vpn à l’aide d’une requête DNS (dig www.yahoo.fr) entre le client et le serveur. La capture intercepte ce qui se passe sur eth0 et ppp0.

Le fichier resolv.conf est configuré pour utiliser le serveur de nom :

[client]# more /etc/resolv.conf

nameserver 195.115.88.38

Les requêtes passent dans ce cas par eth0.

Sur ppp0 rien ne passe, sur eth0 par contre, il y a du traffic.

[client]# ettercap -T -i eth0

Listening on eth0… (Ethernet)

eth0 -> 00:90:F5:28:D5:06 192.168.90.2 255.255.255.0

Mon Nov 22 10:11:59 2004

UDP 192.168.90.2:32885 –> 195.115.88.38:53 |

.}………..www.yahoo.com…..

Il s’agit bien d’une requête UDP qui est passée sur ETH0, en utilisant comme source 192.168.90.2:32885 et à destination de 195.115.88.38:53. Le trafic n’est pas chiffré.

On va modifier le resolv.conf afin que les requêtes passent par le VPN.

nameserver 192.168.0.1

Et on lance la capture sur ppp0 :

[client]# ettercap -T -i ppp0

ppp0 -> 00:00:00:00:00:00 192.168.0.2 255.255.255.255

 

Mon Nov 22 10:24:04 2004

UDP 192.168.0.2:32885 –> 192.168.0.1:53 |

iF………..www.yahoo.com…..

Mon Nov 22 10:24:04 2004

UDP 192.168.0.1:53 –> 192.168.0.2:32885 |

Maintenant on a bien un trafic sur ppp0. Noter qu’elle n’a pas d’adresse MAC car c’est une interface logique. Il s’agit bien d’une requête UDP de l’hôte source 192.168.0.2:3288 vers l’hôte destination 192.168.0.1:53. Ici le trafic n’est pas chiffré.

On la lance également sur eth0 :

[client]# ettercap -T -i eth0

Listening on eth0… (Ethernet)

eth0 -> 00:90:F5:28:D5:06 192.168.90.2 255.255.255.0

 

Mon Nov 22 10:20:39 2004

TCP 195.115.88.38:22 –> 192.168.90.2:33102 | AP

..!..O.R$.[NP…<G.O._uRH?O. »..M36<.Gd.?.. ..Vx.

Mon Nov 22 10:20:39 2004

TCP 192.168.90.2:33102 –> 195.115.88.38:22 | AP

8..1.xV….]….D..q.7:3y.%.&.J..2..8.Qp%.*.. »..

Là le dialogue n’est plus dirigé vers de l’UDP/53 mais vers du TCP/22. Il s’agit bien de SSH et plus rien n’est lisible.

La maquette fonctionne parfaitement, le service mis en place est le premier service proxy actif. Il s’agit d’un service proxy DNS.

10.6. Les services pop, imap et smtp

Pour les services pop et imap il n’y a aucun difficulté. Il suffit de configurer le client pour qu’il relève les courriers sur 192.168.0.1.

En ce qui concerne SMTP il y a deux scénarios posibles :

  1. utiliser directement le serveur smtp qui est sur le serveur,
  2. utiliser un serveur smtp qui est sur sa propre machine comme cela se fait fréquemment.

Dans le premier cas, la procédure est assez simple. Dans la configuration de votre client de messagerie (paramètre envoi de message), vous mettez 192.168.0.1, c’est à dire l’adresse du serveur.

Si vous utilisez votre propre serveur SMTP local sur le client, il faut mettre l’adresse du client : 192.168.0.2.

Mais cela ne suffit pas. Par défaut, si vous ne précisez rien, un serveur SMTP envoie le message directement au destinataire. C’est la fonction de routage du service SMTP qui assure cela. Il se base sur l’enregistrement MX de la zone destinataire. Pour faire cela, il faut configurer le serveur SMTP pour qu’il utilise l’interface eth0 et non pas ppp0. La configuration du client de messagerie contient, dans ce cas, l’adresse ip de eth0, mais en faisant cela, on utilise plus du tout le VPN.

Pour utiliser le VPN mis en place, il faut indiquer au serveur SMTP local de ne pas envoyer directement les messages sur internet vers le destinataire, mais de les faire relayer par le serveur smtp du serveur.

Comment configurer cela ?

On va prendre comme exemple Postfix.

Sur le client, il faut ajouter un paramètre dans /etc/postfix/main.cf :

relayhost = 192.168.0.1 # On demande au serveur de relayer

pour indiquer au serveur smtp local, que les messages seront relayés par le serveur d’adresse 192.168.0.1.

Maintenant le serveur. Il faut lui indiquer qu’il doit accepter et traiter les paquets provenant de l’adresse 192.168.0.2, voire carrément d’un réseau 192.168.0.0/24 car postfix est généralement configuré pour ne pas relayer les messages qui ne proviennent pas de son réseau.

Sur le client il faut rajouter un paramètre dans /etc/postfix/main.cf, et ajouter à la variable « mynetworks », l’adresse du VPN :

# Vous pouvez en avoir d’autres.

mynetworks = 127.0.0.1/32, 192.168.0.0/24

à partir de ce moment, il est possible d’utiliser son service SMTP local pour ne pas changer ses habitudes, cela, en toute sécurité quel que soit l’endroit où on se trouvons. (Du moins entre les deux points du VPN) et avec l’énorme avantage d’utiliser un serveur SMTP déclaré ou officiel qui répond aux contraintes de plus en plus draconniennes que mettent en place les FAI et les administrateurs systèmes.

10.7. Les services HTTP(s) et FTP

La mise en place d’un service proxy squid, ne pose pas non plus de difficulté une fois le VPN installé. Il doit falloir moins de 3 minutes pour installer Squid sur une debian. Ensuite il faut juste lui indiquer les machines dont il doit traiter les requêtes.

Comme le service sera installé sur un serveur public, on fera attention aux autorisations données afin de limiter les risques. Cela se passe dans le fichier de configuration « /etc/squid.conf » et dans le paragraphe qui décrit les ACL.

On déclare une nouvelle ACL, et on autorise les machines qui répondent à ce critère :

acl vpn src 192.168.0.0/255.255.255.0

http_access allow vpn

Pour le serveur c’est terminé.

Il ne reste plus qu’à configurer les clients d’accès (navigateur) pour qu’ils utilisent le proxy : 192.168.0.1.

Là encore toutes les transactions entre le client et le serveur seront chiffrées, et on bénéficie en plus d’un serveur de cache.

10.8. Conclusion

Cette solution est assez simple à mettre en place. Elle est particulièrement intéressante pour les clients nomades. Ils peuvent, quelque soit l’endroit où ils se trouvent, mettre en place un VPN entre le client et un serveur, sans avoir à se soucier de l’état du réseau sur lequel ils se trouvent, et peuvent utiliser quasiment tous les services réseau sans se préoccuper des règles installées sur les pare-feux, puisque tous les services sont routés dans le même tunnel.

10.9. Références et annexes

  1. nst
  2. tldp.org
  3. linux_network
  4. linuxsecurity

Chapter 11. Les fichiers hosts

Résolution de noms et adressage statique

Résolution de noms et adressage statique

Mettre en place et comprendre la résolution de noms d’hôtes.

11.1. Présentation

L’atelier présente la résolution de noms d’hôtes sur un petit réseau à l’aide d’un fichier hosts.

Vous utiliserez la commande ping pour diagnostiquer le fonctionnement du réseau.

Il est en 3 parties :

  • une présentation de la résolution de nom sur un réseau local,
  • un TP,
  • un questionnaire.

11.1.1. Avant de démarrer

Vous devez connaître la classe d’adresse de votre réseau. Vous devez connaître également les adresses des hôtes que vous voulez adresser ainsi que leurs noms d’hôtes.

11.1.2. Fiche de cours

Dans un réseau, on assigne généralement un nom à chaque hôte. Le terme d’hôte est pris dans son sens large, c’est à dire un  » noeud de réseau « . Une imprimante, un routeur, un serveur, un poste de travail sont des noeuds qui peuvent avoir un nom d’hôte, s’ils ont une adresse IP.

On parle de  » nom d’hôte  » sur les réseaux qui utilisent le protocole TCP/IP. Ne pas confondre le  » nom d’hôte  » avec le  » nom Netbios  » qui est utilisé sur les réseaux Microsoft™ ou IBM.

Le nom d’hôte est assigné à un noeud qui est configuré avec une adresse IP. Le nom permet d’adresser le noeud, autrement qu’avec l’adresse IP. Par exemple, si le réseau est équipé d’un serveur d’adresse 192.68.0.100 et dont le nom d’hôte est srv1, il sera alors possible de saisir les commandes suivantes :

telnet 192.68.0.100 ou bien

telnet srv1

Le nom sert de mnémonique, qui évite de retenir toutes les adresses IP du réseau. Le protocole TCP/IP se charge de la résolution des noms d’hôtes, ensuite le protocole ARP, se charge de la résolution des adresses IP en adresses MAC (Ethernet le plus souvent).

Pour que la résolution de nom fonctionne, il faut déclarer dans un fichier tous les noms d’hôtes, et pour chaque nom, son adresse IP. Cette déclaration est réalisée dans le fichier /etc/hosts.

Le processus de résolution équivalent peut être mis en oeuvre sur des réseaux qui utilisent Windows 9x, Windows NT Server, Windows NT Workstation. Vous devrez alors créer les fichiers respectivement dans les répertoires Windows et winnt\system32\drivers\etc. Vous trouverez dans ces répertoires, si TCP/IP est installé un fichier host.sam qui peut vous servir d’exemple

11.2. Travaux Pratiques

Vous utiliserez un éditeur joe ou emacs afin de modifier le fichier /etc/hosts. Utilisez l’algorithme suivant pour créer / modifier votre fichier :

Pour chaque hôte du réseau faire

 

mettre un enregistrement

 

Fin pour

 

Les enregistrements ont la structure suivante : AdresseIP Nom1 […NomN]

Exemple : 195.115.88.35 foo foo.foo.org becassine

Consultez également la commande man hosts

  • Établissez la nomenclature des machines du réseau. Configurez le fichier host avec la nomenclature. Testez la résolution de nom avec la commande ping, puis en utilisant les services telnet et ftp.
  • Modifiez la correspondance Nom / Adresse d’une des machines que vous avez dans votre fichier host et accédez-y avec telnet. Que se passe-t-il ?
  • Débranchez la jarretière de votre carte réseau, et réutilisez les commandes ping localhost, ping 127.0.0.1, ping UneMachineDistante. Que se passe-t-il et que peut-on en déduire ?

Attention, plus tard nous verrons la résolution de nom par un autre service DNS. Les deux solutions (DNS et Hosts) ne sont pas exclusives, par contre on peut jouer sur l’ordre qui doit être appliqué. Cela est traité par le fichier de configuration /etc/host.conf.

$ more /etc/host.conf

 

order hosts,bind

 

Il faut bien se souvenir de ça, car dans l’exemple donné ci-dessus, le fichier hosts est prioritaire sur DNS.

11.3. Questions

  • Quelle est la commande qui permet d’obtenir le nom d’hôte de la machine locale ?
  • Quelles sont les informations que donne la commande ifconfig ?
  • Donnez la commande qui permet de n’envoyer qu’un seul ping à une machine distante (voir man ping)
  • Quelle est la taille d’un paquet envoyé par la commande ping ?
  • Quelle est la commande qui permet d’envoyer des paquets de 1500 octets ?
  • Quelle est la commande ping qui permet d’envoyer des paquets en flot ininterrompu ?
  • Quel protocole utilise la commande ping ?

Chapter 12. Installation d’un serveur HTTP

Les services web – Fiche de cours

Les services web – Fiche de cours

Configuration d’un serveur Apache et mise en place de services web

Vous pourrez récupérer les documents nécessaires sous forme d’archives sur le serveur de linux-france. Pour cela voir la page d’introduction du document.

12.1. Résumé

Installation et configuration d’un serveur HTTP avec Apache.

Mots clés  » Serveur Web « ,  » Serveur HTTP « ,  » Apache  »

Description et objectifs de la séquence

Le document doit vous permettre de mettre en place un serveur Apache supportant :

  • des accès anonymes,
  • des accès authentifiés par Apache,
  • un accès à des pages personnelles,
  • mettre en place des scripts CGI,
  • mettre en place des serveurs web virtuels.

12.2. Présentation du serveur Apache

Ce chapitre donne un aperçu des fonctions et de l’environnement du serveur Apache. Vous pourrez retrouver tous les aspects développés dans la documentation du produit.

Il existe des outils graphiques de configuration et d’administration d’Apache. Vous allez réaliser les TP(s) de cet atelier en mode commande.

12.2.1. Présentation de l’environnement

  • le binaire apachectl est dans /usr/sbin,
  • les fichiers de configuration sont dans /etc/apache/
  • la documentation est dans /usr/share/doc
  • Le script de lancement du service serveur dans /etc/init.d
  • Les journaux sont dans /var/log/apache/

Faites une copie de sauvegarde des fichiers de configuration avant toute manipulation.

12.2.2. Installation d’un service minimum

Ce paragraphe décrit les principaux paramètres pour mettre en place un service HTTP minimum, avant de lancer le service serveur. Vous utiliserez le fichier de configuration d’Apache httpd.conf.

  • port 80, indique quel est le port utilisé par le service (par défaut 80). Il est possible d’utiliser un autre port, par contre vous devrez spécifier au navigateur quel est le port utilisé par le serveur. Si vous configurez par exemple le port 8080 sur une machine www.MonDomaine.edu, vous devrez spécifier dans le navigateur www.MonDomaine.edu:8080, pour que le serveur reçoive et traite votre requête.
  • user www-data et group www-data, spécifient le compte anonyme utilisé par le serveur une fois qu’il est lancé. En effet, pour accéder aux ports inférieurs à 1024, le serveur utilise un compte administrateur, ce qui présente des dangers. Une fois le processus actif, il utilisera l’UID d’un autre compte (ici nobody). Ce compte doit pouvoir lire les fichiers de configuration et ceux de la racine du serveur HTTP. D’autres distributions utilisent le compte  » nobody  » ou  » apache « 
  • ServerAdmin root@localhost, précise quel est le compte qui reçoit les messages. Par défaut le compte administrateur sur la machine locale (à modifier pour une adresse comme root@MonDomaine.edu).
  • ServerRoot /etc/apache, indique l’adresse du répertoire racine du serveur, où sont stockés les fichiers de configuration du serveur HTTP. Cette adresse peut être modifiée.
  • ErrorLog, fichier error_log, journalisation des erreurs. L’adresse est calculée à partir de ServerRoot. Si ServerRoot est /etc/httpd et ErrorLog logs/error_log, le chemin complet est /var/log/apache/logs/error_log.
  • ServerName www.MonDomaine.edu, indique le nom ou l’alias avec lequel la machine est désignée. Par exemple, l’hôte ns1.MonDomaine.edu, peut avoir le nom d’alias www.MonDomaine.edu. Voir la résolution de nom avec un DNS.
  • DocumentRoot /var/www, indique l’emplacement par défaut des pages HTML quand une requête accède au serveur. (exemple : la requête http://www.MonDomaine.edu/index.html pointe en fait sur le fichier local /home/httpd/html/index.html).
  • ScriptAlias /cgi-bin/ /usr/lib/cgi-bin, de la forme « ScriptAlias FakeName RealName », indique où sont physiquement situés les scripts sur le disque, ainsi que l’alias utilisé par les développeurs pour le développement des scripts et des pages. Un développeur utilisera un lien (exemple : /cgi-bin/NomDuScript où /cgi-bin/ est un alias sur /home/httpd/cgi-bin/), et c’est le script /home/httpd/cgi-bin/NomDuScript qui sera effectivement exécuté. La mise en place d’alias permet de restructurer ou déplacer un serveur sans avoir à modifier toutes les pages développées.
  • UserDir public_html, ce paramètre décrit le processus utilisé pour accéder aux pages personnelles d’une personne, si ces pages sont stockées dans son répertoire personnel. Supposons que vous êtes l’utilisateur « bestof » du réseau et que vous ayez des pages personnelles. Il sera possible d’accéder à vos pages, avec l’adresse suivante: www.MonDomaine.edu/~bestof/index.html. Le (tilde « ~ ») permet d’accéder à votre répertoire personnel. La requête sera réellement exécutée sur « /home/bestof/public_html/index.html.

Attention, vérifier que le répertoire personnel ne soit pas en mode 700, car personne ne pourrait accéder aux pages personnelles.

  • Alias /CheminVu/ /CheminRéel/, par exemple : « /icons/ /usr/share/apache/icons/ », ce paramètre permet de renommer, à la manière d’un lien logique, un emplacement physique avec un nom logique.

Exemple: vous voulez que www.MonDomaine.edu/test/index.html, ne corresponde pas physiquement à un répertoire sur la racine du serveur HTTP mais à un emplacement qui serait /usr/local/essai. Vous pouvez mettre dans le fichier de configuration d’Apache un alias de la forme: alias /test/ /usr/local/essai/

  • DirectoryIndex donne le ou les noms des fichiers que le serveur doit rechercher si le navigateur passe une requête sur un répertoire. Par exemple sur une requête http://www.MonDomaine.edu, le serveur va rechercher dans l’ordre s’il trouve un fichier index.html, index.stml, index.cgi… en fonction des paramètres de cette variable.
  • Les fichiers .htaccess : Apache permet de sécuriser les accès répertoire par répertoire. Il est possible de définir, le nom du fichier qui contiendra les possibilités d’accès par un utilisateur à un répertoire donné. Par défaut la valeur est .htaccess. Ce paramètre est modifiable.
  • Limitations de la sécurité par répertoire: ce procédé alourdit la charge du serveur. En effet, si une requête est passée sur www.MonDomaine.edu/rep1/rep2/index.html, le serveur va vérifier dans chaque répertoire rep1, rep2… l’existence d’un fichier .htaccess. Ce sont les règles du dernier fichier qui seront appliquées. Ce processus est mis en oeuvre pour chaque accès. Cette directive est donc à utiliser avec beaucoup de parcimonie car elle crée une surcharge pour le serveur.

La directive AllowOverride None, permet de désactiver l’utilisation des fichiers .htaccess dans les niveaux inférieurs. La directive AllowOverride peut être utilisée avec d’autres options par exemple: AuthConfig.

Les fichiers .htaccess peuvent, s’ils sont présents spécifier leurs propres directives d’authentification,

La directive ExecCGI, permet l’exécution de scripts cgi dans ce répertoire.

  • Sécuriser un répertoire en autorisant/refusant l’accès

Pour chaque répertoire « UnRépertoire », sur lequel on désire avoir une action, on utilisera la procédure suivante:

<Directory UnRépertoire>

…Ici mettre les actions…

</Directory>

Tout ce qui est entre les balises s’applique au répertoire « UnRépertoire ».

Exemple: On désire autoriser l’accès du répertoire « /intranet » aux machines du réseau d’adresse 192.168.1.0/24 et de nom de domaine MonDomaine.edu, et l’interdire à tous les autres.

<Directory /intranet>

#Ordre de lecture des règles

order allow,deny

deny from all

allow from 192.168.1 #ou encore allow from .MonDomaine.edu

</Directory>

Il importe de préciser dans quel ordre les règles de restriction vont être appliquées. Cet ordre est indiqué par le mot réservé  » order « , par exemple  » order deny,allow  » (On refuse puis on alloue l’accès à quelques adresses, c’est à dire que toutes les régles deny vont être lues d’abord, puis ce sera le tour de toutes les règles allow) ou  » order allow,deny  » (on accepte généralement les accès mais il sont refusés pour quelques adresses : ici, on prend en compte en premier lieu toutes les règles allow dans l’ordre trouvé, puis ensuite toutes les règles deny).

Exemple: On désire que l’accès soit majoritairement accepté, sauf pour un ou quelques sites.

<directory /home/httpd/html>

AllowOverride none

Order deny,allow

deny from pirate.com badboy.com cochon.com

allow from all

</directory>

  • Authentifier l’accès à un répertoire : ce procédé va permettre de sécuriser l’accès à un répertoire ou à des fichiers. L’accès sera autorisé à une ou plusieurs personnes ou encore à un ou plusieurs groupes de personnes.

AuthName, définit ce qui sera affiché au client pour lui demander son nom et son mot de passe,

AuthType, définit le mode d’authentification et d’encryptage  » basic  » avec HTTP/0 ou  » MD5  » par exemple avec HTTP/1.

AuthUserFile, définit le fichier qui contient la liste des utilisateurs et des mots de passe. Ce fichier contient deux champs (Nom d’utilisateur, Mot de passe crypté). Vous pouvez créer ce fichier à partir du fichier /etc/passwd (attention ! faille de sécurité. Il n’est pas forcément avisé d’avoir le même mot de passe pour accéder à Linux et pour accéder à un dossier Web) ou avec la commande « htpasswd » d’Apache.

Exemple du mode d’utilisation de la commande « htpasswd » :

root@mr:/home# htpasswd –help

htpasswd [-cmdps] passwordfile username

-c Create a new file.

 

#> htpasswd -c /etc/apache/users mlx

Ici on crée le fichier /etc/apache/users et on ajoute un compte.

N’utiliser l’option « -c » que la première fois.

AuthGroupFile définit le fichier qui contient la liste des groupes et la liste des membres de chaque groupe,

Require permet de définir quelles personnes, groupes ou listes de groupes ont une permission d’accès.

Exemple de fichier AuthUserFile :

doudou:zrag FmlkSsSjhaz

didon:PsddKfdqhgf.fLTER

Exemple de fichier AuthGroupFile :

users: tintin milou haddock dupond dupont tournesol

tournesol dupont

Exemple d’autorisation :

require user tintin dupond /* tintin et dupond ont un accès */

require group users /* le groupe users à un accès */

require valid-user /* toute personne existant dans AuthUserFile */

Exemple d’accès sécurisé sur un répertoire :

<Directory /home/httpd/html/intranet/>

AuthName PatteBlanche

AuthType basic

AuthUserFile /etc/httpd/conf/users

AutGroupFile /etc/httpd/conf/group

<Limit GET POST>#Ici il faudra un mot de passe

require valid-user

</Limit>

</Directory>

Voici la fenêtre sécurisée que propose Netscape sur l’URL http://localhost/essai:

Figure 12-1. Accés sécurisé sur un répertoire par Apache

Accés sécurisé sur un répertoire par ApacheLa déclaration d’un accès authentifié sur un répertoire est faite dans le fichier de configuration d’Apache, ou alors en créant un fichier « .htaccess » dans le répertoire que l’on souhaite sécuriser. Le fichier « .htaccess » contient les mêmes directives que celles qui auraient été déclarées dans le fichier httpd.conf.

Attention :

Si vous mettez les clauses d’accès restreint pour un

répertoire dans le fichier de configuration d’Apache, les clauses

seront incluses entre 2 balises :

<Directory …>

</Directory …>

 

Si vous mettez les clauses de restriction dans un fichier « .htaccess »,

vous n’avez pas besoin de mettre ces balises.

12.2.3. Activation du serveur

Utilisez les commandes suivantes pour activer, désactiver le serveur:

/etc/init.d/apache start

/etc/init.d/apache stop

/etc/rc.d/init.d/apache status

Pour relire le fichier de configuration alors qu’apache est déjà lancé, utilisez :

/etc/init.d/apache reload

Pensez dans tous les cas à consulter les journaux afin de détecter les dysfonctionnements.

12.2.4. Test de la configuration

Lancez le navigateur et tapez l’url http://localhost. Vous devriez pouvoir utiliser indifféremment l’adresse IP ou le nom d’hôte de votre machine. Vous devez également pouvoir accéder à partir des autres machines de la salle.

12.3. Questions

  • Quel protocole et quel port utilise le serveur Apache ?
  • Comment se nomme le principal fichier de configuration d’Apache, et où se trouve-t-il ?
  • Dans quel répertoire sont situées les pages du serveur ?
  • Vous modifiez le port d’utilisation du serveur et vous faites un essai à partir d’un client. L’accès ne fonctionne pas. Donnez au moins deux raisons possibles et les moyens de remédier à ce problème.
  • Quel est le paramètre qui permet l’utilisation de répertoires personnels pour les utilisateurs afin de déployer leurs sites WEB personnels ?
  • Vous activez le paramètre du répertoire personnel dans Apache et relancez le serveur. Vous essayez l’accès sur votre compte or il est refusé. Que se passe-t-il et comment corriger le problème ?
  • Dans quels répertoires se trouvent les fichiers log d’Apache et comment se nomment ces fichiers ?

Chapter 13. TP 1 : installation d’un serveur HTTP

13.1. Résumé

Installation d’un serveur WEB – TP(s)

La séquence est bâtie pour des travaux réalisés avec plusieurs machines. Certaines parties pourront être réalisées sur votre propre machine, celle-ci servant de client et de serveur.

Vous devez avoir un navigateur d’installé, par exemple mozilla, konqueror, galeon…

La résolution de noms doit fonctionner.

Attention : Les paramètres peuvent différer d’une version à l’autre de Linux ou d’une distribution à l’autre. J’utilise dans ce document des variables, vous devrez y substituer les valeurs réelles de votre environnement.

  • $APACHE_HOME, répertoire dans lequel sont stockées les pages du serveur.
  • $APACHE_CONF, répertoire dans lequel sont stockés les fichiers de configuration.
  • $APACHE_USER, compte utilisateur sous lequel fonctionne Apache.
  • $APACHE_GROUP, groupe auquel est rattaché le compte $APACHE_USER.

13.2. Installation d’un serveur Web

13.2.1. Introduction

Vous allez réaliser les opérations suivantes:

  • configurer le serveur HTTP pour qu’il soit activé en mode standalone
  • activer le serveur HTTP,
  • tester le fonctionnement du serveur

A la fin vous devriez pouvoir accéder sur toutes les machines (serveurs HTTP) du réseau à partir du navigateur client.

Attention Vous utiliserez les éléments donnés dans la fiche de cours.

13.2.2. Configuration du serveur

Vous allez réaliser une configuration de base du serveur. Vous allez donc modifier le fichier httpd.conf. Avant toute modification, faites une copie de sauvegarde des fichiers.

Ouvrez le fichier à l’aide d’un éditeur, relevez et vérifiez les paramètres suivants. Pour chacun de ces paramètres vous noterez leurs rôles à partir des commentaires donnés par les fichiers httpd.conf (pensez à enregistrer vos modifications) :

  • ServerName, nom pleinement qualifié de votre serveur (FQDN)
  • ServerType standalone
  • Port 80
  • User $APACHE_USER
  • Group $APACHE_GROUP
  • ServerAdmin root@localhost
  • ServerRoot /etc/apache
  • DocumentRoot $APACHE_HOME/html
  • UserDir public_html
  • DirectoryIndex index.html index.shtml index.cgi
  • AccessFileName .htaccess
  • Alias /icons/ $APACHE_HOME/icons/
  • ScriptAlias /cgi-bin/ $APACHE_HOME/cgi-bin/

13.2.3. Activation du serveur

Regardez dans la fiche de cours les commandes de lancement du service serveur et la procédure de test. Regardez dans les fichiers de log et dans la table de processus si le service est bien démarré. Vérifier avec la commande netstat que le port 80 est bien ouvert.

Notez toutes les commandes que vous utilisez.

13.2.4. Test de la configuration

A ce stade le serveur est configuré et fonctionne. Il ne reste plus qu’à réaliser les tests. Vous devez pour cela activer le navigateur.

Faites les tests à partir de la machine locale et d’une machine distante. Utilisez les adresses localhost, 127.0.0.1, les adresses IP et les noms d’hôtes.

Si tout fonctionne vous êtes en mesure de déployer votre site. Il suffira pour cela de l’installer dans l’arborescence $APACHE_HOME.

Dépannage: si cela ne fonctionne pas, procédez par élimination.

  • 1 – Essayez avec les adresses IP des machines. Si ça fonctionne c’est que la résolution de noms n’est pas en place.
  • 2 – Vérifiez que votre serveur est bien actif.
  • 3 – Vérifiez que la configuration du serveur est correcte. Si vous apportez des modifications vous devez réinitialiser le serveur HTTP.

13.2.5. Auto-évaluation sur le premier TP

  • Quels sont le/les fichiers de base pour la configuration du serveur apache et dans quels répertoires sont-ils situés ?
  • Comment se nomme le compte d’utilisateur qui utilise le serveur http ?
  • Quels sont les permissions d’accès par défaut sur le site principal du serveur ?
  • Dans quel répertoire sont installés par défaut les pages HTML du site ?
  • Quels sont les deux modes de lancement du serveur ?
  • Dans quel fichier détermine-t-on ce mode de fonctionnement ?
  • Dans quel répertoire par défaut sont stockés les scripts CGI et quel en est l’alias ?
  • Quel est le principal rôle des alias ?
  • Quelle(s) procédure(s) peut-on utiliser pour déterminer l’état du serveur et son bon fonctionnement ?
  • Vous installez un serveur Apache sur une machine d’adresse 192.168.90.1 et de nom foo.foo.org. Lors des tests sur la machine locale, les commandes http://localhost, http://127.0.0.1, http://192.168.90.1 fonctionnent et http://foo.foo.org ne fonctionne pas. Lors des tests à partir d’une machine distante les commandes http://192.168.90.1 et http://foo.foo.org fonctionnent.

Que peut-on en déduire et comment résoudre le problème ?

Chapter 14. TP 2 : création de pages Web

14.1. Résumé

Vous allez réaliser les opérations suivantes

  • Vérifier que la configuration de votre machine est correcte,
  • Développer quelques pages HTML puis les déployer,
  • Tester les nouvelles pages à partir d’un client Linux et Windows.

Vous utiliserez les archives qui vous sont fournies. Ces archives sont composées des quelques pages html qui vous serviront de site web et de scripts cgi.

14.2. Vérification de la configuration

Installez le service serveur et vérifiez qu’il est bien configuré et actif.

Pour tester la configuration de votre serveur, vous pouvez également utiliser la procédure suivante à partir de l’hôte local ou d’un hôte distant.

Lancez la commande suivante « $ telnet @IP du PC 80 » (exemple : telnet 192.168.1.1 80 si cette adresse est celle de votre machine)

Cette commande crée une connexion au serveur httpd (port 80). Ce dernier invoque un agent.

Identifiez la connexion réseau dans une autre fenêtre xterm et avec la commande :

netstat -atup | grep ESTABLISHED

root@mr:/home# netstat -atup | grep ESTABLISHED

#Vous devriez obtenir quelque chose comme :

tcp 0 0 mr:33073 mr:www ESTABLISHED 1513/telnet

tcp 0 0 mr:www mr:33073 ESTABLISHED 1508/apache

 

Ensuite, transmettez à l’agent la ligne (commande) suivante : « GET /index.html »

Vérifiez que l’agent transmet de manière transparente le document HTML, et qu’il coupe automatiquement la connexion.

14.3. Installation d’un site Web

Vous allez utiliser les documents HTML fournis en annexe. Vous allez procéder de la façon suivante:

  • Créez un répertoire $APACHE_HOME/journal pour y mettre toutes les pages html
  • Copiez les images dans $APACHE_HOME/icons (normalement /usr/share/apache/icons)
  • Copiez le script cgi compilé « prog » dans $APACHE_HOME/cgi-bin (normalement /usr/lib/cgi-bin)

Testez le site à partir d’un navigateur avec la commande http://@URLDuServeur/journal/

Le site est maintenant déployé, testez l’enchaînement des pages, l’affichage des images.

Le formulaire ne fonctionne pas encore. Vous avez copié le script compilé « prog » dans « /usr/lib/cgi-bin ». Vérifiez quel est le nom du script que le formulaire « form.html » essaie de lancer sur le serveur.

Modifiez le nom du script ou le formulaire en conséquence.

Testez le fonctionnement du formulaire dans un navigateur.

Si vous rencontrez des difficultés sur l’exécution du script, vérifiez dans le fichier de configuration d’apache que vous avez bien :

ScriptAlias /cgi-bin/ « /usr/lib/cgi-bin/ »

et

<Directory « /usr/lib/cgi-bin »>

AllowOverride None

Options None

Order allow,deny

Allow from all

</Directory>

14.4. Développement d’un site

Réalisez sous LINUX votre curriculum vitae en langage HTML. Celui-ci devra être composé de plusieurs documents reliés par des liens (ancres). Il sera installé dans $APACHE_HOME/cv et les images dans le répertoire référencé par l’alias /icons/.

  • – 1 page d’accueil de présentation avec les liens sur les autres pages,
  • – 1 page pour la formation initiale,
  • – 1 page pour les expériences professionnelles,
  • – 1 page pour les loisirs, passions…

Chaque page doit vous permettre de revenir à la page d’accueil.

Mettez les pages dans le répertoire qui était prévu $APACHE_HOME/cv

14.5. Test de vos pages

Vous allez vous connecter à votre site à partir d’un client distant. Utilisez de préférence les adresses URL. Corrigez les erreurs si l’accès n’est pas réalisé.

14.6. Utilisation des alias

Afin de comprendre le fonctionnement des alias vous allez maintenant réaliser quelques manipulations. Vous allez déplacer le répertoire qui contient les images de « $APACHE_HOME/icons » vers « /tmp/httpd/icons.

  • Réalisez l’opération de déplacement du répertoire vers /tmp/httpd/icons,
  • Apportez les modifications nécessaires aux fichiers de configuration d’Apache
  • Vérifiez le résultat.

Vous constatez ainsi qu’il est possible de déplacer un répertoire sur un serveur, sans qu’il soit nécessaire pour autant de modifier toutes les pages utilisant ce répertoire.

14.7. Auto évaluation sur le deuxième TP

  • Quel est le nom de la page par défaut qui est ouverte par le navigateur dans un répertoire du serveur HTTP.
  • Quel intérêt procure l’utilisation des alias ?
  • Dans quels répertoires sont, par défaut installés les pages HTML, scripts CGI, images et comment se nomment les alias ?
  • On crée un répertoire $APACHE_HOME/html/journal pour y stocker des pages HTML. Il n’est pas possible d’y accéder alors que pour les autres sites tout fonctionne. Voici le message renvoyé par le navigateur. Aucune mesure de sécurité n’a été mise en oeuvre.
  • Forbidden
  • you don’t have permission to access / on this server

Quelle est la cause du problème et comment y remédier ?

Chapter 15. TP 3 : configuration des répertoires personnels

Vous allez mettre en place un accès pour les utilisateurs du système. Ceux-ci auront la possibilité de mettre leurs pages personnelles dans leur répertoire privé.

Vous allez réaliser les opérations suivantes:

  • Configurer le compte personnel,
  • Développer un site personnel,
  • Tester l’accès au site personnel.

Relevez dans le fichier de configuration d’Apache le nom du répertoire dans lequel doivent être stockées les pages personnelles.

15.1. Configurer le compte personnel

  • Créez un compte d’utilisateur. Je vais utiliser, pour la description des opérations le compte « mlx »,
  • Allez dans le répertoire personnel /home/mlx,
  • Créez le répertoire du site Web personnel ,
  • Dans ce répertoire vous allez créer un répertoire pour les pages, un pour les images, un pour les scripts CGI avec la commande mkdir.

15.2. Développer un site personnel

Vous allez utiliser les pages HTML fournies en annexes. Utilisez les documents du TP précédent si vous en avez besoin.

Installez les fichiers fournis en annexe dans les répertoires adéquats.

Modifiez les pages HTML à l’aide d’un éditeur pour qu’elles utilisent les images de votre répertoire personnel « ~/public_html/images » et le script CGI de votre répertoire personnel « ~/public-html/cgi-bin » et pas ceux qui sont dans « $APACHE_HOME/cgi-bin ».

Pour autoriser l’utilisation de scripts CGI dans un répertoire, vous devez le déclarer pour le serveur Apache. Voici trois exemples :

<Directory /home/*/public_html/cgi-bin>

Options ExecCGI

SetHandler cgi-script

</Directory>

<Directory /home/*/public_html>

Options +ExecCGI

</Directory>

<Directory /var/www/journal>

Options +ExecCGI

</Directory>

 

Recherchez également la ligne dans le fichier httpd.conf :

AddHandler cgi-script .cgi .sh .pl

Décommentez là ou ajoutez la si elle n’y est pas.

Copiez le script dans le répertoire que vous réservez pour les scripts. Vérifiez si c’est un programme « C » compilé qu’il porte bien l’extension « .cgi », au besoin renommez-le.

15.3. Tester l’accès au site personnel

Vous pouvez maintenant tester votre site personnel. A l’aide d’un navigateur utilisez l’URL « http//localhost/~mlx », (remarquez l’utilisation du « ~ » pour définir le répertoire personnel.)

Corrigez toutes les erreurs que vous pouvez rencontrer (problèmes d’alias, page principale, page de liens, problèmes de scripts, permissions d’accès au répertoire…)

Faites le test avec les sites personnels situés sur les autres machines.

15.4. Auto-évaluation sur le troisième TP

  • Quel avantage présente l’utilisation des répertoires personnels pour le développement de sites Web ?
  • Vous installez votre site personnel et vos pages. Vous tentez de réaliser un test or vous n’arrivez pas à accéder à vos pages. Quels peuvent être les problèmes et comment y remédier ?
  • Vous rencontrez un problème de configuration. Vous apportez les corrections dans les fichiers de configuration, or la modification n’est toujours pas prise en compte sur le client. Que se passe-t-il et comment corriger le problème ?
  • Comment avez vous fait pour que les scripts personnels soient chargés et exécutés de /home/mlx/public_html/cgi-bin
  • Pour l’utilisateur mlx, sur la machine saturne et le domaine toutbet.edu, donnez:
    1. l’adresse URL de son site personnel,
    2. l’emplacement physique de son répertoire personnel sur la machine,
    3. le nom (et chemin complet) du fichier qui est activé quand on accède à son site.

Chapter 16. TP 4 : mise en place d’un accès sécurisé

Vous allez réaliser les opérations suivantes:

  • 1 – Déployer un site d’accès en ligne
  • 2 – Sécuriser l’accès à ce site par un mot de passe
  • 3 – Tester la configuration.

16.1. Déployer un site d’accès en ligne

Vous allez utiliser les pages fournies en annexe.

Créez un répertoire sur votre machine. « mkdir $APACHE_HOME/protege »

Copiez les pages dans ce répertoire.

16.2. Sécuriser l’accès à ce site par un mot de passe

Dans un premier temps vous allez interdire l’accès à tout le monde. Pour cela vous allez modifier le fichier de configuration d’Apache et y mettre les lignes suivantes :

<Directory $APACHE_HOME/protege>

order deny,allow

deny from all

</Directory>

Arrêtez puis relancez le serveur et faites un test à partir d’un navigateur. Notez le message qui apparaît. Plus personne n’a accès au site.

Pour mettre un accès sécurisé par mot de passe il manque 2 éléments:

  • Modifiez la configuration d’accès au répertoire,
  • Créez le mot de passe crypté.

Modifiez la configuration d’accès au répertoire

<Directory $APACHE_HOME/protege>

AuthName Protected

AuthType basic

AuthUserFile $APACHE_CONF/users # fichier de mots de passe

<Limit GET POST>

require valid-user # ici on demande une authentification

</Limit>

</Directory>

Créez le mot de passe crypté.

Le mot de passe est un fichier texte à deux champs séparés par un « deux points » (:). Le premier champ contient le compte d’utilisateur, le deuxième contient le mot de passe crypté.

Pour créer ce fichier, les comptes et les mots de passe, utilisez la commande « htpasswd »

16.3. Tester la configuration.

Ouvrez une session à l’aide d’un navigateur et ouvrez l’URL « http://localhost/protege »

Une fenêtre doit s’ouvrir, entrez le nom d’utilisateur et le mot de passe.

Réalisez les opérations à partir de machines distantes.

Dépannage:

  • Vérifiez le nom du répertoire que vous avez créé et la déclaration dans le fichier access.conf,
  • Vérifiez le nom et la structure du fichier dans lequel vous avez mis les mots de passe.
  • Si vous faites plusieurs tests, quittez puis relancez le navigateur après chaque session ouverte ou refusée,
  • Vérifiez que le répertoire soit bien en mode 755 (chmod)
  • Si cela ne fonctionne toujours pas reprenez le processus au début:

– affectez toutes les permissions à tout le monde,

– supprimez toutes les permissions à tout le monde,

– affectez les restrictions.

  • Utilisez un compte sans mot de passe. Le fichier $APACHE_CONF/users va contenir uniquement la chaîne: mlx, mais il n’y a pas le mot de passe.

Si cela fonctionne alors le problème vient du cryptage du mot de passe.

Une fois que vous avez été authentifié, quittez et relancez le navigateur si vous voulez refaire le test d’accès à la ressource protégée.

16.4. Les fichiers .htaccess

En vous basant sur ce que vous venez de faire, sécurisez l’accès à un autre répertoire en utilisant un fichier .htaccess.

16.5. Auto-évaluation sur le quatrième TP

  • Dans quel cas un accès sécurisé peut-il être utilisé ?
  • Vous affectez un mot de passe à un utilisateur distant. Vous faites un test sur votre machine tout semble fonctionner. Il vous appelle pour vous dire que ses requêtes sur le site protégé sont toujours rejetées. Que se passe-t-il ?
  • Si on utilise les possibilités du système, quelle autre solution peut-on utiliser pour interdire l’accès à un répertoire.

Chapter 17. TP 5 : Utilisation de scripts CGI

Il existe deux méthodes qui permettent de faire communiquer un formulaire html avec un script CGI. La méthode POST et la méthode GET. Nous utiliserons ici la méthode POST.

Ce TP doit vous permettre de développer un formulaire et un script CGI en C. Vous devez savoir compiler un programme.

Vous allez réaliser les opérations suivantes:

  • Étudier les sources fournies en annexe.
  • Développer un formulaire et adaptez les scripts,
  • Tester le fonctionnement des scripts.

17.1. Étudier les sources fournies en annexe

Transférez les programmes C, les .h et le makefile dans votre répertoire personnel. Étudiez attentivement les sources. Testez le fonctionnement du script.

17.2. Développer un formulaire et adapter les scripts

A partir de l’exemple fourni, développez les pages HTML d’un site commercial qui doit permettre la prise de commande à distance de pizzas. Il doit y avoir au moins 3 pages:

  • une page principale,
  • une page de description des produits,
  • une page (formulaire) pour passer commande contenant tous les types de champs qui existent dans le formulaire form.html. (liste déroulante, bouton radio, zone de texte)

Exemple :

  • Zone de texte (Nom du client)
  • Liste déroulante (Calzone, Margarita, Quatre-saisons)
  • Bouton radio (Grande, Moyenne, Petite)
  • Case à cocher (Avec des anchois)
  • Vous afficherez au client le résultat de sa commande.

Adaptez le script CGI qui vous est fourni, à votre formulaire.

17.3. Tester le fonctionnement de votre script.

Pour tester le script:

  • ouvrez la page principale de votre site à l’aide d’un navigateur,
  • passez des commandes,
  • vérifiez les résultats retournés par le script. (réponse).

17.4. Auto-évaluation sur le cinquième TP

  • Que signifie CGI ?
  • Quel intérêt présente l’utilisation de scripts CGI ?
  • Quelle est la différence entre la méthode GET et POST ?
  • Comment se nomment les variables d’environnement qui contiennent la chaîne (paramètres) du formulaire ?
  • Comment est structurée cette chaîne ?
  • Quel est le caractère de concaténation des chaînes ?
  • Pourquoi la réponse contient dans l’entête la chaîne Content-type: text/html ?
  • A quoi correspondent ces 2 paramètres text et html ?

Chapter 18. TP 6 : Serveurs webs virtuels et redirection

Il est préférable d’avoir réalisé les TP sur les serveurs de noms avant de réaliser celui-ci.

Pour réaliser ce TP, vous devrez avoir un serveur de noms qui fonctionne.

La mise en place de serveurs webs virtuels, permet de faire cohabiter plusieurs serveurs sur un même hôte. Nous verrons qu’il y a plusieurs techniques pour faire cela :

  • Les serveurs virtuels basés sur le nom, dans ce cas, vous devrez désigner pour une adresse IP sur la machine (et si possible le port), quel est le nom utilisé (directive ServerName), et quelle est la racine du site (directive DocumentRoot).
  • # Ici toutes les adresses ip sont utilisées, on peut mettre *
  • NameVirtualHost *
  • <VirtualHost *>
  • ServerName www.domain.tld
  • DocumentRoot /www/domain
  • </VirtualHost>
  • <VirtualHost *>
  • ServerName www.otherdomain.tld
  • DocumentRoot /www/otherdomain
  • </VirtualHost>
  • # Ici on utilise une adresse en particulier
  • # Toutes les requêtes sur http://www.domain.tld/domain
  • # pointeront sur /web/domain
  • NameVirtualHost 111.22.33.44
  • <VirtualHost 111.22.33.44>
  • ServerName www.domain.tld
  • ServerPath /domain
  • DocumentRoot /web/domain
  • </VirtualHost>
  • Les serveurs virtuels basés sur des adresses IP. Dans ce cas, chaque serveur aura sa propre adresse IP. Vous devrez également avoir un serveur de noms sur lequel toutes les zones et serveurs sont déclarés, car c’est ce dernier qui assurera la correspondance « adresse ip <-> nom du serveur » :
  • # Chaque serveur peut avoir son propre administrateur, ses
  • # propres fichiers de logs.
  • # Tous fonctionnent avec la même instance d’Apache.
  • # Il est possible de lancer plusieurs instances d’apache
  • # mais sur des ports différents
  • <VirtualHost www.smallco.com>
  • ServerAdmin webmaster@mail.smallco.com
  • DocumentRoot /groups/smallco/www
  • ServerName www.smallco.com
  • ErrorLog /groups/smallco/logs/error_log
  • TransferLog /groups/smallco/logs/access_log
  • </VirtualHost>
  • <VirtualHost www.baygroup.org>
  • ServerAdmin webmaster@mail.baygroup.org
  • DocumentRoot /groups/baygroup/www
  • ServerName www.baygroup.org
  • ErrorLog /groups/baygroup/logs/error_log
  • TransferLog /groups/baygroup/logs/access_log
  • </VirtualHost>

La redirection est un service un peu particulier, qui diffère de celui des services web virtuels. Il permet de rediriger une partie du site web à un autre endroit du disque physique. La encore on utilisera une des fonctions d’Apache qui permet de définir des alias.

Prenons par exemple un site installé physiquement sur « /var/www » et accessible par l’url « http://FQDN ». L’url « http://FQDN/unREP » devrait correspondre normalement à l’emplacement physique « /var/www/unREP ». La redirection va permettre de rediriger physiquement vers un autre répertoire.

Cette technique est largement utilisée par des applications ou pour la création d’espaces documentaires.

L’URL « http://FQDN/compta », pourra pointer physiquement dans « /usr/lib/compta » au lieu de « /var/www/compta ».

Dans cet atelier, vous allez réaliser les opérations suivantes:

  1. Installer un service de serveurs web virtuels par adresse et par nom,
  2. Mettre en place un service de redirection par alias.

18.1. Avant de commencer sur les serveurs web virtuels

Configurez votre serveur de noms si ce n’est pas fait. Vous pouvez vous aider de l’annexe sur le « web-hosting » ci-dessous.

Pour créer des alias dynamiquement à votre interface réseau, utilisez la commande suivante:

ifconfig eth0:0 192.168.0.1

ifconfig eth0:1 192.168.1.1

ifconfig

eth0 Lien encap:Ethernet HWaddr 00:D0:59:82:2B:86

inet adr:192.168.90.2 Bcast:192.168.90.255 Masque:255.255.255.0

UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1

RX packets:95041 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:106227 errors:0 dropped:0 overruns:26 carrier:0

collisions:0 lg file transmission:100

RX bytes:57490902 (54.8 MiB) TX bytes:11496187 (10.9 MiB)

Interruption:11 Adresse de base:0x3000

 

eth0:0 Lien encap:Ethernet HWaddr 00:D0:59:82:2B:86

inet adr:192.168.0.1 Bcast:192.168.0.255 Masque:255.255.255.0

UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1

Interruption:11 Adresse de base:0x3000

 

eth0:1 Lien encap:Ethernet HWaddr 00:D0:59:82:2B:86

inet adr:192.168.1.1 Bcast:192.168.1.255 Masque:255.255.255.0

UP BROADCAST RUNNING MULTICAST MTU:1500 Metric:1

Interruption:11 Adresse de base:0x3000

 

lo Lien encap:Boucle locale

inet adr:127.0.0.1 Masque:255.0.0.0

UP LOOPBACK RUNNING MTU:16436 Metric:1

RX packets:70 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0

TX packets:70 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0

collisions:0 lg file transmission:0

RX bytes:4564 (4.4 KiB) TX bytes:4564 (4.4 KiB)

 

 

Créez votre serveur de noms pour deux domaines par exemple (domain1.org et domain2.org), adaptez la configuration du fichier « /etc/resolv.conf », vérifiez le bon fonctionnement de la résolution de noms sur les CNAME (www.domain1.org et www.domain2.org).

18.2. Serveur web virtuel basé sur les adresses ip

D’abord les déclarations dans le fichier /etc/apache/Vhosts:

# Web hosting ip based

NameVirtualHost 192.168.0.1

<VirtualHost 192.168.0.1>

DocumentRoot /home/web/domain1

ServerName www.domain1.org

</VirtualHost>

 

NameVirtualHost 192.168.1.1

<VirtualHost 192.168.1.1>

DocumentRoot /home/web/domain2

ServerName www.domain2.org

</VirtualHost>

Inclusion à la fin du fichier de configuration d’apache :

Include Vhosts

Préparation des sites webs (sans trop se casser la tête) :

# mkdir -p /home/web/domain1 /home/web/domain2

# echo « <H1>Salut domain1 </H1> » > /home/web/domain1/index.html

# echo « <H1>Salut domain2 </H1> » > /home/web/domain2/index.html

 

On relance Apache :

/etc/init.d/apache restart

C’est terminé, les requêtes sur « http://ww.domain1.org », « http://www.domain2.org », doivent fonctionner et vous renvoyer la bonne page.

18.3. Serveur Web virtuel basé sur le nom

On va utiliser l’adresse ip de ns1.domain1.org pour les url w3.domain1.org et wiki.domain1.org. w3 et wiki sont deux zones de déploiement de site web différentes, sur un même serveur HTTP.

Modification du fichier Vhosts :

# Web hosting name based (basé sur le nom)

#Site secondaire de domain1

<VirtualHost 192.168.0.1>

ServerName w3.domain1.org

DocumentRoot /home/web/w3

</VirtualHost>

 

<VirtualHost 192.168.0.1>

ServerName wiki.domain1.org

DocumentRoot /home/web/wiki

</VirtualHost>

Relancer Apache.

Création des sites web :

# mkdir -p /home/web/wiki /home/web/w3

# echo « <H1>Salut w3 </H1> » > /home/web/w3/index.html

# echo « <H1>Salut wiki </H1> » > /home/web/wiki/index.html

 

C’est terminé, les requêtes sur :

http://w3.domain1.org

http://wiki.domain1.org

doivent retourner les bonnes pages.

18.4. Application sur la redirection

Nous allons créer un espace documentaire pour le domain « domain1.org ». Il sera accessible par l’url « http://www.domain1.org/mesdocs », mais il sera localisé dans « /etc/domain1doc ».

Créez un répertoire « domain1doc » dans /etc pour ce nouveau projet et mettez-y le fichier « apache.conf » ci-dessous:

# Création du répertoire

mkdir /etc/domain1doc

 

# Création du fichier /etc/domain1doc/apache.conf

Alias /mesdocs /etc/domain1doc/

<Directory /etc/domain1doc>

Options FollowSymLinks

AllowOverride None

order allow,deny

allow from all

</Directory>

 

Faites une inclusion de ce fichier dans le fichier de configuration d’Apache et relancez le service Apache.

C’est terminé, toutes les requêtes sur « http://www.domain1.org/mesdocs », ouvriront les pages qui sont dans « /etc/domain1doc ».

18.5. Annexe pour le « web-hosting »

=== A rajouter dans /etc/bind/named.conf

 

zone « domain1.org » {

type master;

file « /etc/bind/domain1.org.hosts »;

};

 

zone « domain2.org » {

type master;

file « /etc/bind/domain2.org.hosts »;

};

 

 

 

=== fichiers de zone

root@freeduc-sup:/etc/bind# more domain1.org.hosts

$ttl 38400

@ IN SOA domain1.org. hostmaster.domain1.org. (

2004052604

10800

3600

604800

38400 )

@ IN NS ns1.domain1.org.

ns1 IN A 192.168.0.1

www IN CNAME ns1

wiki IN CNAME ns1

w3 IN CNAME ns1

 

root@freeduc-sup:/etc/bind# more domain2.org.hosts

$ttl 38400

@ IN SOA domain2.org. hostmaster.domain2.org. (

2004052604

10800

3600

604800

38400 )

@ IN NS ns1.domain2.org.

ns1 IN A 192.168.1.1

www IN CNAME ns1

 

Chapter 19. Éléments de cours sur le chiffrement

Ce cours se propose de définir les concepts de base du chiffrement et surtout ses objectifs :

  • Définition du chiffrement ;
  • Les deux méthodes de chiffrement (chiffrement symétrique et chiffrement asymétrique) ;
  • Les objectifs du chiffrement (confidentialité, authentification, intégrité, signature électronique) ;
  • La notion de certificat ;
  • La mise en oeuvre avec le protocole SSL.

19.1. Qu’est-ce que le chiffrement ?

Le chiffrement consiste à rendre illisible un message en brouillant ses éléments de telle sorte qu’il soit très difficile de reconstituer l’original si l’on ne connaît pas la transformation appliquée.

Le chiffrement est basé sur deux éléments : une clé et un algorithme.

  • La clé est une chaîne de nombres binaires (0 et 1).
  • L´algorithme est une fonction mathématique souvent complexe qui va combiner la clé et le texte à crypter pour rendre ce texte illisible.

Pour « casser » un chiffrement, il n’existe que deux solutions :

  • Il faut essayer toutes les clés, ce qui devient impossible actuellement compte tenu de la longueur de celles-ci ;
  • « Casser » l’algorithme (qui est, en général, connu par tous), c’est-à-dire rechercher une faille dans la fonction mathématique ou dans son implémentation permettant de trouver la clé plus rapidement.

Le choix d’un algorithme dépend donc de :

  • La fiabilité de ce dernier (savoir s’il existe des failles importantes) ;
  • La longueur de clé qu’il gère ;
  • De ce que l’on va en faire : on sera plus vigilant pour un serveur RADIUS permettant l’accès au réseau WIFI de la NASA que pour notre messagerie personnelle…

19.2. Les mécanismes de chiffrement

19.2.1. Le chiffrement symétrique

La même clé est utilisée pour coder et décoder et doit bien évidemment rester secrète.

Un algorithme répandu consiste à effectuer des substitutions et des transpositions en cascade sur les lettres du message. Par exemple : MICROAPPLICATION devient IRMCAPOPIALCINTO si l’on fixe comme clé le principe suivant : « la première lettre sera la troisième, la seconde sera la première, la troisième sera la quatrième et la quatrième sera la seconde ».

La figure suivante illustre le principe du chiffrement symétrique.

Figure 19-1. Chiffrement symétrique

Chiffrement symétrique

Quelques algorithmes couramment utilisés (liste non exhaustive) :

  • Data Encryption Standard (DES) est une invention du National Bureau of Standards (NSB) américain, qui date de 1977 : c’est le premier algorithme de chiffrement publique gratuit. Les données sont découpées en blocs de 64 bits et codées grâce à la clé secrète de 56 bits propre à un couple d´utilisateurs
  • RC2, RC4 et RC5 sont des algorithmes créés à partir de 1989 par Ronald Rivest pour la RSA Security. L’acronyme « RC » signifie « Ron’s Code » ou « Rivest’s Cipher ». Ce procédé permet aux utilisateurs la possibilité de choisir la grandeur de la clé (jusqu’à 1024 bits).
  • Advanced Encryption Standard (AES) est un standard approuvé par le ministère américain du commerce en 2001 et vise à remplacer le DES ; il est placé dans le domaine public et accepte des clés d’une taille de 128, 192 ou 266 bits.

Les inconvénients de ce système de chiffrement sont les suivants :

  • il faut autant de paires de clés que de couples de correspondants ;
  • la non-répudiation n´est pas assurée. Mon correspondant possédant la même clé que moi, il peut fabriquer un message en usurpant mon identité ;
  • il faut pouvoir se transmettre la clé au départ sans avoir à utiliser le média à sécuriser !

19.2.2. Le chiffrement asymétrique

C’est une approche radicalement différente apparue en 1976 : la clé qui sert à coder est différente de celle qui peut déchiffrer.

La grande nouveauté introduite par cette famille de méthodes, c’est que la clé chiffrante est publique. Cette notion de cryptographie à clé publique résulte d’un défi mathématique lancé par Witfield Diffie et Martin Hellman. Trois mathématiciens américains (Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman) ont réussi à l’époque à trouver une solution, aujourd’hui employée sous le nom de RSA.

La méthode repose sur un constat très simple : il est facile d’effectuer la multiplication de deux nombres premiers, mais il est très difficile de retrouver les facteurs quand le résultat est grand.

La clé publique est donc constituée du produit n de deux nombres premiers p et q, choisis très grands. La clé secrète dépend directement de p et q et ne peut donc etre déduite de la clé publique.

En résumé, chacun dispose d´une clé privée qui est gardée secrète et d´une clé publique qui est destinée à être divulguée. Ces clés sont liées entre elles. Un document encrypté avec l´une ne peut être décodée qu´avec l´autre. Toutefois, la possession de l´une des clés ne permet pas d´en déduire l´autre.

Un autre algorithme utilisant le système de chiffrage asymétrique largement utilisé est le DSA (Digital Signature Algorithm).

Ce système a réellement permit d’assurer des fonctions essentielles telles que la confidentialité et l’authentification.

19.3. Que permet de faire le chiffrement ?

19.3.1. Garantir la confidentialité d’un message

Le message ne doit être pouvoir lu que par le destinataire.

Pour ce faire, il suffit de récupérer la clé publique P du destinataire (sur le serveur de clé http://www.keyserver.net/ par exemple) puis de crypter le message avec cette clé publique et d´envoyer le résultat au destinataire.

Le destinataire n´a lui, qu´à décoder le message à l´aide de sa clé privée S. Seule la clé privée S correspondant à la clé publique P peut décoder un message encrypté avec cette clé publique P. Comme le destinataire est seul à posséder cette clé privée (secrète), on est sûr de la confidentialité du message.

La figure suivante illustre le principe de confidentialité :

Figure 19-2. Confidentialité

confidentialité d'un message

19.3.2. Authentifier l’émetteur d’un message

le chiffrement asymétrique permet de garantir que l´émetteur d´un message est bien celui que l´on croit.

L´émetteur va encrypter le message avec sa clé privée. Le destinataire pourra alors vérifier l´identité de l´émetteur en décryptant le message avec la clé publique de l´émetteur. Comme seul le détenteur de la clé privée est capable de crypter un message déchiffrable par la clé publique, on est sûr de l´identité de l´émetteur.

La figure suivante illustre le principe d’authentification :

Figure 19-3. Authentification

Figure 19-3. Authentification

En pratique, on évite de crypter tout le message. On crypte une forme abrégée du message. Cette forme est obtenue à l´aide d´une fonction mathématique complexe appelée fonction de hachage à sens unique.

C’est ce que l’on apelle la signature électronique.

19.3.3. La signature électronique

La signature électronique permet non seulement d’authentifier l’emetteur d’un message mais aussi de vérifier l’intégrité de ce dernier (c’est à dire qu’il n’a pas été modifié).

Techniquement, la signature électronique correspond au chiffrement de l’empreinte d’un document via la clé privée du signataire.

Selon le glossaire du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) http://www.dr15.cnrs.fr/Delegation/STI/Signature/glo-empreinte.html : « L’empreinte électronique est à un document ce que l’empreinte digitale ou génétique est à un individu. L’empreinte d’un document a des propriétés très intéressantes :

  • si on change, ne serait-ce qu’une virgule, dans un document, son empreinte change ;
  • la probabilité que deux documents aient la même empreinte est à peu près nulle ;
  • il n’est pas possible de refabriquer le document à partir de son empreinte.

Techniquement, l’empreinte d’un document est le résultat d’un calcul effectué à l’aide d’un algorithme de hachage approprié (SHA (Secure Hash Algorithm) ou MD5 (Message Digest) sont les plus courants). Il génère pour chaque document un nombre de 128 ou 168 bits, que les anglo-saxons appellent « digest » et qu’en français, on appelle parfois résumé… »

Le schéma suivant illustre le mécanisme de la signature électronique.

Figure 19-4. Signature électronique

Signature électronique

Si les deux opérations donnent le même résultat, alors on est sûr de l’identité du signataire et on est sûr que le document n’a pas été modifié depuis que l’émetteur l’a signé.

Bien entendu, l’ensemble de ces vérifications se font à l’aide de logiciels dédiés qui effectuent ces opérations très rapidement et de façon très assistée.

19.3.4. Mise en oeuvre

La mise en oeuvre de ces principes dans le cadre d’une messagerie électronique.

Voici des adresses de site sur lequel vous trouverez des documentations complètes très pédagogiques sur l’utilisation du célèbre logiciel PGP et de son pendant libre openpgp (ou GnuGP) ; logiciel très utilisé pour le chiffrement et l’établissement de signature numérique lors d’envoi de mèl. :

Vous avez tous l’adresse électronique de votre professeur qui a déposé sa clé publique relative à cette adresse sur le serveur de clés (en anglais) http://www.keyserver.net/.

Vous devez la récupérer et envoyer à votre professeur un… gentil… message chiffré et signé par votre propre clé privée ; signature que votre professeur doit pouvoir vérifier…

Votre professeur vous répondra à tous un message chiffré et signé…

Mais un autre problème peut se poser : tout est basé sur la confiance que l’on accorde à la clé publique or comment contrôler que la clé publique appartient bien à celui qui le prétend ?

C’est le role des certificats.

19.4. Les certificats

19.4.1. L’utilité d’un certificat

Pour être sûr que la clé publique provient bien de celui que l’on croit, on utilise une autorité tierce (appelé le tiers de confiance). Cette autorité est celle qui va générer une clé publique certifiée par exemple pour un serveur Web, puis c’est ensuite elle qui garantira à tout demandeur (par exemple le client web) que la clé publique envoyée appartient bien à celui qui le prétend (au serveur Web).

La garantie qu’une clé publique provient bien de l’émetteur qu’il prétend être, s’effectue donc via un certificat d’authenticité émanant d’une autorité de certification (AC), le tiers de confiance.

19.4.2. Qu’est-ce qu’un certificat x509 ?

x509 définit la forme d’un certificat (simple fichier informatique) délivré par une autorité de certification qui contient :

  • la clé publique de son détenteur et des informations sur son identité ;
  • le nom distinctif de l’autorité de certification ;
  • la signature électronique (chiffrement de l’empreinte par clé privée) de l’autorité de certification.

Pour obtenir plus de précisions sur le certificat x509, vous pouvez consulter la page suivante http://interpki.sourceforge.net/index.php?/x509.html

Comment obtenir un certificat ?

On peut acheter un certificat SSL 128 bits à un prix raisonnable aux alentours de 50 EUR HT /an. (Voir par exemple à cette adresse http://www.netenligne.com/ecommerce/ssl1.asp et http://www.netenligne.com/ecommerce/ssl2.asp pour le tableau comparatif des prix).

Voilà ce que l’on peut lire en ligne : « Pour obtenir un certificat, il faut fournir des données d’identification. Tout propriétaire d’un nom de domaine et du site correspondant peut obtenir un certificat SSL, qu’il s’agisse d’une personne physique, d’une entreprise, d’une association ou d’une administration.

S’il n’y a pas de problème concernant l’identification du demandeur et son droit à obtenir un certificat SSL pour son site, le délai d’obtention est de 1 à 2 jours ouvrés »

Pour un usage interne, on peut se « fabriquer », avec quelques outils logiciels nos propres certificats. C’est d’ailleurs ce que l’on va faire dans le prochain TP.

Comment vérifier un certificat ?

C’est exactement la même méthode que celle utilisée lors de la vérification de la signature électronique d’un document.

La figure suivante illustre un exemple de certificat émis pour un serveur WEB.

Figure 19-5. Certificat

Figure 19-5. CertificatBien sûr, vous devez « détenir » le certificat contenant la clé publique de l’autorité de certification.

Lorsque vous devez vérifier le certificat d’un serveur WEB, c’est votre navigateur qui s’en charge ; Lors de l’installation d’un navigateur récent, un certain nombre de certificats d’AC sont chargés automatiquement. Si le certificat du site que vous consultez a été validé par une de ces AC, vous n’aurez pas de fenêtres d’alertes… (Voir le TP pour plus de précisions).

Des protocoles, utilisant ces techniques, ont été développés pour sécuriser des services (WEB, telnet, POP, SMTP, etc.).

En particulier, le protocole SSL (Secure Socket Layer), initialement proposé par la société Netscape est aujourd’hui adopté par l’ensemble de la communauté informatique pour l’authentification et le chiffrement des données entre clients et serveurs.

Il existe actuellement un nouveau standard basé sur SSL, TLS (Transaction Layer Security) normalisé par l´IETF (Internet Engineering Task Force).

19.5. Le protocole SSL

19.5.1. Principes du protocole SSL

Conçu par Netscape, SSL est un protocole se plaçant entre la couche application et la couche transport permettant d´assurer la confidentialité, l´authentification et l´intégrité des données lors des communications.

Il peut être appliqué à des applications comme HTTP, POP, FTP,…

Sous Linux, vous pouvez aller consulter le fichier /etc/services pour connaître les numéros de port correspondants aux nouvelles implémentation de ces services au dessus de SSL.

Figure 19-6. Le protocole SSL

Principes du protocole SSL19.5.2. Exemple de fonctionnement du protocole SSL avec un serveur WEB

En ce qui concerne le HTTP, il a été nécessaire de définir une nouvelle méthode d´accès dans les URL baptisée HTTPS pour se connecter au port d´un serveur utilisant le SSL qui porte par défaut le numéro 443.

Le mécanisme est illustré par la figure suivante :

Figure 19-7. HTTP over SSL

HTTP over SSL1 – le navigateur fait une demande de transaction sécurisée au serveur en envoyant sa requête HTTPS://, il demande donc le certificat garantissant la clé publique du serveur.

2 – le serveur lui envoie son certificat d’authentification délivré par une autorité de certification (normalement organisme officiel). Ce certificat comporte une clé publique.

3 – Le navigateur s’assure tout d’abord que le certificat délivré est valide puis il envoie au serveur une clé secrète codée issue de la clé publique (de 56 ou 128 bits). Seul le serveur sera donc capable de décoder cette clé secrète car il détient la clé privée. Cette clé secrète ainsi créée sera utilisée pour encoder les messages (cryptographie symétrique). L’algorithme à clé secrète utilisé (ex : DES, RC4) est négocié entre le serveur et le client.

4 – Le serveur et le client possède maintenant une clé secrète partagée (la clé de session) et les échanges sont faits par l’intermédiaire de cette clé. Pour assurer l’intégrité des données, on utilise un algorithme de hash (ex : MD5, SHA). S’il y a déconnexion, une nouvelle clé de session sera négociée.

3 remarques et le supplice est terminé puisque vous allez passer à la mise en oeuvre à travers le TP sur HTTPS :

  • On voit bien que ce mécanisme permet d’assurer la confidentialité (mécanisme de chiffrement), l’intégrité (algorithme de hash) et l’authentification (certificats).
  • Dans le schéma présenté, et à des fins de simplification, il n’a pas été pris en compte l’authentification du client. Cela est possible avec le protocole SSL même si seule l’authentification du serveur est implémentée par défaut.
  • Le chiffrement asymétrique ne sert finalement qu’à l’authentification et à transmettre la clé de session de manière sécurisée ; c’est ensuite, cette clé de session (symétrique) qui sert à chiffrer les échanges. En effet, le chiffrement symétrique est beaucoup plus rapide que le chiffrement asymétrique.

Chapter 20. TP sur le serveur WEB sécurisé

L’objectif de ce TP est de développer une sécurité concernant l’authentification d’un serveur HTTP (le navigateur doit être certain de se connecter au « bon » serveur et les données qui transitent doivent être cryptées).

Préalable :

  • apache est installé et le service démarre sans problème ;
  • vous avez lu le cours sur les notions de base du chiffrement ;
  • vous avez fait les 6 TP sur le serveur HTTP et notamment le dernier concernant les serveurs virtuels.

20.1. Présentation du TP

Les accès à des pages web se font à l’aide du protocole http, en empruntant le réseau Internet. Aucune garantie de confidentialité n’est assurée lors de ces accès ; il est relativement simple à un pirate d’intercepter vos requêtes (votre code de carte bleue) et les réponses faites par le serveur.

En outre, vous n’avez pas une certitude absolue d’être en cours de consultation du site que vous croyez.

Afin de pallier à ces inconvénients, le protocole https avec l’authentification SSL peut être mis en oeuvre. D’une manière très schématique, il permet d’encapsuler et de crypter le trafic http. Ainsi, il sera quasiment impossible à un pirate qui intercepterait des accès à des pages chargées via le protocole https de décrypter cet échange, et donc de récupérer des informations confidentielles. En outre, https permet de s’assurer que le serveur auquel on accède est bien celui que l’on croit.

HTTPS offre d’autres possibilités qui ne sont pas abordées ici (par exemple, authentifier la personne qui accède au serveur).

Au cours de ce TP, vous allez mettre en place le protocole SSL sur votre serveur WEB

Dans le TP6, vous avez configuré un serveur virtuel auquel l’on accède avec l’url « http://wiki.domain1.org » ; c’est ce serveur que l’on va sécuriser.

20.2. Les paquets à installer

Nous supposons que vous êtes sur une distribution debian. Sinon, il faudra légèrement adapter ce qui suit notamment en ce qui concerne les noms de paquets à installer et l’emplacement des fichiers de configuration.

  • libapache-mod-ssl ;
  • openssl ;
  • libssl ou libssl0.9.6 ;

Mod-ssl est le module apache qui implémente https (http over ssl). Le serveur https écoute par défaut sur le port 443 au lieu de 80 et correspond à un virtual host configuré par des directives spécifiques à mod-ssl.

OpenSSL fournit notamment une application pour créer des certificats.

20.3. Étape 1 : La création des certificats

Connectez-vous sous root et allez dans le répertoire de configuration de votre serveur Apache /etc/apache (on peut évidemment choisir un autre répertoire) et créez un répertoire appelé certs. Vous vous placerez dans ce répertoire avant d’effectuer les manipulations.

20.3.1. Création du certificat serveur

Génération de la clé privée

On génère la clef privée avec la commande suivante en définissant un nom de fichier :

openssl genrsa 1024 > servwiki.key

La sortie attendue est la suivante :

Generating RSA private key, 1024 bit long modulus

………………++++++

………………………………………………………..++++++

e is 65537 (0x10001)

Si vous souhaitez que cette clé ait un mot de passe (qui vous sera demandé à chaque démarrage d’apache, donc à éviter !), ajoutez « -des3 » après « genrsa ».

Ceci a pour effet de créer une clé SSL (fichier servwiki.key), ne la perdez pas… c’est votre clé privée… (ni éventuellement le mot de passe) !

Vous pouvez observer son contenu : less servwiki.key

—–BEGIN RSA PRIVATE KEY—–

MIICXgIBAAKBgQDQG9wvnuLC4aqzaJCAWGA1AxFzg00hjPObhq1mukzsGyuuWBFG

vj/k9vFNYX55DHctb/4cXtsZRWWvgcjtYnCVwRu+DAjFsk//kOMfhplmiv9xQ+ZL

8w/Xrnm8JWdSS+S4LCMnsuIiQtLbhMrQnUV02hAtbIZiSM3k6OjShEZhDQIDAQAB

AoGAHi0cBW+1k+qjFPbBlUq7UJSMUEKmyYmlvVSPCklTZB0gfVxZzPdDTpEcNks/

yo+rLFSD9Vsvy/9LGmLoXruadWlK67PCUnpM5/oRRGgy8t73YKrxflAU5Gtymjvc

ZCf0CAs6wBft3yLU31Qc4WqVM2vTyUH76jebVhxEw8k63OUCQQD/1OmAXV+TxBPG

ZTPFbzUeAE5rQqqOW4aoMNvM61Yn/19h6SzY2MfSQvF1BNns/efCRrqOMeyvPWUG

g1okfogTAkEA0D7pDf/D2Yu5msbOAGF4QBU1erLzpi/s6Rv6VEPYCGnHQlo3jbg9

FZbjHJ4UcYyYaA8jIrkY+FIJM88YlGbWXwJBAILEdvJ5R/CFCkKf2j2yIWmLaIol

En8fw43XI5L0PB7Hxx6KDLVu4XzVYQyahTZBdqR0eMlUNZJBhJE2tO3wi2cCQQCp

JkCFd3es0BrNxqfzlThozRFofcz88za7TldydL0YcFtC4Sb4vWsYizwktZ6jcPEm

rQz8Gl9W7MO+ynwLptB/AkEA1tsnFXoYzI71enmTdugGxbv0RqAd5iQpDYQkDSdn

2LImp/3YnXNJ9qpY91j87tKthh/Oetu6SHlmLg1LOYNIdw==

—–END RSA PRIVATE KEY—–

Protégez votre fichier en faisant : chmod 400 servwiki.key

De multiples autres options sont possibles mais il est inutile d’alourdir le sujet (à creuser pour une éventuelle PTI…)

A partir de votre clé, vous allez maintenant créer un fichier de demande de signature de certificat (CSR Certificate Signing Request).

On génère la demande de certificat avec la commande suivante :

openssl req -new -key servwiki.key > servwiki.csr

Le système va vous demander de saisir des champs ; remplissez-les en adaptant sauf le champ « Common Name » qui doit être identique au nom d’hôte de votre serveur virtuel :

Country Name (2 letter code) [AU]:FR

State or Province Name (full name) [Some-State]:CORSE

Locality Name (eg, city) []:Ajaccio

Organization Name (eg, company) [Internet Widgits Pty Ltd]:LLB

Organizational Unit Name (eg, section) []:BTSINFO

Common Name (eg, YOUR name) []:wiki.domain1.org

Email Address []:

Ce n’est pas la peine de saisir d’autres « extra attributes »…

Ceci a pour effet de créer le formulaire de demande de certificat (fichier servwiki.csr) à partir de notre clé privé préalablement créée.

Ce fichier contient la clé publique à certifier. Un less servwiki.csr nous donne :

—–BEGIN CERTIFICATE REQUEST—–

MIIBsTCCARoCAQAwcTELMAkGA1UEBhMCRlIxFTATBgNVBAgTDENvcnNlIGR1IFN1

ZDEQMA4GA1UEBxMHQWphY2NpbzEMMAoGA1UEChMDTExCMREwDwYDVQQLEwhCVFMg

SU5GTzEYMBYGA1UEAxMPcHJvZi5idHNpbmZvLmZyMIGfMA0GCSqGSIb3DQEBAQUA

A4GNADCBiQKBgQDSUagxPSv3LtgDV5sygt12kSbN/NWP0QUiPlksOkF2NkPfwW/m

f55dD1hSndlOM/5kLbSBo5ieE3TgikF0IktjBWm5xSqewM5QDYzXFt031DrPX63F

vo+tCKTQoVItdEuJPMahVsXnDyYHeUURRWLWwc0BzEgFZGGw7wiMF6wt5QIDAQAB

oAAwDQYJKoZIhvcNAQEEBQADgYEAwwI4UvkfhBvyRrUXtjrLfZXLxZlF9o+URmHJ

ysvrLKfesVBEzdA9mqk1OwIwLfe8Fw2fhip2LGqvcCPxDMoIE/0cDkqGRg9iKp7D

DMuy69lPTEB6UtpVKO/1eage0oug6VqdfGAYMMSGyWFuO9FE4UE6HspVodb20wGV

4H8qZuk=

—–END CERTIFICATE REQUEST—–

Maintenant, deux choix s’offrent à vous :

  • envoyer le fichier servwiki.csr à un organisme (le tiers de confiance ou l’autorité de certification (CA)) et ainsi obtenir le certificat dûment signé par la clé privée de l’organisme (après avoir payé),
  • ou bien signer vous-même notre certificat.

C’est ce dernier choix que nous allons voir.

20.3.2. Création du certificat de l’autorité de certification

Pour signer un certificat, vous devez devenir votre propre autorité de certification, cela implique donc de réaliser une clé et un certificat signé.

La création de la clé privée de l’autorité de certification se fait comme précédemment :

openssl genrsa -des3 1024 > ca.key

Ce qui a pour effet de créer la clé privée de l’autorité de certification. Dans ce cas, il vaut mieux rajouter l’option -des3 qui introduit l’usage d’une « passphrase » (mot de passe long qui peut même contenir du blanc) car c’est cette clé privée qui signera tous les certificats que l’on emettra ; cette « passphrase » sera donc demandée à chaque utilisation de la clé.

Ensuite, à partir de la clé privée, on crée un certificat x509 pour une durée de validité d’un an auto-signé :

openssl req -new -x509 -days 365 -key ca.key > ca.crt

Il faut saisir la passphrase… puisqu’on utilise « ca.key » que l’on a protégé. Et on donne les renseignements concernant cette fois-ci l’autorité de certification (c’est à dire nous-même).

Attention : le nom de « Common Name » doit être différent de celui qui a été donné pour la clé.

Country Name (2 letter code) [AU]:FR

State or Province Name (full name) [Some-State]:CORSE

Locality Name (eg, city) []:Ajaccio

Organization Name (eg, company) [Internet Widgits Pty Ltd]:LLB

Organizational Unit Name (eg, section) []:BTSINFO

Common Name (eg, YOUR name) []:cert_CA

Email Address []:

C’est notre certificat d’autorité de certification qui va permettre de signer les certificats créés.

20.3.3. La signature du certificat serveur par le CA (Certificate Autority)

La commande qui signe la demande de certificat est la suivante :

openssl x509 -req -in servwiki.csr -out servwiki.crt -CA ca.crt -CAkey ca.key\

-CAcreateserial -CAserial ca.srl

Le certificat signé est le fichier « servwiki.crt ». La sortie de la commande attendue est la suivante :

Signature ok

subject=/C=FR/ST=CORSE/L=Ajaccio/O=LLB/OU=BTSINFO/CN=wiki.domain1.org

Getting CA Private Key

Enter pass phrase for ca.key:

Vous avez maintenant un certificat pour votre serveur se nommant servwiki.crt.

less servwiki.crt

—–BEGIN CERTIFICATE—–

MIICVDCCAb0CAQEwDQYJKoZIhvcNAQEEBQAwdDELMAkGA1UEBhMCRlIxFTATBgNV

BAgTDENvcnNlIGR1IFN1ZDEQMA4GA1UEBxMHQWphY2NpbzEMMAoGA1UEChMDTExC

MREwDwYDVQQLEwhCVFMgSU5GTzEbMBkGA1UEAxMSc2VydmV1ci5idHNpbmZvLmZy

MB4XDTA0MDIwODE2MjQyNloXDTA0MDMwOTE2MjQyNlowcTELMAkGA1UEBhMCRlIx

FTATBgNVBAgTDENvcnNlIGR1IFN1ZDEQMA4GA1UEBxMHQWphY2NpbzEMMAoGA1UE

ChMDTExCMREwDwYDVQQLEwhCVFMgSU5GTzEYMBYGA1UEAxMPcHJvZi5idHNpbmZv

LmZyMIGfMA0GCSqGSIb3DQEBAQUAA4GNADCBiQKBgQDSUagxPSv3LtgDV5sygt12

kSbN/NWP0QUiPlksOkF2NkPfwW/mf55dD1hSndlOM/5kLbSBo5ieE3TgikF0Iktj

BWm5xSqewM5QDYzXFt031DrPX63Fvo+tCKTQoVItdEuJPMahVsXnDyYHeUURRWLW

wc0BzEgFZGGw7wiMF6wt5QIDAQABMA0GCSqGSIb3DQEBBAUAA4GBALD640iwKPMf

pqdYtfvmLnA7CiEuao60i/pzVJE2LIXXXbwYjNAM+7Lov+dFT+b5FcOUGqLymSG3

kSK6OOauBHItgiGI7C87u4EJaHDvGIUxHxQQGsUM0SCIIVGK7Lwm+8e9I2X0G2GP

9t/rrbdGzXXOCl3up99naL5XAzCIp6r5

—–END CERTIFICATE—–

Il faut maintenant installer le certificat de l’autorité de certification dans chaque navigateur client. C’est lui qui va valider le certificat reçu par le client lors de la requête https://.

20.3.4. Installation du certificat d’autorité de certification

Pour installer sur votre navigateur le certificat de l´autorité de certification (fichier ca.crt) :

  • « Arrangez-vous » pour avoir le certificat disponible à partir du client (disquette, ftp, ssh, répertoire partagé…)
  • Sous Windows, un clic droit sur le fichier devrait vous permettre de lancer l’assistant d’installation du certificat dans Internet Explorer. Vous devez l’installer en tant qu’autorité de certification.Vérifiez en suite que le certificat s’y trouve bien sous le nom de « cert_CA ».
  • sur Mozilla :
    • Edition/préférence/Confidentialité et Sécurité/Certificats
    • Bouton de commande : gestion des certificats
    • Onglet : autorité
    • Bouton de commande : importer
    • etc…

Il ne reste plus maintenant qu’à configurer apache.

20.4. Étape 2 : configuration d’Apache

Vérifiez dans un premier temps que le module ssl est bien pris en compte (non commenté dans /etc/apache/modules.conf).

cat /etc/apache/modules.conf | grep ssl

LoadModule ssl_module /usr/lib/apache/1.3/mod_ssl.so

Si le module est commenté, décommentez-le et relancez le serveur.

Éditez le fichier de configuration d’apache /etc/apache/httpd.conf et vérifiez et/ou modifiez et/ou rajoutez :

#On vérifie que le serveur écoute bien sur le port 443

Listen *:443

#On installe le certificat de l’autorité de certification

SSLCertificateFile /etc/apache/certs/ca.crt

SSLCertificateKeyFile /etc/apache/certs/ca.key

 

#On configure notre virtualHost (à adapter…)

<VirtualHost wiki.domain1.org:443>

ServerName wiki.domain1.org

DocumentRoot /le/chemin

 

#On installe le certificat pour ce serveur Web

SSLCertificateFile /etc/apache/servwiki.crt

SSLCertificateKeyFile /etc/apache/certs/servwiki.key

 

</VirtualHost>

 

Si vous voulez ne pouvoir accéder à ce serveur que par le protocole HTTPS, il faut supprimer les lignes correspondante à ce virtualhost écoutant sur le port 80 dans ce fichier.

Relancez le serveur.

Vous pouvez maintenant « passer » à la phase de test…

À partir d’un navigateur sur votre poste client :

https://wiki.domain1.org

Votre page devrait s’afficher normalement.

Si vous avez une alerte de sécurité, c’est que vous avez mal réalisé une étape. Selon l’alerte, reprenez l’étape correspondante.

Vous pouvez maintenant revoir, dans la partie cours, le schéma concernant le protocole SSL et l’application HTTP (fig 1.7).

Chapter 21. Installation d’un serveur SAMBA

Partage de ressources sous GNU/Linux pour les clients GNU/Linux ou Windows avec le protocole SMB.

21.1. Introduction

Avec SAMBA vous allez mettre en place un service de partage de disque pour des clients réseau. Ceux-ci peuvent être sous Linux ou sous Windows. Nous verrons surtout la configuration du service serveur sous Linux, et la configuration des clients sous Windows.

Samba est un produit assez populaire. Il existe de plus en plus d’outils de configuration en environnement graphique qui simplifient les tâches sur un serveur en exploitation (partage de ressources, création de comptes utilisateurs). Comme nous n’en sommes pas là, nous allons réaliser les opérations manuellement.

Vous devez savoir ce qu’est un domaine Microsoft, un groupe de travail, comment fonctionne la résolution de nom NetBIOS avec le protocole NetBIOS, ce qu’est un serveur WINS, un serveur d’authentification (contrôleur de domaine).

21.2. Éléments d’installation et de configuration de SAMBA

21.2.1. Environnement de SAMBA

SAMBA est installé sur la Freeduc-sup. Si vous n’utilisez pas cette distribution, installez les paquets. Il ne devrait normalement pas y avoir de problèmes de dépendances.

Le paquet installe principalement samba et samba-common :

  • le programme nmbd qui assure la résolution de nom NetBIOS et smbd qui assure le partage de ressource SMB/CIFS dans /usr/sbin,
  • le script d’initialisation dans /etc/init.d,
  • un fichier de configuration /etc/samba/smb.conf,
  • une documentation complète dans /usr/share/doc,
  • le service de journalisation (log) dans /var/log/samba,
  • des outils comme smbpasswd pour la création des comptes samba et nmblookup pour vérifier le fonctionnement de la résolution de noms NetBIOS.

La commande dpkg-reconfigure samba vous demande si samba doit être lancé en mode autonome, choisissez « oui », si un fichier /etc/samba/smbpasswd doit être créé, choisissez également « oui ». La dernière option vous permet d’avoir une base de données de compte créée automatiquement à partir de la base de compte du fichier /etc/passwd.

Faites tout de suite une sauvegarde du fichier /etc/smb.conf.

Dans la suite du document, vous remplacerez $NOM_HÔTE par le nom d’hôte de votre machine qui servira également de nom NetBIOS.

21.2.2. Le fichier de configuration sous Linux

Voici le fichier de configuration qui nous servira de base de travail. Il va permettre de :

  • définir $NOM_HÔTE comme contrôleur de domaine,
  • mettre en place l’authentification des utilisateurs,
  • partager des disques et une imprimante pour un client Windows,
  • partager du dossier personnel d’un utilisateur sous Linux comme étant son répertoire personnel sous Windows.

Le fichier de configuration comprend essentiellement deux parties :

  • une partie  » générale  » qui définit le comportement général du serveur et la stratégie adoptée pour les services communs (CPD, mode d’authentification, service WINS),
  • une partie share, qui définit les ressources partagées et les permissions d’accès.

21.2.3. Les étapes de la configuration du serveur

Nous allons réaliser les opérations suivantes :

  • Vérifier et valider le fichier de configuration,
  • Déclarer les ressources partagées,
  • Créer un compte d’utilisateur pour SAMBA.

Il n’y aura plus qu’à tester la configuration à partir d’un client.

Attention, un compte système n’est pas un compte SAMBA. Faites bien la distinction entre les deux.

21.2.4. Première étape – Installer le fichier de configuration

Configurer l’environnement de samba par le fichier /etc/samba/smb.conf et activez le service avec la commande /etc/init.d/samba start. Cette opération doit être réalisée chaque fois que le fichier de configuration est modifié. Vérifiez la configuration à l’aide de la commande testparm | more.

Corrigez les erreurs éventuelles de configuration.

21.2.5. Deuxième étape – Déclarer les ressources partagées

Cette opération est réalisée dans la partie share du fichier smb.conf. Chaque fois que vous ajoutez ou modifiez une ressource, relancez le service serveur.

Pour l’authentification sur un domaine, vous devez créer un répertoire netlogon, par exemple :

mkdir -p /home/samba/netlogon

et déclarer la ressource dans la section share du fichier /etc/smb.conf.

21.2.6. Troisième étape – Créer un compte d’utilisateur autorisé

La création d’un compte d’utilisateur SAMBA et de son mot de passe est réalisée à l’aide de la commande smbpasswd.

smbpasswd -a MonCompte MonMotDePasse

ajoute le compte SAMBA MonCompte avec le mot de passe MonMotDePasse dans le fichier /etc/samba/smbpasswd.

Voir man smbpasswd ou smbpasswd –help pour le mode d’utilisation de la commande. Le compte système doit être préalablement créé avec la commande unix adduser.

Trois remarques :

  • Les manipulations peuvent paraître fastidieuses si vous avez un grand nombre de comptes utilisateurs.
  • Si vous disposez de nombreux comptes d’utilisateurs sur votre système Linux, vous disposez d’un script qui permet de créer automatiquement les comptes SAMBA à partir du fichier /etc/passwd. Voir man mksmbpasswd pour le mode d’utilisation de la commande. Il est également possible de créer sans difficulté un script qui, a partir d’un fichier texte crée les comptes systèmes et les comptes SAMBA.

Toutes les indications sont dans la documentation de SAMBA.

21.2.7. La configuration d’un client Windows

La configuration du client Windows ne doit pas poser de difficulté.

Configurez le client pour les réseaux Microsoft afin que l’utilisateur soit authentifié par le serveur de votre domaine. Ici le contrôleur de domaine est le serveur SAMBA. Vérifiez la configuration du protocole TCP/IP, relancez la machine. Vous pourrez vous authentifier sur le serveur SAMBA.

Toutes les commandes net use, net share ou les outils comme le voisinage réseau vous permettent d’accéder aux ressources du serveur (disques partagés, imprimantes, disque personnels).

Un problème à éviter :

Le compte utilisateur SAMBA dispose de moins de privilèges que le compte root. Si vous partagez un disque et que vous faites les manipulations sous le compte root, faites attention aux droits, car si root est propriétaire (chmod 700), le client SAMBA ne pourra pas accéder au disque.

21.3. Annexe : exemple de fichier de configuration de SAMBA :

Annexe 1 : Exemple de fichier de configuration de Samba :

Le fichier ci-dessous est simplifié, vous trouverez de nombreuses autres options

dans la documentation.

===============================================================================

# Date: 2003/10/03 12:48:57

 

# Global parameters

[global]

workgroup = INFOGESTION

netbios name = main_serveur

server string = %h server (Samba %v)

encrypt passwords = Yes

passwd program = /usr/bin/passwd %u

passwd chat = *Enter\snew\sUNIX\spassword:* %n\n *Retype\snew\sUNIX\spassword:* %n\n .

syslog = 0

max log size = 1000

socket options = IPTOS_LOWDELAY TCP_NODELAY SO_SNDBUF=4096 SO_RCVBUF=4096

logon script = logon.cmd

logon path = \\%N\profiles\%u

logon drive = h:

logon home = \\homeserver\%u

domain logons = Yes

os level = 33

preferred master = True

domain master = True

dns proxy = No

wins server = localhost

invalid users = root

 

[netlogon]

path = /home/samba/netlogon

read only = yes

browsable = no

 

 

[homes]

comment = Home Directories

read only = No

create mask = 0700

directory mask = 0700

browseable = No

 

[partage]

comment = Ressource partagées

path = /tmp

read only = No

create mask = 0700

printable = Yes

browseable = No

 

[tmp]

comment = Partage

path = /tmp

create mask = 0700

directory mask = 0700

guest ok = Yes

 

[printers]

comment = All Printers

path = /tmp

create mask = 0700

printable = Yes

browseable = No

 

 

===============================================================================

Chapter 22. Travaux pratiques : installation d’un serveur SAMBA

Partage de ressources sous GNU/Linux pour les clients GNU/Linux ou Windows avec le protocole SMB.

Ce document décrit comment utiliser un serveur samba comme serveur d’identification et d’authentification pour des clients Windows. Le serveur simule un contrôleur de domaine NT4 Server ou 2000.

Vous utiliserez 2 postes en réseau. Le premier est sous Linux, le second sous Windows. On désire installer et configurer le service de partage de fichiers SAMBA sous Linux. Le client Windows doit permettre l’identification des utilisateurs sur le serveur en utilisant les mots de passe cryptés.

Cet atelier permet la mise en oeuvre du protocole SMB. Il permet également d’envisager la mise en place du partage de fichiers et d’imprimantes.

22.1. Déroulement des opérations

Les opérations vont se dérouler en 6 étapes :

  • Configuration du fichier /etc/smb.conf et démarrage des services,
  • Création d’un compte utilisateur,
  • Création du fichier d’authentification pour SAMBA /etc/smbpasswd,
  • Création de ressources disques partagées en lecture et en lecture/écriture,
  • Configuration du client Windows 9x,
  • Procédure de test.

22.2. Configuration du fichier smb.conf et démarrage des services

Le fichier de configuration smb.conf est dans le répertoire /etc/samba. Faites une copie de sauvegarde de ce fichier puis ouvrez l’original avec un éditeur. Modifiez-le afin que les utilisateurs puissent accéder au répertoire /tmp du serveur en rw et à leur répertoire personnel en rw également.

Vous utiliserez et adapterez l’exemple donné dans la fiche de cours.

22.3. Création d’un compte utilisateur

Vous allez tout d’abord :

  • créer le compte système
  • créer le compte samba.

Créez un compte système à l’aide de la commande adduser.

Pour ce compte système vous créerez un compte samba à l’aide de la commande smbpasswd.

22.4. Vérification de la configuration sur le serveur SAMBA

Démarrez le service. Vous pouvez utiliser la commande testparm pour valider la configuration du serveur. Vérifiez également la table des processus et les traces dans le fichier log.

Le fichier DIAGNOSIS.txt de la documentation de samba, donne une procédure en 10 points pour vérifier que tout fonctionne. Localisez ce fichier, (en général dans /usr/doc ou dans /usr/share/doc/samba) ouvrez-le avec un éditeur et réalisez la procédure de test qui y est décrite.

22.5. Procédure de test à partir d’un client Linux

Si le serveur fonctionne correctement et que vous utilisez une Freeduc-Sup, vous pouvez utiliser le module externe (plugin) smb directement à partir de konqueror.

Lancez konqueror à partir d’un autre client linux et utilisez l’url suivante : smb://@IP_Du_Serveur/un_partage_Samba_public ou smb://loginname@Nom_Du_Serveur/. Vous devriez avoir une fenêtre équivalente à celle donnée ci-dessous.

Figure 22-1. Accès à un serveur SAMBA à partir d’un client Linux

Accès à un serveur SAMBA à partir d'un client LinuxEn ligne de commande (man smbmount smbclient mount), il est fortement déconseillé de mettre le mot de passe en clair, car outre le fait qu’il soit visible lors de sa saisie sur la console, il apparaitra en clair dans la liste des processus avec un simple ps. Pour un montage automatique du système de fichiers partagé dans fstab par exemple, on utilisera un fichier credentials avec l’option du même nom et on veillera à positionner les droits minimum.

[jmj@pastorius jmj]$ smbmount //eminem/homes ~/smbmnt -o username=jmj

Password:

[root@pastorius root]# mount -t smbfs //eminem/outils /mnt/admin -o username=admin

Password:

[jmj@pastorius jmj]$ smbclient //eminem/homes -U jmj

Password:

Domain=[EMINEM] OS=[Unix] Server=[Samba 3.0.7]

smb: \>

Concernant la dernière commande, après le prompt smb, vous pouvez ensuite taper help pour obtenir l’aide.

Exemple d’utilisation de tar avec les partages de fichiers samba :

smbclient //monpc/monpartage «  » -N -Tc sauvegarde.tar users/docs

22.6. Procédure de test à partir d’un client Windows

La procédure de tests sera réalisée à partir d’un client w98. Pour d’autres types de clients, il sera peut être nécessaire de créer des comptes d’ordinateurs, ou adapter la configuration du serveur SAMBA. Il faudra se référer à la documentation située en général dans /usr/share/doc/samba.

Configurez votre client Windows pour qu’il puisse faire partie de votre domaine NT (Panneau de configuration, icône Réseau) déclaré sur votre serveur Linux.

Au démarrage du PC, vous devez avoir, sur le client, une fenêtre qui vous demande de vous identifier dans le domaine défini. Vérifiez l’accès.

Une fois la session ouverte vous devez pouvoir utiliser les outils et commandes suivantes :

  • Explorateur,
  • Voisinage réseau,
  • Démarrer, exécuter, \\NomDuServeurSamba
  • Consultez sur le serveur les fichiers /var/log/samba/log.%m
  • Vérifiez les accès en lecture / écriture sur les espaces disques partagés.

Modification de l’environnement serveur

Créez sur le serveur les espaces supplémentaires /mnt/apps et /mnt/partage. Le premier est en lecture uniquement, le deuxième en lecture / écriture. Modifiez smb.conf, relancez le service serveur, testez les accès.

22.7. Automatisation de création de compte.

On donne, dans un fichier texte  » personnes « , une liste de personnes. Le fichier a la structure suivante :

Nom Prénom

par exemple :

TUX Junior

TUX Tuxinette

TUX Padre

En général un fichier d’importation n’est pas aussi simple car on peut avoir des prénoms composés, ou des noms comprenant des  » espaces « . Les champs sont distingués par des séparateurs comme un point-virgule par exemple. Il faudra dans ce cas traiter différement le fichier.

Le principe est simple :

  • On crée un script qui va créer automatiquement les comptes systèmes,
  • Le compte est représenté par la concaténation du nom et du prénom
  • Le mot de passe par défaut est la concaténation du nom et du prénom
  • Les groupes sont préalablement créés.

Vous pouvez avoir des différences entre les distributions type RedHatetc… ou Debian. La commande passwd par exemple ne supporte pas l’option –stdin. Vous avez donc ci-dessous deux esmples d’applications qui tiennent compte de ces différences. On donne le script suivant qui crée les comptes systèmes :

cat persons | while true ; do

# Si la ligne est vide on quitte,

# il ne faut donc pas de ligne vide dans le fichier

read ligne

if [ « $ligne » == «  » ] ; then

exit 0

fi

 

#On récupère les paramètes prénom, nom

set — $ligne

echo $2 $1

useradd $1$2 -G $1$2

echo $1$2 | (passwd –stdin $1$2)

done

Testez et vérifiez le fonctionnement du script. Modifiez le script pour qu’il crée également les comptes SAMBA.

Version pour Debian

cat persons | while true ; do

read ligne

if [ « $ligne » == «  » ] ; then

exit 0

fi

set — $ligne

echo $2 $1

addgroup $1$2

useradd $1$2 -G $1$2

echo $1$2:$1$2 | chpasswd

done

 

22.8. Administration graphique

Vous pouvez utiliser des outils graphiques d’administration de SAMBA comme swat ou webmin. Pour utilisez swat, décommentez la ligne dans /etc/inetd.conf :

swat stream tcp nowait root \

/usr/sbin/tcpd /usr/sbin/swat

Activez les services apache et inetd. Ouvrez le navigateur et saisissez :

http://localhost:901

Ouvrez une session avec le compte root.

Pour utiliser webmin, activez les services apache et webmin. Dans un navigateur allez sur l’url :

https://localhost:10000

Ouvrez une session avec le compte root et comme mot de passe  » knoppix  » qui a été mis par défaut sur la Freeduc-Sup. Dans l’onglet Serveurs, vous pourrez administrer votre serveur SAMBA.

Chapter 23. Eléments de cours sur le service DHCP

L’adressage IP dynamique – Fiche de cours

L’adressage IP dynamique – Fiche de cours

Eléments de cours sur le service DHCP

23.1. Résumé

Présentation, installation et configuration d’un serveur DHCP

Mots clés :  » Serveur DHCP « ,  » Agent relais DHCP  »

Description et objectifs de la séquence

L’atelier propose

  • d’installer un serveur DHCP sous Linux,
  • d’installer un client DHCP sous Linux
  • d’installer un client DHCP sous Windows
  • de réaliser une phase de test avec les commandes winipcfg et ipconfig de Windows

Les éléments sur l’analyse de trame, notamment les trames bootp, seront retraités lors des TP sur la métrologie.

23.2. Rôle d’un service DHCP

Un serveur DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) a pour rôle de distribuer des adresses IP à des clients pour une durée déterminée.

Au lieu d’affecter manuellement à chaque hôte une adresse statique, ainsi que tous les paramètres tels que (serveur de noms, passerelle par défaut, nom du réseau), un serveur DHCP alloue à un client, un bail d’accès au réseau, pour une durée déterminée (durée du bail). Le serveur passe en paramètres au client toutes les informations dont il a besoin.

Tous les noeuds critiques du réseau (serveur de nom primaire et secondaire, passerelle par défaut) ont une adresse IP statique ; en effet, si celle-ci variait, ce processus ne serait plus réalisable.

Ce processus est mis en oeuvre quand vous ouvrez une session chez un fournisseur d’accès Internet par modem. Le fournisseur d’accès, vous alloue une adresse IP de son réseau le temps de la liaison. Cette adresse est libérée, donc de nouveau disponible, lors de la fermeture de la session.

23.2.1. Pourquoi mettre en place un réseau TCP/IP avec des adresses IP dynamiques

L’affectation et la mise à jour d’informations relatives aux adresses IP fixes peuvent représenter une lourde tâche. Afin de faciliter ce travail et de simplifier la distribution des adresses IP, le protocole DHCP offre une configuration dynamique des adresses IP et des informations associées.

Avantages de DHCP dans l’administration d’un réseau ?

  1. Le protocole DHCP offre une configuration de réseau TCP/IP fiable et simple, empêche les conflits d’adresses et permet de contrôler l’utilisation des adresses IP de façon centralisée. Ainsi, si un paramètre change au niveau du réseau, comme, par exemple l’adresse de la passerelle par défaut, il suffit de changer la valeur du paramètre au niveau du serveur DHCP, pour que toutes les stations aient une prise en compte du nouveau paramètre dès que le bail sera renouvelé. Dans le cas de l’adressage statique, il faudrait manuellement reconfigurer toutes les machines.
  2. économie d’adresse : ce protocole est presque toujours utilisé par les fournisseurs d’accès Internet qui disposent d’un nombre d’adresses limité. Ainsi grâce à DHCP, seules les machines connectées en ligne ont une adresse IP. En effet, imaginons un fournisseur d’accès qui a plus de 1000 clients. Il lui faudrait 5 réseaux de classe C, s’il voulait donner à chaque client une adresse IP particulière. S’il se dit que chaque client utilise en moyenne un temps de connexion de 10 mn par jour, il peut s’en sortir avec une seule classe C, en attribuant, ce que l’on pourrait appeler des « jetons d’accès » en fonction des besoins des clients.
  3. Les postes itinérants sont plus faciles à gérer
  4. Le changement de plan d’adressage se trouve facilité par le dynamisme d’attribution.

Avec DHCP, il suffit d’attribuer une adresse au serveur. Lorsqu’un ordinateur client DHCPdemande l’accès au réseau en TCP-IP son adresse est allouée dynamiquement à l’intérieur d’une plage d’adresses définie sur le serveur .

L’administrateur de réseau contrôle le mode d’attribution des adresses IP en spécifiant une durée de bail qui indique combien de temps l’hôte peut utiliser une configuration IP attribuée, avant de devoir solliciter le renouvellement du bail auprès du serveur DHCP.

L’adresse IP est libérée automatiquement, à l’expiration du bail, pour un ordinateur client DHCP retiré d’un sous-réseau, et une nouvelle adresse est automatiquement définie pour ce dernier, lorsque cet ordinateur est reconnecté à un autre sous-réseau. Ni l’utilisateur ni l’administrateur de réseau n’ont besoin de fournir de nouvelles informations relatives à la configuration. Cette fonctionnalité est non négligeable, tant pour les utilisateurs de portables fixés ou non à différentes stations d’accueil que pour les ordinateurs fréquemment déplacés.

L’inconvénient :

Le client utilise des trames de broadcast pour rechercher un serveur DHCP sur le réseau, cela charge le réseau. Si vous avez une entreprise avec plusieurs centaines de personnes qui ouvrent leur session le matin à 8 h ou l’après midi à 14 h, il peut s’en suivre de graves goulets d’étranglement sur le réseau. L’administrateur devra donc réfléchir sérieusement à l’organisation de son réseau.

23.2.2. Protocole DHCP(Dynamic Host Configuration Protocol)

Le protocole DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) (RFC 1533 1534) est une extension de BOOTP (RFC 1532), il fournit une configuration dynamique des adresses IP et des informations associées aux ordinateurs configurés pour l’utiliser (clients DHCP). Ainsi chaque hôte du réseau obtient une configuration IP dynamiquement au moment du démarrage, auprès du serveur DHCP. Le serveur DHCP lui attribuera notamment une adresse IP, un masque et éventuellement l’adresse d’une passerelle par défaut. Il peut attribuer beaucoup d’autres paramètres IP notamment en matière de noms (l’adresse des serveurs DNS, l’adresse des serveurs WINS)

23.3. Fonctionnement de DHCP

Un client DHCP est un ordinateur qui demande une adresse IP à un serveur DHCP.

Comment, alors, un client DHCP, qui utilise le protocole TCP/IP mais qui n’a pas encore obtenu d’adresse IP par le serveur, peut-il communiquer sur le réseau ?

23.3.1. Attribution d’une adresse DHCP

Lorsqu’un client DHCP initialise un accès à un réseau TCP/IP, le processus d’obtention du bail IP se déroule en 4 phases :

1 – Le client émet un message de demande de bail IP (DHCPDISCOVER) qui est envoyé sous forme d’une diffusion sur le réseau avec adresse IP source 0.0.0.0 et adresse IP destination 255.255.255.255 et adresse MAC.

2 – Les serveurs DHCP répondent en proposant une adresse IP avec une durée de bail et l’adresse IP du serveur DHCP (DHCOFFER)

3 – Le client sélectionne la première adresse IP (s’il y a plusieurs serveurs DHCP) reçue et envoie une demande d’utilisation de cette adresse au serveur DHCP (DHCPREQUEST). Son message envoyé par diffusion comporte l’identification du serveur sélectionné qui est informé que son offre a été retenue ; tous les autres serveurs DHCP retirent leur offre et les adresses proposée redeviennent disponibles.

4 – Le serveur DHCP accuse réception de la demande et accorde l’adresse en bail (DHCPACK), les autres serveurs retirent leur proposition.

Enfin le client utilise l´adresse pour se connecter au réseau.

Vous trouverez des éléments très précis sur le protocole DHCP dans les pages du manuel de Linux. (dhcp3d, dhcpd.conf et dhclient.conf).

23.3.2. Renouvellement de bail IP

Lorsqu’un client redémarre, il tente d’obtenir un bail pour la même adresse avec le serveur DHCP d’origine, en émettant un DHCPREQUEST. Si la tentative se solde par un échec, le client continue à utiliser la même adresse IP s’il lui reste du temps sur son bail.

Les clients DHCP d’un serveur DHCP Windows (NT/2000) tentent de renouveler leur bail lorsqu’ils ont atteint 50% de sa durée par un DHCPREQUEST. Si le serveur DHCP est disponible il envoie un DHCPACK avec la nouvelle durée et éventuellement les mises à jour des paramètres de configuration.

Si à 50% le bail n’a pu être renouvelé, le client tente de contacter l’ensemble des serveurs DHCP (diffusion) lorsqu’il atteint 87,5% de son bail, avec un DHCPREQUEST, les serveurs répondent soit par DHCPACK soit par DHCPNACK (adresse inutilisable, étendue désactivée…).

Lorsque le bail expire ou qu’un message DHCPNACK est reçu le client doit cesser d’utiliser l’adresse IP et et demander un nouveau bail (retour au processus de souscription). Lorsque le bail expire et que le client n’obtient pas d’autre adresse la communication TCP/IP s’interrompt.

Remarque : Si la demande n’aboutit pas et que le bail n´est pas expiré, le client continue à utiliser ses paramètres IP.

23.4. Configuration d’un serveur DHCP

Définir une plage d’adresses qui peuvent être louées à des hôtes qui en font la demande.

En général, on donne :

  • Une adresse de début (la première qui sera attribuée)
  • Une adresse de fin (la dernière)
  • Une ou plusieurs plages d’adresses à exclure de la location (ceci permet de faire cohabiter un modèle de configuration IP dynamique avec un modèle statique)
  • Un masque de sous-réseau

Tous ces éléments sont attribués pour une durée de bail à fixer. Si, au bout de cette durée, l’hôte ne sollicite pas à nouveau une adresse au serveur, cette adresse est jugée disponible pour un autre hôte.

Il est possible de connaître les baux actifs (les locations en cours), on voit alors à quelle adresse MAC est attribuée une adresse IP.

23.5. Mise en oeuvre d’un client DHCP

Les clients DHCP doivent être configurés seulement après la configuration du serveur. Etant donné qu’un ordinateur ne peut fonctionner simultanément comme client et serveur DHCP, l’ordinateur fonctionnant comme serveur DHCP doit être configuré avec une adresse IP fixe.

Lors de la configuration du client DHCP, il faut cocher la case « Obtenir une adresse IP depuis un serveur DHCP » dans la fenêtre des propriétés de Microsoft TCP/IP. Il n’est pas nécessaire alors de préciser une adresse IP ou un masque de sous-réseau.

Voici, par exemple, la configuration TCP/IP d’un ordinateur Windows XP qui sollicite une configuration IP auprès d’un serveur DHCP :

Figure 23-1. Client DHCP sous Windows XP

Client DHCP sous Windows XPLes commandes IPCONFIG (Windows NT/200x) et Winipcfg (Windows 9x) permettent de visualiser la configuration IP complète du poste de travail :

Figure 23-2. WinIPCFG sous Windows 9x

WinIPCFG sous Windows 9xIPCONFIG

ipconfig /all : affiche les paramètres IP complets, cela va nous permettre de vérifier la bonne affectation d’adresse.

ipconfig /renew : déclenche l’envoi d’un message DHCPREQUEST vers le serveur DHCP pour obtenir des options de mise à jour

ipconfig /release : déclenche l’envoi d’un message DHCPRELEASE pour abandonner le bail. Commande utile lorsque le client change de réseau.

23.6. Rôle de l’agent de relais DHCP

Comme les clients contactent les serveurs DHCP à l’aide d’une diffusion, dans un inter-réseau, vous devrez théoriquement installer un serveur DHCP par sous-réseau. Si votre routeur prend en charge la RFC 1542, il peut faire office d’agent de relais DHCP, et ainsi relayer les diffusions de demande d’adresse IP des clients DHCP dans chaque sous-réseau.

Si votre routeur ne prend pas en charge la RFC 1542, une machine serveur peut être configurée comme agent de relais DHCP, il suffira de lui spécifier l’adresse du serveur DHCP. Les demandes des clients DHCP seront relayées vers le serveur DHCP par l’agent de relais DHCP qui transmettra les offres aux clients.

Figure 23-3. Agent de relais DHCP dans un réseau routé

Agent de relais DHCP dans un réseau routéChapter 24. Travaux pratiques : installation d’un serveur DHCP

24.1. Indications pour la réalisation du TP

L’atelier propose

  • d’installer un serveur DHCP sous Linux,
  • d’installer un client DHCP sous Linux
  • d’installer un client DHCP sous Windows
  • de réaliser une phase de test avec les commandes winipcfg et ipconfig de Windows

Matériel nécessaire :

Deux machines en dual boot Linux / Windows en réseau.

Les éléments sur l’analyse de trame, notamment les trames bootp, seront retraités lors des TP sur la métrologie.

24.1.1. Installation du serveur

Les paquets sont déjà installés.

Attention : vous pouvez avoir sur votre distribution, plusieurs serveurs DHCP.

dhcpxd est conforme à la RFC 2131. Il fournit un exemple de configuration assez détaillé.

dhcp3, intègre l’inscription auprès d’un DNS Dynamique. C’est ce package que nous allons utiliser dans le TP. Par contre si vous n’avez pas de DNS dynamique sur le réseau, vous devrez mettre en entête du fichier dhcpd.conf, la ligne :

ddns-update-style none;

24.1.2. Configuration du serveur

La configuration consiste à créer 2 fichiers :

  • /etc/dhcp3/dhcpd.conf, ce fichier sert à la configuration même du serveur (plage d’adresses, paramètres distribués),
  • /var/lib/dhcp3/dhcpd.leases, ce fichier va servir à l’inscription des clients. Chaque client DHCP, génère l’écriture d’un enregistrement dans ce fichier. Cela permet le suivi, les statistiques de l’activité du serveur.

24.1.2.1. Le fichier de configuration dhcpd.conf

On n’abordera pas tous les paramètres. Vous trouverez un exemple de fichier commenté qui permet de réaliser cet atelier. Vous pouvez créer ce fichier avec un éditeur.

$>more dhcpd.conf

 

# ici il s’agit du réseau 192.168.0.0

subnet 192.168.0.0 netmask 255.255.255.0 {

 

#La plage d’adresse disponible pour les clients

range 192.168.0.10 192.168.0.20;

 

# Les clients auront cette adresse comme passerelle par défaut

option routers 192.168.0.254;

 

# Ici c’est le serveur de noms, on peut en mettre plusieurs

option domain-name-servers 192.168.0.1;

 

# Enfin on leur donne le nom du domaine

option domain-name « freeduc-sup.org »;

 

# Et l’adresse utilisée pour la diffusion

option broadcast-address 192.168.0.255;

 

# Le bail à une durée de 86400 s par défaut, soit 24 h

# On peut configurer les clients pour qu’ils puissent demander

# une durée de bail spécifique

default-lease-time 86400;

 

# On le laisse avec un maximum de 7 jours

max-lease-time 604800;

 

#Ici on désire réserver des adresses à des machines

group {

#use-host-decl-names indique que toutes les machines dans l’instruction « group »

# auront comme nom, celui déclaré dans l’instruction host.

use-host-decl-names true ;

 

# ici définir les machines

host m1 {

hardware ethernet 00:80:23:a8:a7:24;

fixed-address 192.168.0.125;

} # End m1

 

host m2 {

hardware ethernet a0:81:24:a8:e8:3b;

fixed-address 192.168.0.126;

} # End m2

 

} # End Group

} # End dhcp.conf

 

24.1.2.2. Création d’un fichier d’inscription

Ce fichier doit parfois être créé, sans quoi le serveur DHCP ne pourra pas démarrer. Il suffit de créer un fichier vide. Pour cela, saisissez la commande touch /var/lib/dhcp3/dhcpd.leases. Le fichier est créé. Voici ce qu’il peut contenir après l’inscription du premier client :

[root@master /etc]# more /var/lib/dhcp3/dhcpd.leases

 

lease 192.168.0.10 {

 

starts 1 2002/12/14 18:33:45;

 

ends 1 2002/12/14 18:34:22;

 

hardware ethernet 00:40:33:2d:b5:dd;

 

uid 01:00:40:33:2d:b5:dd;

 

client-hostname « CHA100 »;

 

}

On distingue les informations suivantes : Début du bail, Fin du bail, adresse MAC du client, le nom d’hôte du client. Attention ce nom est différent du nom Netbios utilisé sur les réseaux Microsoft.

24.1.2.3. Activation du serveur

Le serveur est configuré, il n’y a plus qu’à le mettre en route. Utilisez la commande suivante pour arrêter ou activer le service : /etc/init.d/dhcpd3 start | stop.

Le script lance le serveur en mode daemon. Vous pouvez le lancer en avant plan avec la commande dhcpd3 -d. Cela permet de voir les messages et déterminer s’il y a des dysfonctionnement éventuels.

root@master:/etc/dhcp3# dhcpd3 -d

 

Internet Software Consortium DHCP Server V3.0.1rc9

 

Copyright 1995-2001 Internet Software Consortium.

 

All rights reserved.

 

For info, please visit http://www.isc.org/products/DHCP

 

Wrote 1 leases to leases file.

 

Listening on LPF/eth0/00:d0:59:82:2b:86/192.168.0.0/24

 

Sending on LPF/eth0/00:d0:59:82:2b:86/192.168.0.0/24

 

Sending on Socket/fallback/fallback-net

 

CTRL C pour arrêter.

24.1.3. Installation des clients

24.1.3.1. Le client sous Windows

L’installation est assez simple si vous avez déjà une carte réseau et le protocole TCP/IP installé. Utilisez les commandes suivantes: Panneau de configuration/Réseau/Protocole TCP IP/Propriétés/Onglet « adresse ip »/ Cochez Obtenir automatiquement une adresse IP

La configuration est terminée, vous pouvez relancer la machine. Le client interrogera un serveur DHCP pour qu’il lui délivre un bail (sorte d’autorisation de séjour sur le réseau) contenant au minimum une adresse Ip et le masque correspondant .

24.1.3.2. Le client sous Linux

Vous allez réaliser une configuration manuelle

Allez dans le répertoire /etc/network, ouvrez le fichier interfaces. C’est ici qu’est la configuration des cartes installées sur la machine. Remplacez static par dhcp dans la configuration de l’interface eth0. Mettez tous les paramètres de cette interface (address, netmask, network….) en commentaire.

La configuration de la carte est terminée, vous pouvez tester en relançant le service réseau.

Vous pouvez egalement tester dynamiquement en ligne de commande:

root@m1:# dhclient eth0

24.1.4. Procédure de test

Sur Windows vous allez pouvoir utiliser (selon les versions) les commandes IPCONFIG et Winipcfg.

Utilisez ipconfig /? pour voir comment utiliser la commande

Vous pouvez utiliser l’interface graphique winipcfg sous Windows 9x uniquement. Allez dans Démarrer puis Exécuter et saisissez winipcfg. Une fois la fenêtre activée vous pouvez utiliser les fonctions de libération et de renouvellement de bail. Si vous avez plusieurs cartes sur la station, la liste déroulante  » Cartes Ethernet Informations  » vous permet d’en sélectionner une.

24.2. Réalisation du TP

  1. Installez un serveur DHCP minimal sous Linux et vérifiez le bon démarrage du service
  2. Installez un client DHCP sous Linux, vérifiez le bon démarrage du service réseau et l’inscription dans le fichier dhcp.leases du serveur. Testez le renouvellement du bail. Il suffit de relancer le service réseau.
  3. Installez un client DHCP sous Windows, vérifiez le bon démarrage du service réseau et l’inscription dans le fichier dhcp.leases du serveur. Testez le renouvellement du bail.
  4. Modifiez l’étendue du serveur. Vérifiez le bon fonctionnement de la distribution d’adresses aux clients.
  5. Modifiez la configuration du serveur afin qu’il distribue également l’adresse de la passerelle par défaut, l’adresse du serveur de nom. Testez la configuration.
  6. Modifiez la configuration du serveur DHCP afin de réserver une adresse au client, vérifiez que le processus a bien fonctionné.

Chapter 25. Travaux pratiques : installation d’un agent relais DHCP

25.1. Routeur et agent relais DHCP (RFC 1542)

Les trames arp, bootp ne traversent pas les routeurs. Sur un réseau segmenté par des routeurs il est donc impossible de servir tous les segments avec le même serveur DHCP. Il faut donc mettre un serveur DHCP sur chaque segment, ou alors utiliser un agent de relais DHCP.

Un agent relais DHCP relaie les messages DHCP échangés entre un client et un serveur DHCP situés sur des sous-réseaux différents.

Il est généralement installé sur un routeur pour pouvoir diriger les messages vers le serveur DHCP, mais ce n’est pas obligatoire. L’agent doit connaître l’adresse du serveur DHCP mais ne peut pas être lui-même client DHCP.

Serveur DHCP et agent de relais ont des adresses ip statiques. Le dialogue traverse le routeur et se fait en unicast.

Figure 25-1. Dialogue client DHCP, agent de relai DHCPet serveur DHCP

Dialogue client DHCP, agent de relai DHCPet serveur DHCPAprès avoir envoyé une trame de broadcast, le client DHCP dialoque avec l’agent de relai DHCP en unicast (1). L’agent demande une adresse au serveur DHCP dont il connaît l’adresse (2). Le serveur retourne à l’agent une adresse (3) qui est donnée au client DHCP par l’agent (4).

Le principal problème du service DHCP est la mise à jour des serveurs de noms d’hôtes. Bind sous Linux permet la mise à jour dynamique (RFC 2136) grâce à un serveur « updater » qui peut ajouter ou supprimer dynamiquement des enregistrements de ressources. Il faut pour corriger cela installer un serveur DNS dynamique ( DDNS) qui accepte les inscriptions des clients DHCP.

25.2. La maquette

Construisez une maquette en adaptant le schéma ci-dessous :

Figure 25-2. Maquette agent relais DHCP

Maquette agent relais DHCP

Configurez les interfaces réseau de chaque machine, vérifiez que le routeur est opérationnel et que les paquets traversent bien.

25.3. Installation

Les packages : vous avez normalement les paquets sur la distribution Linux (client, serveur et agent de relais) :

Vous allez devoir installer ces produits pour les configurer et disposer de la documentation de ces produits.

Description:

Sous Linux il existe un agent relais DHCP (dhcprelay). Ce produit de l’ISC (Internet Software Consortium) permet de router des requêtes BOOTP et DHCP provenant de clients d’un réseau sur lequel il n’y a pas de serveur DHCP vers un autre segment sur lequel un serveur pourra répondre.

Mode de fonctionnement :

L’agent relais DHCP écoute les requêtes et les réponses BOOTP et DHCP. Quand une requête arrive, l’agent route la requête vers la liste de serveurs spécifiée sur la ligne de commande. Quand une réponse arrive d’un serveur, l’agent transmet la réponse (broadcast ou unicast cela dépend de la réponse) sur le segment d’où provenait la requête (broadcast) ou directement vers le client (unicast).

Ligne de commande :

dhcrelay3 [-p port] [-d] [-q] [-i if0 [… -i ifN ] ]server0 [ …serverN ]

L’agent

– écoute sur toutes les interfaces à moins que certaines

soient spécifiées avec l’option -i,

– utilise, comme le protocole Bootp, le port 67 par défaut

(voir /etc/services ) modifiable avec l’option -p,

– fonctionne en avant-plan avec l’option -d (option debug),

sinon en arrière-plan,

– n’affiche pas les informations de démarrage avec l’option -q,

– utilise les serveurs spécifiés sur la ligne de commande

server0, …serveurN.

Vous allez installer le service serveur DHCP. Inspirez vous de l’exemple ci-dessous :

ddns-update-style none;

 

authoritative;

 

log-facility local7;

subnet 172.16.11.0 netmask 255.255.255.0 {

range 172.16.11.2 172.16.11.253;

option routers 172.16.11.254;

#option domain-name-servers 192.168.90.77;

#option domain-name « pat107.org »;

option broadcast-address 172.16.11.255;

default-lease-time 1200;

max-lease-time 2400;

 

}

 

 

subnet 172.16.12.0 netmask 255.255.255.0 {

range 172.16.12.2 172.16.12.253;

option routers 172.16.12.254;

option broadcast-address 172.16.12.255;

default-lease-time 1200;

max-lease-time 2400;

}

Vous adapterez le fichier de configuration du serveur afin qu’il puisse délivrer des adresses pour les deux étendues d’adresses. Chaque segment représentant une étendue.

Vérifiez que le serveur démarre sans erreurs ni warning avec l’option « -d » (debug). Ne le lancez pas en mode daemon.

roo:~# dhcpd3 -d

Internet Systems Consortium DHCP Server V3.0.1rc14

Copyright 2004 Internet Systems Consortium.

All rights reserved.

For info, please visit http://www.isc.org/sw/dhcp/

Wrote 0 deleted host decls to leases file.

Wrote 0 new dynamic host decls to leases file.

Wrote 1 leases to leases file.

Listening on LPF/eth0/00:08:c7:19:25:75/172.16.11.0/24

Sending on LPF/eth0/00:08:c7:19:25:75/172.16.11.0/24

Sending on Socket/fallback/fallback-net

Vérifiez égalemement que le service est actif et que le port est bien ouvert avec la commande netstat :

Proto Recv-Q Send-Q Adresse locale Adresse distante Etat PID/Program name

udp 64232 0 0.0.0.0:67 0.0.0.0:* 2093/dhcpd3

Installer l’agent relais DHCP et activer le service, toujours en mode debug. La commande « dpkg-reconfigure  » peut également vous permettre de configurer l’agent et indiquer à quel serveur l’agent doit passer les requêtes.

Sur la ligne de commande, on indique à quel serveur doit s’adresser l’agent :

root@PAT109:~# dhcrelay3 172.16.11.1 -d

Internet Systems Consortium DHCP Relay Agent V3.0.1rc14

Copyright 2004 Internet Systems Consortium.

All rights reserved.

For info, please visit http://www.isc.org/sw/dhcp/

Listening on LPF/eth0/00:03:0d:08:63:bf

Sending on LPF/eth0/00:03:0d:08:63:bf

Sending on Socket/fallback

 

regardez, avec la commande netstat sur quel port par défaut l’agent attend les requêtes.

Démarrez le poste client et regardez le dialogue sur les consoles du serveur et de l’agent. Le client doit obtenir une adresse ip.

Voici un extrait du dialogue sur l’agent :

# Transmission de la requête cliente au serveur

forwarded BOOTREQUEST for 00:0a:e4:4e:64:4e to 172.16.11.1

# Transmission de l’adresse reçu du serveur au client

forwarded BOOTREPLY for 00:0a:e4:4e:64:4e to 172.16.12.10

Voici un extrait du dialogue sur le serveur :

# Le serveur reçoit une requête de l’agent

DHCPREQUEST for 172.16.12.10 from 00:0a:e4:4e:64:4e via 172.16.12.1

# Il fournit une adresse ip et la valide

DHCPACK on 172.16.12.10 to 00:0a:e4:4e:64:4e via 172.16.12.1

 

Réalisez une capture de trame du dialogue agent/serveur sur le routeur.

Analysez la capture

Entre le relais DHCP et le serveur DHCP a-t-on utilisé des adresses de diffusion MAC ?

Comment le serveur DHCP sait-il dans quelle plage d’adresse (étendue) il doit puiser l’adresse ?

Fixez un bail à 1 mn et étudiez le mécanisme de renouvellement automatique en examinant une capture de 3 minutes.

Modifiez la configuration du serveur afin de faire de la réservation d’adresse pour le client. Vérifiez le fonctionnement.

Une fois que tout fonctionne, activez tous les services en mode daemon et vérifiez le fonctionnement de la maquette.

Chapter 26. Installation d’un serveur DNS

La résolution de noms – Fiche de cours

La résolution de noms – Fiche de cours

Ce document décrit la procédure d’installation et de configuration d’un serveur de noms sous GNU/Linux

26.1. Description et objectifs de la séquence

Avant d’installer un service quel qu’il soit, il faut s’assurer du bon fonctionnement de la résolution de noms sur le réseau. Pour cela vous avez le choix entre l’utilisation des fichiers hosts ou du service DNS. C’est ce dernier qui sera utilisé. Vous devez être familiarisé avec l’installation de GNU/Linux.

26.2. Qu’est ce que le service de résolution de noms de domaine

Le service de résolution de noms d’hôtes DNS (Domain Name Services), permet d’adresser un hôte par un nom, plutôt que de l’adresser par une adresse IP. Quelle est la structure d’un nom d’hôte?

Nom_d_hôte ou bien Nom_d_hôte.NomDomaine

Exemple : ns1 ou bien ns1.foo.org

Le nom de domaine identifie une organisation dans l’internet, comme, par exemple, yahoo.com, wanadoo.fr, eu.org. Dans les exemples, nous utiliserons un domaine que l’on considère fictif :  » foo.org « . Chaque organisation dispose d’un ou plusieurs réseaux. Ces réseaux sont composés de noeuds, ces noeuds (postes, serveurs, routeurs, imprimantes) pouvant être adressés.

Par exemple, la commande ping ns1.foo.org, permet d’adresser la machine qui porte le nom d’hôte ns1, dans le domaine (organisation) foo.org.

Quelle différence entre la résolution de noms d’hôtes avec un serveur DNS et les fichiers hosts ?

Avec les fichiers hosts, chaque machine dispose de sa propre base de données de noms. Sur des réseaux importants, cette base de données dupliquée n’est pas simple à maintenir.

Avec un service de résolution de noms, la base de données est localisée sur un serveur. Un client qui désire adresser un hôte regarde dans son cache local, s’il en connaît l’adresse. S’il ne la connaît pas il va interroger le serveur de noms.

Tous les grands réseaux sous TCP/IP, et internet fonctionnent (schématiquement) sur ce principe.

Avec un serveur DNS, un administrateur n’a plus qu’une seule base de données à maintenir. Il suffit qu’il indique sur chaque hôte, quelle est l’adresse de ce serveur. Ici il y a 2 cas de figures possibles :

  • soit les hôtes (clients) sont des clients DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol), cette solution est particulière et n’est pas abordée ici. Cette technique est l’objet d’un autre chapitre.
  • soit les clients disposent d’une adresse IP statique. La configuration des clients est détaillée dans ce document.

Normalement un service DNS nécessite au minimum deux serveurs afin d’assurer un minimum de redondance. Les bases de données des services sont synchronisées. La configuration d’un serveur de noms secondaire sera expliquée. Nous verrons également en TP le fonctionnement de la réplication des bases de données (bases d’enregistrements de ressources). On peut parler de bases de données réparties et synchronisées.

26.3. Présentation des concepts

26.3.1. Notion de domaine, de zone et de délégation

Un  » domaine  » est un sous-arbre de l’espace de nommage. Par exemple .com est un domaine, il contient toute la partie hiérarchique inférieure de l’arbre sous jacente au noeud .com.

Un domaine peut être organisé en sous domaines. .pirlouit.com est un sous domaine du domaine .com. Un domaine peut être assimilé à une partie ou sous-partie de l’organisation de l’espace de nommage. Voir la diapositive sur les Domaines, zones et délégations.

Figure 26-1. Les domaines

Figure 26-1. Les domainesUne « zone » est une organisation logique (ou pour être plus précis, une organisation administrative) des domaines. Le rôle d’une zone est principalement de simplifier l’administration des domaines. Le domaine « .com » peut être découpé en plusieurs zones, z1.com, z2.com…zn.com. L’administration des zones sera déléguée afin de simplifier la gestion globale du domaine. Voir la diapositive sur les zones.

Figure 26-2. Les zones

Figure 26-2. Les zones

La délégation consiste à déléguer l’administration d’une zone (ou une sous-zone) aux administrateurs de cette zone. Voir la diapositive sur la délégation.

Figure 26-3. La délégation

Figure 26-3. La délégation

Attention à ces quelques remarques :

  • Un domaine est une organisation de l’espace de nommage. Il peut être attaché à un domaine parent, et/ou peut avoir un ou plusieurs sous-domaines enfants.
  • Les zones correspondent à des organisations administratives des domaines. Un domaine peut être administré par plusieurs zones administratives, mais il est possible aussi qu’une zone serve à l’administration de plusieurs domaines. Prenons l’exemple d’un domaine « MonEntreprise.fr », membre de « .fr ». Il peut être composé de trois sous-domaines France.MonEntreprise.fr, Italie.MonEntreprise.fr, Espagne.MonEntreprise.fr et de deux zones d’administration. Une en France pour les sous-domaines France.MonEntreprise.fr, Italie.MonEntreprise.fr (il n’y a pas de délégation), et une pour Espagne.MonEntreprise.fr, il y a délégation.
  • L’adressage IP correspond à une organisation physique des noeuds sur un réseau IP.
  • L’organisation de l’espace de nommage est complètement indépendante de l’implantation géographique d’un réseau ou de son organisation physique. L’organisation physique est gérée par des routes (tables de routage). L’espace de nommage indique pour un nom de domaine N, quelles sont les serveurs de noms qui ont autorité sur cette zone. Elles ne donnent pas la façon d’arriver à ces machines.
  • Les seules machines connues au niveau de l’espace de nommage, sont les serveurs de nom « déclarés ». Ces informations sont accessibles par des bases de données « whois ».
  • La cohérence (le service de résolution de noms) entre l’organisation de l’espace de nommage global et les organisations internes des réseaux sur internet est réalisée par les serveurs de noms.

26.3.2. le domaine in-addr.arpa

Le principe de la résolution de noms, consiste à affecter un nom d’hôte une adresse IP. On parle de résolution de noms directe. Le processus inverse doit pouvoir également être mis en oeuvre. On parle de résolution de noms inverse ou reverse. Le processus doit fournir, pour une adresse IP, le nom correspondant. Pour cela il y a une zone particulière, in-addr.arpa, qui permet la résolution inverse d’adresse IP. Voir la diapositive sur la résolution inverse.

Figure 26-4. La résolution inverse

La résolution inverse

Par exemple, pour le réseau 192.168.1.0, on créera une zone inverse dans le domaine in-addr.arpa. La zone de recherche inverse dans le domaine deviendra : 1.168.192.in-addr.arpa. Cette zone devra répondre pour toutes les adresses déclarées dans la tranche 192.168.1.0 à 192.168.1.254.

On inscrira dans cette zone tous les noeuds du réseau pour lesquels on désire que la résolution inverse fonctionne. Un serveur de noms peut, pratiquement, fonctionner sans la définition de cette zone tant que le réseau n’est pas relié à l’internet. Si cela était le cas, il faudrait déclarer cette zone, sans quoi, des services comme la messagerie électronique, ne pourrait fonctionner correctement, notamment à causes des règles anti-spam. (Voir www.nic.fr)

26.3.3. Fichiers, structure et contenus

Sur linux nous allons utiliser deux types de fichiers :

  • le fichier /etc/bind/named.conf, qui décrit la configuration générale du serveur DNS,
  • les fichiers qui contiennent les enregistrements de ressources pour la zone dans /etc/bind. On crée, en général, un fichier pour la résolution directe d’une zone, et un fichier pour la résolution inverse.

Les enregistrements ont une structure et un rôle que nous verrons. Le daemon se nomme named, prononcer  » naime dé « .

26.3.4. Principaux types d’enregistrements

Les types d’enregistrements qui enrichissent une base de données DNS sont de plusieurs types, dont voici les principaux :

  • Enregistrement de type SOA (Start Of Authority) : indique l’autorité sur la zone. Ces enregistrements contiennent toutes les informations sur le domaine. Par exemple le délai de mise à jour des bases de données entre serveurs de noms primaires et secondaires, le nom du responsable du site
  • Enregistrements de type NS (Name Server) : ces enregistrements donnent les adresses des serveurs de noms pour le domaine.
  • Enregistrement de type A (Adresse) : ces enregistrements permettent de définir les noeuds fixes du réseau (ceux qui ont des adresses IP statiques). Serveurs, routeurs, switchs …
  • Enregistrements de type MX (Mail eXchanger) : ils servent pour déclarer les serveurs de messagerie. Il faudra déclarer une enregistrement de type MX pour la réalisation du TP sur la messagerie.
  • Enregistrements de type CNAME (Canonical Name) : ils permettent de définir des alias sur des noeuds existants. Par exemple www.foo.org peut être la même machine que web.foo.org. Dans ce cas,  » www  » est un alias (CNAME) de  » web « . Cela permet de différencier le nommage des machines des standards de nommages des services (www, ftp, news, smtp, mail, pop…).
  • Enregistrement de type PTR (Pointeur) : ils permettent la résolution de noms inverse dans le domaine in-addr.arpa.

Ces enregistrements caractérisent des informations de type IN – INternet. Voir l’annexe pour avoir un fichier exemple.

26.3.5. Structure des enregistrements

Structure d’un enregistrement SOA : chaque fichier de ressource de zone commence par un enregistrement de type SOA. Voici un exemple d’enregistrement SOA :

$TTL 38400

foo.org. IN SOA ns1.foo.org. hostmaster.foo.org. (

20001210011 ; numéro de série

10800 ; rafraîchissement

3600 ; nouvel essai

604800 ; Obsolescence après une semaine

86400 ) ; TTL minimal de 1 jour

Caractéristiques des différentes informations :

SOA Start Of Authority, enregistrement qui contient les informations de synchronisation des différents serveurs de nom.

foo.org, donne le nom de la zone. Le nom de la zone, ici « foo.org », peut être remplacé par « l’@ », arobase.

hostmaster.foo.org : la personne qui est responsable de la zone. Le premier point sera remplacé par l’arobase (@) pour envoyer un courrier électronique. Cela deviendra hostmaster@foo.org. En général postmaster, est un alias de messagerie électronique vers l’administrateur du DNS.

  1. Numéro de série sous la forme AAAAMMJJNN, sert à identifier la dernière modification sur le serveur de noms maître. Ce numéro sera utilisé par les serveurs de nom secondaires pour synchroniser leurs bases. Si le numéro de série du serveur de noms primaire est supérieur à celui des serveurs de noms secondaire, alors le processus de synchronisation suppose que l’administrateur a apporté une modification sur le serveur maître et les bases seront synchronisées.
  2. Rafraîchissement : Intervalle de temps donné en seconde pour indiquer au serveur la périodicité de la synchronisation.
  3. Retry : intervalle de temps avant réitération si l’essai précédent n’a pas fonctionné.
  4. Expire : temps au bout duquel le serveur ne remplit plus sa mission s’il n’a pu contacter le serveur maître pour mettre à jour ses données.
  5. TTL : Time To Live, durée de vie des enregistrements. Plus la durée de vie est courte, plus l’administrateur est susceptible de considérer que ses bases sont à jour, par contre cela augmente le trafic sur le réseau.

Enregistrement de type NS pour le domaine foo.org :

foo.org. IN NS ns1.foo.org. ; noter le point final « . »

foo.org. IN NS ns2.foo.org. ; foo.org peut être remplacé par « @ »

; IN signifie enregistrement de type INternet

Le « . » final signifie que le nom est pleinement qualifié. On aurait pu mettre :

@ IN NS ns1

IN NS ns2

« @ » signifie « foo.org » et pour le serveur de nom, comme « ns1 » n’est pas pleinement qualifié, cela équivaut à « ns1.foo.org ».

Enregistrements de type A : nous devons décrire la correspondance Nom / Adresse

ns1.foo.org. IN A 192.168.0.1

ns2.foo.org. IN A 192.168.0.2

localhost.foo.org. IN A 127.0.0.1

S’il y avait d’autres hôtes sur la zone, il faudrait les définir ici.

Enregistrements de type CNAME : Ce sont les alias (Canonical Name). Une requête du type http://www.foo.org sera adressée à ns1.foo.org, puisque www est un alias de ns1.

www IN CNAME ns1.foo.org.

ftp IN CNAME ns1.foo.org.

Enregistrement de type PTR : il serviront à la résolution de noms inverse.

1.0.168.192.in-addr.arpa. IN PTR ns1.foo.org.

2.0.168.192.in-addr.arpa. IN PTR ns2.foo.org.

26.3.6. La délégation

La délégation consiste à donner l’administration d’une partie du domaine à une autre organisation. Il y a transfert de responsabilité pour l’administration d’une zone. Les serveurs de la zone auront autorité sur la zone et auront en charge la responsabilité de la résolution de noms sur la zone. Les serveurs ayant autorité sur le domaine auront des pointeurs vers les serveurs de noms ayant autorité sur chaque zone du domaine.

26.3.7. Serveur primaire et serveur secondaire

Le serveur maître (primaire) dispose d’un fichier d’information sur la zone. Le ou les serveurs esclaves (secondaires) obtiennent les informations à partir d’un serveur primaire ou d’un autre serveur esclave. Il y a  » transfert de zone ». Les serveurs maîtres et esclaves ont autorité sur la zone.

26.3.8. Le cache

L’organisation d’internet est assez hiérarchique. Chaque domaine dispose de ses propres serveurs de noms. Les serveurs peuvent être sur le réseau physique dont ils assurent la résolution de nom ou sur un autre réseau. Chaque zone de niveau supérieur (edu, org, fr…) dispose également de serveurs de nom de niveau supérieur. L’installation du service DNS, installe une liste de serveurs de noms de niveaux supérieurs. Cette liste permet au serveur de résoudre les noms qui sont extérieurs à sa zone. Le serveur enrichit son cache avec tous les noms résolus. Si votre réseau réseau n’est pas relié à internet, vous n’avez pas besoin d’activer cette liste.

Ce fichier est un peu particulier. Il est fourni avec les distributions. Il est utilisé par le serveur de noms à l’initialisation de sa mémoire cache. Si vos serveurs sont raccordés à internet, vous pourrez utiliser une liste officielle des serveurs de la racine (ftp.rs.internic.net).

26.4. Installation et configuration d’un serveur DNS

Processus de configuration

L’application est déjà installée. Pour mettre en place le service de résolution de noms sur un serveur GNU/Linux, on va procéder successivement aux opérations suivantes :

  1. vérifier les fichiers déjà installés,
  2. configurer les fichiers des zones administrées,
  3. configurer les fichiers de transaction sécurisée pour rndc,
  4. démarrer et tester le service serveur.

26.4.1. Fichiers déjà installés

Vous devez normalement avoir déjà les fichiers suivants :

  1. /etc/bind/named.conf, fichier de déclaration des fichiers de ressources
  2. /etc/bind/db.127, zone locale reverse
  3. /etc/bind/db.0, zone locale de broadcast
  4. /etc/bind/db.255, zone locale de broadcast
  5. db.local, zone directe locale
  6. db.root, fichiers des serveurs racine

Le contenu de tous ces fichiers et commentaires se trouve en annexe.

Vous avez également des fichiers particuliers : rndc.key, rndc.conf. rndc, est un outil qui permet de passer des commandes à distance à un serveur de nom. Nous porterons une attention toute particulière à ces fichiers, à leur rôles et à l’utilité de rndc.

Il va suffire de rajouter les fichiers manquants à la zone administrée.

26.4.2. rndc, le fichier de configuration, le fichier de clé

rndc est un outil qui permet de réaliser des transactions sécurisées avec un serveur de nom. Le mode de fonctionnement est dit à « clé partagée », c’est à dire que le client rndc et le serveur bind doivent avoir la même clé. Vous devrez donc configurer le fichier de configuration de rndc et le fichier named.conf avec les mêmes paramètres.

Ces fichiers et exemples sont également fournis en annexe. La clé doit être strictement identique dans les 2 fichiers. Si vous avez un message d’erreur à l’utilisation de rndc, vérifiez bien ces paramètres.

rndc supporte plusieurs paramètres pour passer des commandes au serveur de nom (halt, querylog, refresh, reload, stat…). Utilisez la commande « man rndc » pour en savoir plus.

Dans le fichier rndc, vous allez avoir besoin d’au moins 3 paramètres. rndc utilisera ces paramètres si rien n’est spécifié sur la ligne de commande. Dans les autres cas, vous pouvez passer les paramètres sur la ligne de commande.

Note : vous pouvez vous passer du système de clé mais ce n’est pas conseillé. Commentez tout ce qu’il y a dans le fichier named.conf et qui concerne la clé s’il y a déjà des choses. Renommez le fichier rndc.conf en rndc.conf.orig, ça devrait fonctionner. Vous pouvez tester cela en faisant un /etc/init.d/bind restart. Vous ne devriez pas avoir de message d’erreur.

#Description du serveur et de la clé utilisés par défaut.

#Ici on utilise par défaut le serveur local, avec la clé key-name

options {

default-server localhost;

default-key « <key-name> »;

};

Il est possible de dire quelle clé utiliser en fonction d’un serveur donné.

server localhost {

key « <key-name> »;

};

Enfin il reste à définir la ou les clés avec leur noms et leurs valeurs.

key « <key-name> » {

algorithm hmac-md5;

secret « <key-value> »;

};

Pour créer une nouvelle clé, utilisez la commande :

dnssec-keygen -a hmac-md5 -b <bit-length> -n HOST <key-file-name>

 

#Ici on génère une clé de 512 bits dans un fichier maCLE

dnssec-keygen -a hmac-md5 -b 512 -n HOST maCLE

Le fichier named.conf doit connaître la clé utilisée par le client,

// secret must be the same as in /etc/rndc.conf

key « key » {

algorithm hmac-md5;

secret

« c3Ryb25nIGVub3VnaCBmb3IgYSBtYW4gYnV0IG1hZGUgZm9yIGEgd29tYW4K »;

};

 

mais doit également comprendre les paramètres qui définissent les machines clientes autorisées à passer des commandes avec une directive controls.

controls {

inet 127.0.0.1 allow { localhost; } keys { <key-name>; };

};

 

# Ici on peut passer des commandes à partir de n’importe quelle machine

controls {

inet 127.0.0.1 allow { any; } keys { « key »; };

};

 

# Ici on peut passer des commandes localement

controls {

inet 127.0.0.1 allow { localhost; } keys { « key »; };

};

 

26.4.3. Procédure de configuration du serveur

L’installation a copié les fichiers. Sur une configuration simple vous allez avoir 3 fichiers à créer ou à modifier sur le serveur primaire :

  • /etc/bind/named.conf (fichier de configuration globale du service DNS du serveur de noms primaire),
  • /etc/bind/db.foo.org qui contiendra la description de la correspondance nom-adresse de toutes les machines du réseau
  • /etc/bind/db.foo.org.rev qui contiendra la correspondance inverse adresse-nom (pour la résolution inverse de nom in-addr.arpa).

26.4.4. Configurer les fichiers

Vous pouvez configurer le serveur manuellement, c’est à dire créer les fichiers à l’aide d’un éditeur de texte ou à l’aide d’un outil de configuration graphique. En général on n’installe jamais d’interface graphique sur un serveur pour des questions de sécurité. Nous allons donc créer les fichiers complètement. La configuration est réalisable également à distance avec des requêtes HTTP grâce à des outils comme webmin.

26.4.5. Configuration du DNS manuellement

Le fichier racine pour la configuration du serveur de noms est le fichier /etc/bind/named.conf. Ce fichier est lu au démarrage du service et donne la liste des fichiers qui définissent la base de données pour la zone.

26.4.6. Le fichier named.conf

Voir annexe.

26.4.7. Le fichier db.foo.org

Voir annexe.

Le paramètre @, signifie qu’il s’agit du domaine « foo.org » (le nom tapé après le mot  » zone  » dans le fichier de configuration named.conf). Le paramètre « IN », signifie qu’il s’agit d’un enregistrement de type internet. Notez la présence d’un point (.) après le nom des machines pleinement qualifiés. Sans celui-ci, le nom serait  » étendu « . Par exemple, ns1.foo.org (sans point) serait compris comme ns1.foo.org.foo.org (on rajoute le nom de domaine en l’absence du point terminal). Le point (.) terminal permet de signifier que le nom est pleinement qualifié.

26.4.8. Le fichier db.foo.org.rev

Voir annexe.

26.5. Compléments pratiques

26.5.1. Démarrer ou arrêter le service

Le service (daemon) qui active la résolution de noms s’appelle named prononcer  » naime dé « , mais le script s’appelle bind, ou sur certaines distributions bind9. Je noterai ici bind.

Si vous voulez l’arrêter ou le redémarrer dynamiquement vous pouvez utiliser les commandes suivantes :

# La commande stop utilise souvent rndc.

# rndc doit donc être préalablement configuré.

/etc/init.d/bind stop

/etc/init.d/bind start

Relancer le service serveur de cette façon peut parfois poser problème. En effet cette procédure régénère le cache du serveur. Le service prend également un nouveau PID. Si vous voulez éviter cela, ce qui est généralement le cas, préférez la commande kill -HUP PID de Named. Vous trouverez le PID de named dans /var/run.

26.5.2. Finaliser la configuration

Les fichiers de configuration sont créés. Il ne reste plus qu’à tester. Il faut au préalable configurer le serveur pour que tous les processus clients utilisent le service de résolution de nom. Il vous faut modifier le fichier /etc/resolv.conf :

# nameserver AdresseIpDuServeurDeNom

# Exemple

nameserver 192.168.0.1

Vous pouvez également configurer d’autres clients pour qu’ils utilisent votre serveur de nom.

26.5.3. Procédure de configuration des clients

La description de la configuration de tous les clients possibles n’est pas détaillée. Vous trouverez ci-dessous des éléments pour un client windows 9x et pour un client GNU/Linux.

26.5.4. Avec windows

Il s’agit d’un client windows. Chaque client dispose du protocole TCP/IP, d’une adresse IP. Il faut configurer le client pour lui signifier quel est le serveur de noms qu’il doit consulter. Pour cela il faut aller dans : panneau de configuration – réseau – tcp/ip – Onglet « Configuration DNS ». Vous allez pouvoir définir les paramètres suivants :

  • le nom d’hôte de la machine locale dans le réseau
  • le nom de domaine auquel appartient l’hôte (dans cet exemple c’est foo.org)

Ces 2 paramètres sont facultatifs dans l’atelier qui nous intéresse. Par contre le paramètre « Ordre de recherche DNS » est important. Mettez dessous :

  • L’adresse IP du serveur de noms que vous avez configuré,
  • Cliquez sur ajouter
  • Entrez l’adresse IP du serveur de noms
  • Validez puis relancer la machine

Ce paramètre, définit à la machine locale, l’adresse de l’hôte de destination qui est chargé de la résolution des noms d’hôtes dans le réseau. Cela permet de dire qu’un serveur de noms doit avoir une adresse IP statique sur le réseau.

26.5.5. Avec GNU/Linux

Vous pouvez modifier (en tant que root) le fichier de configuration du « resolver » (/etc/resolv.conf). Exemple (ça tient en deux lignes) :

# Fichier /etc/resolv.conf

search foo.org

nameserver 192.168.1.1 # mettre votre DNS

26.6. Procédure de tests

Attention au fichier hosts et au fichier host.conf. Prenez le temps de regarder ce qu’il y a dedans. Faites une copie de sauvegarde de ces fichiers et renommez les. Vérifiez au besoin leur utilité avec les commandes man host.conf et man hosts.

Vous pouvez tester votre configuration avant même d’avoir configuré un client. Sur la même machine vous allez utiliser un service client du serveur (commande ping) qui utilisera un service serveur (DNS).

Test sur le serveur de noms : Tapez la commande ping ftp.foo.org. Si la commande répond, le serveur fonctionne. En effet ftp est un alias de ns1 dans la zone foo.org.

Test sur le client : Avant de lancer une commande, vous devez vérifier que vous n’avez pas de fichier hosts local, sinon vous devez le supprimer.

Pourquoi ? L’utilisation de fichiers hosts et d’un serveur de noms n’est pas exclusif. Dans bien des environnements, le fichier hosts est consulté avant le serveur de noms (notamment windows, GNU/Linux à moins que ce ne soit précisé). Si vous avez un fichier hosts sur la machine, vous pouvez avoir des résultats qui ne sont pas ceux attendus.

26.6.1. Vérifier la résolution de noms :

Pensez à bien vérifier le nom d’hôte de votre machine avec la commande hostname, au besoin, sous root, modifiez ce nom, toujours avec cette commande. Fermez les sessions et rouvrez les, vous aurez le bon nom d’hôte qui s’affichera sur votre console.

Mettons que le réseau soit configuré de la façon suivante :

Nom d’hôte Alias (CNAME) Adresse IP Serveur

ns1 www

ftp

mail

ns1 192.68.1.1

Client 1 Cli1 192.68.1.2

Pour vérifier le fonctionnement de la résolution de noms à partir du client cli1, vous pouvez utiliser les commandes suivantes :

– ping ns1

– ping cli1

Vous pouvez également tester la résolution des alias (CNAME) avec les commandes :

ping mail.foo.org

ping www.foo.org

ping ftp.foo.org

ping ns1.foo.org

C’est bien la même adresse IP (voir le cache arp) qui répond, la machine a donc bien plusieurs noms.

Si vous voulez vérifier que c’est bien le serveur de noms qui réalise la résolution, il existe plusieurs solutions. La plus simple est d’arrêter le service serveur avec la commande /etc/init.d/bind stop, puis de refaire les manipulations. Aucune machine n’est atteignable en utilisant son nom, mais cela est toujours possible en utilisant l’adresse IP.

26.7. Dépannage et outils

Les sources de dysfonctionnement des services de noms peuvent être nombreuses et parfois complexes à résoudre. Voici quelques outils et méthodes qui peuvent être utilisées.

26.7.1. Les erreurs de chargement de bind

Si vous avez une erreur similaire à celle-ci :

Problème de clés entre named et rndc

root@knoppix:/etc/bind# /etc/init.d/bind9 stop

Stopping domain name service: namedrndc: connection to remote host closed

This may indicate that the remote server is using an older version of

the command protocol, this host is not authorized to connect,

or the key is invalid.

Le problème est lié à rndc, et souvent à des clés qui sont différentes ou mal définies entre named.conf et rndc.conf. Vérifiez donc bien tous les paramètres.

Vérifiez dans les journaux (en général /var/log/daemon) qu’il n’y a pas d’erreur de chargement de named. Voici un exemple de log.

# Log après chargement des zones

Apr 8 23:12:46 knoppix named[1066]: starting BIND 9.2.1

Apr 8 23:12:46 knoppix named[1066]: using 1 CPU

Apr 8 23:12:46 knoppix []

 

named[1068]: loading configuration from ‘/etc/bind/named.conf’

named[1068]: no IPv6 interfaces found

named[1068]: listening on IPv4 interface lo, 127.0.0.1#53

named[1068]: listening on IPv4 interface eth0, 192.168.90.100#53

named[1068]: command channel listening on 127.0.0.1#953

named[1068]: zone 0.in-addr.arpa/IN: loaded serial 1

named[1068]: zone 127.in-addr.arpa/IN: loaded serial 1

named[1068]: zone 255.in-addr.arpa/IN: loaded serial 1

named[1068]: zone localhost/IN: loaded serial 1

named[1068]: zone foo.org/IN: loaded serial 2003040101

Apr 8 23:12:46 knoppix named[1068]: running

Ou encore avec la commande ps :

root:# ps aux | grep named

root 1066 0.0 1.6 10312 2136 ? S 23:12 0:00 /usr/sbin/named

root 1067 0.0 1.6 10312 2136 ? S 23:12 0:00 /usr/sbin/named

root 1068 0.0 1.6 10312 2136 ? S 23:12 0:00 /usr/sbin/named

root 1069 0.0 1.6 10312 2136 ? S 23:12 0:00 /usr/sbin/named

root 1070 0.0 1.6 10312 2136 ? S 23:12 0:00 /usr/sbin/named

Vous pouvez également faire des tests successifs pour tester la résolution de nom.

#Vérification avec des ping

 

root@ns1:~# ping -c1 ns1.foo.org

PING ns1.foo.org (192.168.90.100): 56 data bytes

64 bytes from 192.168.90.100: icmp_seq=0 ttl=64 time=0.1 ms

— ns1.foo.org ping statistics —

1 packets transmitted, 1 packets received, 0% packet loss

round-trip min/avg/max = 0.1/0.1/0.1 ms

 

root@ns1:~# ping -c1 www.foo.org

PING ns1.foo.org (192.168.90.100): 56 data bytes

64 bytes from 192.168.90.100: icmp_seq=0 ttl=64 time=0.1 ms

— ns1.foo.org ping statistics —

1 packets transmitted, 1 packets received, 0% packet loss

round-trip min/avg/max = 0.1/0.1/0.1 ms

26.7.2. nslookup, dig

La commande nslookup est de moins en moins utilisée, nous la verrons donc pas. Nous allons voir l’utilisation de dig.

Ces commandes sont très largement utilisées par les administrateurs de réseau pour résoudre les problèmes liés aux services de résolution de noms.

Tests avec dig :

# Test sur une zone

root@knoppix:/etc/bind# dig any foo.org

; <<>> DiG 9.2.1 <<>> any foo.org

;; global options: printcmd

;; Got answer:

;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 32752

;; flags: qr aa rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 2, AUTHORITY: 0, ADDITIONAL: 1

 

;; QUESTION SECTION:

;foo.org. IN ANY

 

;; ANSWER SECTION:

 

foo.org. 604800 IN SOA ns1.foo.org. \

root.ns1.foo.org. 2003040102 604800 86400 2419200 604800

foo.org. 604800 IN NS ns1.foo.org.

 

;; ADDITIONAL SECTION:

ns1.foo.org. 604800 IN A 192.168.90.100

 

;; Query time: 7 msec

;; SERVER: 192.168.90.100#53(192.168.90.100)

;; WHEN: Tue Apr 8 23:30:05 2003

;; MSG SIZE rcvd: 100

 

# Récupération de l’enregistrement SOA d’une zone

 

root@knoppix:/etc/bind# dig soa foo.org

 

; <<>> DiG 9.2.1 <<>> soa foo.org

;; global options: printcmd

;; Got answer:

;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 15982

;; flags: qr aa rd ra; QUERY:1, ANSWER:1, AUTHORITY:1, ADDITIONAL:1

 

;; QUESTION SECTION:

;foo.org. IN SOA

 

;; ANSWER SECTION:

 

foo.org. 604800 IN SOA ns1.foo.org. \

root.ns1.foo.org. 2003040102 604800 86400 2419200 604800

 

;; AUTHORITY SECTION:

foo.org. 604800 IN NS ns1.foo.org.

 

;; ADDITIONAL SECTION:

ns1.foo.org. 604800 IN A 192.168.90.100

 

;; Query time: 2 msec

;; SERVER: 192.168.90.100#53(192.168.90.100)

;; WHEN: Tue Apr 8 23:30:43 2003

;; MSG SIZE rcvd: 100

 

#Vérification de la résolution de nom sur www.foo.org

 

root@knoppix:/etc/bind# dig www.foo.org

 

; <<>> DiG 9.2.1 <<>> www.foo.org

;; global options: printcmd

;; Got answer:

;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 52961

;; flags: qr aa rd ra; QUERY:1, ANSWER:2, AUTHORITY:1, ADDITIONAL:0

 

;; QUESTION SECTION:

;www.foo.org. IN A

 

;; ANSWER SECTION:

www.foo.org. 604800 IN CNAME ns1.foo.org.

ns1.foo.org. 604800 IN A 192.168.90.100

 

;; AUTHORITY SECTION:

foo.org. 604800 IN NS ns1.foo.org.

 

;; Query time: 3 msec

;; SERVER: 192.168.90.100#53(192.168.90.100)

;; WHEN: Tue Apr 8 23:31:49 2003

;; MSG SIZE rcvd: 77

 

# Vérification de la résolution de nom inverse.

 

root@ns1:/etc/bind# dig ptr 100.90.168.192.in-addr.arpa

; <<>> DiG 9.2.1 <<>> ptr 100.90.168.192.in-addr.arpa

;; global options: printcmd

;; Got answer:

;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 30642

;; flags: qr aa rd ra; QUERY:1, ANSWER:1, AUTHORITY:1, ADDITIONAL:0

;; QUESTION SECTION:

;100.90.168.192.in-addr.arpa. IN PTR

 

;; ANSWER SECTION:

100.90.168.192.in-addr.arpa. \

604800 IN PTR ns1.90.168.192.in-addr.arpa.

 

;; AUTHORITY SECTION:

90.168.192.in-addr.arpa. \

604800 IN NS ns1.90.168.192.in-addr.arpa.

 

;; Query time: 7 msec

;; SERVER: 192.168.90.100#53(192.168.90.100)

;; WHEN: Tue Apr 8 23:45:39 2003

;; MSG SIZE rcvd: 77

26.7.3. Le cache du DNS

Le cache permet également de détecter certaines causes d’erreurs. Le problème est qu’il est en mémoire. Pour le récupérer sous la forme d’un fichier utilisez la commande kill -INT PID de named. Vous récupérez un fichier /var/named/named_dump.db que vous pouvez exploiter.

26.7.4. Les journaux

Si vous êtes en phase de configuration, pensez (ce doit être un réflexe) à consulter les fichiers de journalisation, notamment /var/log/messages. Cette opération permet dans bien des cas de corriger des erreurs qui se trouvent dans les fichiers de configuration. Voici comment procéder :

  • Arrêt du serveur
  • Nettoyage du fichier > /var/log/messages
  • Démarrage du serveur
  • Consultation des logs : cat /var/log/daemon.log | more

Pour les fichiers logs, utilisez, si le fichier est trop gros la commande tail :

# tail -N NomFichier

# Affiche les N dernières lignes d’un fichier

# Par exemple, affiche les 250 dernières lignes d’un fichiers

# tail -n 250 /var/log/daemon.log | more

26.8. Remarques

Si vous désirez mettre en place la résolution de noms sur un réseau local, il n’y a pas grand chose de plus à réaliser. Il faut rajouter les enregistrements de type MX pour la messagerie, cette opération sera réalisée pendant la configuration du service de messagerie. Il faut également mettre en place un service de synchronisation des bases de données avec un serveur secondaire pour assurer le service d’un serveur de noms de backup.

Si vous désirez vous relier sur internet, le processus est plus complexe. Il faudra approfondir la description des enregistrements et la structure des fichiers.

Par convention, on considère que chaque domaine dispose d’au moins 1 serveur de noms primaire et un serveur de noms secondaire afin d’assurer une redondance en cas de panne d’un serveur. Les clients réseau seront configurés pour utiliser indifféremment le serveur de noms primaire ou les serveurs de nom secondaires. Il en résulte une duplication de la base de données du DNS primaire sur les serveurs secondaires. La base de données est rafraîchie en fonction des paramètres de l’enregistrement SOA. Ce procédé met en oeuvre un principe de base de données répartie. Vous trouverez quelques éléments dans les annexes qui suivent.

26.9. Annexes

26.9.1. Annexe 1 – extraits de fichiers de configuration

Les extraits ci-dessous d’une zone fictive foo.org peuvent servir d’exemple pour bâtir une zone.

Si on respecte les conventions utilisées sur internet, voici ce que l’on devrait avoir :

  • le serveur ftp est accessible par l’adresse ftp.foo.org
  • le serveur http par l’adresse www.foo.org
  • le serveur de noms primaire par ns1.foo.org
  • le serveur de messagerie mail.foo.org
  • le serveur de news news.foo.org, etc.

ftp, www, mail sont des alias (canonical name ou CNAME) de la machine ns1 dans le domaine foo.org

Nous aurons donc sur le serveur de noms 5 enregistrements dans la zone foo.org qui concernent la machine ns1.foo.org : un enregistrement de type A pour déclarer ns1 quatre enregistrements de type CNAME pour la machine ns1.

Nous aurons également, dans la zone reverse in-addr.arpa, 1 enregistrement de type pointeur (PTR) pour chaque enregistrement de type A dans la zone directe. Enfin, pour le serveur de messagerie, il faut également un enregistrement de type MX.

Tous les fichiers concernant la zone locale, et un fichier named.conf sont déjà installés sur votre machine.

; db.local

; Résolution directe pour la zone locale

; BIND data file for local loopback interface

;

$TTL 604800

@ IN SOA localhost. root.localhost. (

1 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS localhost.

@ IN A 127.0.0.1

 

; db.127

; Résolution inverse pour l’adresse de loopback

; BIND reverse data file for local loopback interface

;

$TTL 604800

@ IN SOA localhost. root.localhost. (

1 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS localhost.

1.0.0 IN PTR localhost.

 

; db.0

; Résolution inverse pour la zone de broadcast

; BIND reverse data file for broadcast zone

;

$TTL 604800

@ IN SOA localhost. root.localhost. (

1 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS localhost.

 

; db.255

; Résolution inverse pour la zone de broadcast;

; BIND reverse data file for broadcast zone

;

$TTL 604800

@ IN SOA localhost. root.localhost. (

1 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS localhost.

 

; db.root

; fichier des serveurs de noms de l’internet

; vous pouvez le consulter sur votre disque.

 

; db.foo.org

; fichier directe pour la zone foo.org

; BIND data file for local loopback interface

;

$TTL 604800

@ IN SOA ns1 root.ns1 (

2003040102 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS ns1

ns1 IN A 192.168.90.100 ; @ ip du serveur de nom

www IN CNAME ns1

ftp IN CNAME ns1

 

; db.foo.org.rev

; fichier de résolution inverse pour la zone foo

; BIND data file for local loopback interface

;

$TTL 604800

@ IN SOA ns1 root.ns1 (

2003040102 ; Serial

604800 ; Refresh

86400 ; Retry

2419200 ; Expire

604800 ) ; Negative Cache TTL

;

@ IN NS ns1

100 IN PTR ns1

 

 

; fichier named.conf du serveur primaire

// C’est le fichier principal de configuration des DNS

// C’est ici que sont réalisées, pour chaque zone, les déclarations

// des fichiers de ressources.

 

options {

directory « /var/cache/bind »;

// Serveurs à prévenir pour les transferts de zone

forwarders {0.0.0.0;};

};

 

// Ici les paramètres pour les clés rndc

// Les paramètres doivent être strictement identiques à celui

// du fichier rndc.key ou rndc.conf

// Si vous avez des messages d’erreur à l’utilisation

// de cette commande, vérifier le contenu des fichiers.

 

 

key « rndc-key » {

algorithm hmac-md5;

secret « c3Ryb25nIGVub3VnaCBmb3IgYSBtYW4gYnV0IG1hZGUgZm9yIGEgd29tYW4K »;

};

 

# Autorisations rndc sur la machine.

controls {

inet 127.0.0.1 allow {localhost;} keys {« rndc-key »;};

};

 

// Indication pour les serveurs racines

zone « . » {

type hint;

file « /etc/bind/db.root »;

};

 

 

// be authoritative for the localhost forward

// and reverse zones, and for

// broadcast zones as per RFC 1912

zone « localhost » {

type master;

file « /etc/bind/db.local »;

};

 

zone « 127.in-addr.arpa » {

type master;

file « /etc/bind/db.127 »;

};

 

zone « 0.in-addr.arpa » {

type master;

file « /etc/bind/db.0 »;

};

 

zone « 255.in-addr.arpa » {

type master;

file « /etc/bind/db.255 »;

};

 

 

//zone directe de foo

zone « foo.org » {

type master;

file « /etc/bind/db.foo.org »;

};

 

//Zone reverse pour 192.168.90.

zone « 90.168.192.in-addr.arpa » {

type master;

file « /etc/bind/db.foo.org.rev »;

};

 

 

; fichier name.conf du serveur secondaire

; L’entête de bouge pas

; Tout ce qui concerne localhost non plus car chaque DNS

; est primaire pour les zones locales

; on ajoute la déclaration des autres zones, le fichier

; de stockage et l’adresse IP du serveur primaire pour

; pouvoir réaliser les transferts de zone.

 

; Déclaration de la zone foo.org

 

zone « foo.org » {

type slave;

file « /etc/bind/db.foo.org »;

masters {192.168.90.1;};

};

 

zone « 90.168.192.in-addr.arpa » {

type slave;

file « /etc/bind/db.foo.org.rev »;

masters {192.168.90.1;};

};

 

; fichier rndc.conf

/* $Id: cours-dns.xml,v 1.10 2004/12/29 18:55:06 jaazzouz Exp $ */

/*

* Exemple de fichier de rndc.conf, pris pour les TP

*/

 

options {

default-server localhost;

default-key « rndc-key »;

};

 

server localhost {

key « rndc-key »;

};

 

key « rndc-key » {

algorithm hmac-md5;

secret « c3Ryb25nIGVub3VnaCBmb3IgYSBtYW4gYnV0IG1hZGUgZm9yIGEgd29tYW4K »;

};

 

; fichier rndc.key

 

key « rndc-key » {

algorithm hmac-md5;

secret « 49khYQyHfO4AqYO9K7by6Q== »;

};

26.9.2. Annexe 2 – Serveur primaire et serveur secondaire

Pour configurer le serveur secondaire, vous n’avez pas grand chose à faire. Copiez le fichier named.conf du primaire sur le secondaire. Voyez l’exemple ci-dessus. Le dns secondaire téléchargera (processus de transfert de zone) les fichiers de ressources du dns primaire. Attention, le dns secondaire pour une zone est toujours dns primaire pour la zone locale localhost.

On remplace la définition masters par slave sauf pour la zone locale et les fichiers db.local et db.127 qui sont lus localement. Ensuite vous avez rajouté l’adresse du serveur à partir duquel le transfert de zone doit s’effectuer.

Activer les serveurs de noms et analyser les traces (log) sur les 2 serveurs. Corrigez toutes les erreurs jusqu’à ce que cela fonctionne. Vous devriez obtenir la trace selon laquelle il y a eu un transfert de zone entre le serveur maître et le serveur esclave. Exemple :

Apr 6 plibre named[8821]: send AXFR query 0 to 195.115.88.38

Expérience 1 :Vous pouvez expérimenter un échange entre un serveur de noms primaire et un serveur esclave. Modifiez sur le serveur primaire le N° de série comme si vous aviez modifié les fichiers de ressources de ns1 et relancez le service. Vérifiez le transfert de zone a mis à jour la base de données répartie.

Expérience 2 : Vous pouvez expérimenter une autre procédure d’échange, mais cette fois sans relancer le serveur de noms secondaire. Modifiez d’abord sur les deux serveurs le délai de rafraîchissement et mettez le à 2 ou 3 minute. Relancez les services. Modifiez sur le serveur primaire le N° de série dans l’enregistrement SOA, comme si vous aviez modifié les fichiers de ressources de ns1 et relancez le service. Si vous attendez, vous verrez la synchronisation s’opérer (trace dans les fichiers de logs). Vous découvrez ainsi le mode de fonctionnement de synchronisation des serveurs de noms sur internet.

Remarque : si vous voulez, sur ces serveurs assurer la gestion de plusieurs domaines, il suffit de rajouter les définitions de ressources pour ces domaines, puis de déclarer ces zones dans /etc/named.conf.

Notez également que la notion d’autorité est différente de la notion de serveur maître ou serveur esclave. En effet si vous avez en charge la gestion de deux zones (Z1 et Z2), vous pouvez mettre deux serveurs ayant autorité sur ces zones (ns1 et ns2), par contre ns1 peut être serveur maître pour Z1 et secondaire pour Z2, et ns2 peut être serveur maître pour Z2 et esclave pour Z1.

26.9.3. Annexe 3 – Mise en place d’une délégation de zone

Prenons l’exemple d’une zone sd d’adresse 192.168.254.0, rattachée à foo.org. Nous allons mettre en place une délégation de zone pour sd. La résolution des noms de la zone sd.foo.org est prise en charge par les serveurs de noms de la zone sd, nous n’avons donc pas à nous en occuper. Par contre nous devons déclarer ces serveurs afin de maintenir la cohérence de la hiérarchie.

Configuration de la délégation : sur le serveur de noms de la zone foo.org il faut rajouter les enregistrements qui décrivent les serveurs de noms de la zone sd.foo.org dans le fichier de zone db.foo.org.

sd 86400 NS ns1.sd.foo.org.

86400 NS ns2.sd.foo.org.

Et les enregistrements qui déterminent les adresses de ces serveurs de noms.

ns1.sd.foo.org. IN A 192.168.254.1

ns2.sd.foo.org. IN A 192.168.254.2

La délégation de la zone in-addr.arpa : Dans la pratique, cette délégation est différente car la zone inverse ne dépend pas de la zone supérieure, mais d’une autre entité (in-addr). Le processus est donc un peu différent.

Pourquoi ? parce que cette zone reverse est gérée par l’entité qui gère l’espace 192.168.0 à 192.168.255 et il est fort probable que ce n’est pas la zone foo qui assure la résolution inverse pour tous les réseaux compris entre 192.168.0 et 192.168.255.

Ceci dit, cela n’empêche pas de réaliser cela sur une maquette. Il est possible de mettre en place cette résolution inverse. Nous allons donc considérer que la zone foo.org assure la résolution de noms inverse du réseau 192.168.254. Ce reviendrait à considérer que dans la réalité, la zone sd serait un sous domaine de foo. La configuration ici est simple, les masques de sous-réseaux utilisés ici sont ceux par défaut (255.255.255.0) pour la classe C. Le principe pour la zone inverse est identique à celui de la zone directe. Il suffit de rajouter dans le fichier db.0.168.192 les enregistrements suivants :

sd.foo.org. IN NS ns1.sd.foo.org.

IN NS ns2.sd.foo.org.

1.0.168.192.in-addr.arpa 86400 IN PTR ns1.sd.foo.org.

2.0.168.192.in-addr.arpa 86400 IN PTR ns2.sd.foo.org.

26.9.4. Annexe 3 – Outils de diagnostic et de contrôle

http://www.dnsreport.com/tools/dnsreport.ch Le plus complet pour les tests. Il explique assez bien les problèmes et les modifications à faire pour les résoudre. Avec le serveur eclis, on peut arriver à n’avoir que 2 warnings: « Multiple MX records » et « Mail server host name in greeting » qui correspondent respectivement au fait que l’on a pas de serveur de mail de secours et que l’on fait du virtual hosting. Note: ce test utilise un des root name serveur au hasard. Il faut faire le test plusieurs fois pour avoir un aperçu complet de la situation.

http://www.zonecut.net/dns/ Affiche la situation vue depuis un root name serveur pris au hasard et ce avec une jolie représentation graphique. Là aussi il faut tester plusieurs fois pour avoir un aperçu complet. Les quelques lignes de résumé à la fin sont intéressantes.

http://www.squish.net/dnscheck/dnscheck.cgi Le seul qui fait un test exhaustif de tout les root name serveur et qui fait un résumé pertinent à la fin. Il est un peut lent mais ça va finalement plus vite que de tester 10 fois les autres outils pour passer en revue tout les root name serveurs… ça démontre bien, avec des probabilités en pouces, pourquoi on obtient pas toujours les mêmes résultats quand il y a un problème avec les DNS.

Chapter 27. Travaux dirigés : installation du service DNS

27.1. Présentation – le contexte

Vous utilisez deux machines M1 et M2.

M1 sera serveur primaire de votre zone, il est également serveur HTTP, serveur FTP, serveur de messagerie et serveur de news.

M2 sera client de M1 pour les trois premières parties du TP et serveur secondaire pour la quatrième partie.

Vous prendrez l’adresse de réseau 192.168.x.0. x est variable pour chacun des binômes du groupe. La valeur sera donnée par votre enseignant. Vous remplacerez x par la valeur fournie tout au long de ce document (TD et TP).

Votre domaine est couleur ou couleur est une variable que vous donnera votre enseignant. Couleur prendra une des valeurs rouge, vert, bleu…

On considère que M1 est serveur web, serveur ftp, serveur de messagerie et serveur de news.

Voici les noms qui sont assignés :

  • Serveur de noms primaire : ns1
  • Serveur HTTP : www
  • Serveur ftp : ftp
  • Serveur de noms secondaire : ns2
  • Serveur de mail : mail
  • Serveur de news : news

Rédigez les éléments des fichiers named.conf des serveurs primaires et secondaires de votre zone. Vous rédigerez également les fichiers de ressources de la zone couleur.org.

Vous utiliserez les documents fournis dans la fiche de cours et en annexe.

Chapter 28. Travaux pratiques : installation du service DNS

28.1. Présentation

Vous utilisez deux machines M1 et M2. Le TP comporte quatre parties.

  1. Première partie : préparation de votre environnement réseau client et serveur
  2. Deuxième partie : configuration de la résolution de noms pour la zone directe :

M1 sera serveur de noms

M2 sera client de M1

Test de la configuration à l’aide des commandes ping, et de requêtes ftp, http

  1. Troisième partie : configuration de la résolution de noms pour la zone reverse

Test de la configuration à l’aide de dig

  1. Quatrième partie : mise en place du serveur secondaire, modification de l’enregistrement SOA du serveur primaire
  2. Test du transfert de zone

Vous utiliserez les documents réalisés en TD.

28.2. Préparation de votre environnement réseau client et serveur

Ouvrez une session et passez administrateur

Renommez sur les deux machines les fichiers /etc/hosts (mv /etc/hosts /etc/hosts.original) afin d’éviter les effets de bords sur la résolution de noms.

28.3. Installation du serveur de noms primaire

Procédure de configuration du serveur

Vérifiez que vous avez bien les fichiers de configuration de la zone locale, sinon vous devez commencer par là. Vous compléterez ensuite la configuration pour votre zone. Faites une copie de sauvegarde de ces fichiers.

  • /etc/bind/named.conf (fichier de configuration du serveur de noms primaire),
  • /etc/bind/db.couleur.org qui contiendra la description de la correspondance nom-adresse de toutes les machines de votre zone.
  • /var/db.couleur.org.rev qui contiendra la correspondance inverse adresse-nom (pour la résolution inverse de nom in-addr.arpa).

Vérifiez et validez la configuration des clés de rndc.conf et named.conf.

28.3.1. Configuration du service serveur DNS manuellement

Faites la configuration du serveur (fichiers named.conf, ressources, rndc).

Démarrer le serveur.

Vérifier le bon fonctionnement (traces dans les journaux, processus) de named et rndc.

Corrigez tant qu’il y a des erreurs.

28.3.2. Configuration du service client manuellement

  • Les services clients de M1 et M2 doivent être configurés pour utiliser le service de résolution de noms.
  • Modifiez sur les deux machines le fichier /etc/resolv.conf.
  • Relancez le service réseau.
  • Testez la configuration
  • Vérifiez que la résolution de noms fonctionne sur :

www.couleur.org

ftp.couleur.org

mail.couleur.org ….

  • Corrigez tant que cela ne fonctionne pas.
  • Vérifiez à ‘aide la commande ping, de requêtes FTP ou HTTP à partir d’un client, que le serveur de noms retourne bien les enregistrements.

Vérifiez à l’aide la commande dig, que le serveur répond bien sur différents types de requêtes (dig any, dig www, dig soa).

28.4. Configuration de la zone reverse

Configurez à l’aide des fichiers fournis en annexe, la zone inverse (reverse). Ceci consiste à rajouter une déclaration dans le fichier named.conf. Créez le fichier de ressource correspondant.

Relancez le service named, vérifiez les journaux, corrigez les éventuelles erreurs.

Vérifiez à l’aide de dig que les requêtes de type dig ptr fonctionnent.

28.5. Installation du serveur de noms secondaire

Sur M2 vérifiez que vous avez bine les fichiers de déclaration pour la zone locale. Ajoutez et déclarez les zones directe et inverses pour votre zone.

Activez le serveur secondaire, vérifiez que le service est actif et vérifiez également dans les journaux qu’il n’y a pas d’erreurs.

Vous devez avoir dans /var/log/daemon, une trace qui confirme le transfert de zone.

N’allez pas plus loin tant que cela n’est pas en parfait état de fonctionnement.

28.5.1. Procédure de test du serveur secondaire

Arrêtez sur le serveur primaire le service named.

Configurez un client pour qu’il puisse utiliser aussi bien le serveur primaire que le serveur secondaire. Ajouter pour cela un enregistrement de déclaration du serveur secondaire sur le client.

Testez le fonctionnement du serveur secondaire, à partir d’un client, en utilisant des requêtes sur www.couleur.org ou ftp.couleur.org.

C’est le serveur secondaire qui doit répondre, le serveur primaire étant inactif.

Vérifier cela avec la commande dig.

28.6. Test de l’enregistrement SOA

Modifiez au minimum le temps de rafraîchissement des enregistrements du serveur Primaire. (2 ou 3 mn). Modifiez également le N° de série. Relancez le serveur primaire et vérifiez dans les logs que le transfert de zone s’effectue bien.

Faites une modification sur votre fichier de ressources db.couleur.org et modifiez le N° de série. Attendez quelques minutes, vous devriez trouver une trace de synchronisation des bases de données des serveurs, sans avoir eu besoin de relancer aucun serveur.

Chapter 29. Installation d’un serveur NFS

Le partage de fichiers pour les clients Unix

Le partage de fichiers pour les clients Unix

29.1. Résumé

Pourquoi un service NFS alors que celui-ci est très peu utilisé sur les environnements Windows et qu’il n’existe à ma connaissance pas de produits libres client ou serveur pour Windows. Pour deux raisons :

La première est que le service NFS est très largement employé dans les environnement Unix/Linux. Si vous avez des machines sous Linux vous utiliserez NFS. Il est donc nécessaire de connaître les procédures de configuration et d’utilisation de ce service.

La deuxième concerne Windows. Vous aurez sans doute un jour envie ou besoin d’installer le produit Windows Services For Unix (WSFU) de Microsoft. Ce produit disponible déjà sous Windows NT4 Server et mis à jour pour Windows 2000, offre de nombreux outils d’administration de type Unix pour Windows, dont un service NFS.

Nous allons voir, dans un environnement Linux, comment utiliser le service NFS.

29.2. Installation des produits clients et serveurs

Sur une debian, et donc sur la Freeduc-Sup, vous pouvez installer les outils nécessaires sur un serveur grâce à apt-get.

Sur le serveur, il faut installer portmap, nfs-common, et nfs-kernel-server.

apt-get install portmap nfs-common nfs-kernel-server

Sur le client, il est faut installer nfs-common et portmat.

apt-get install portmap nfs-common

En ce qui concerne les sécurités, sachez que NFS utilise le wrapper tcp (tcpd). Il est possible de configurer la sécurité via les fichiers /etc/hosts.allow et /etc/hosts.deny. Les protocoles à ouvrir sur le serveur sont statd, nfsd, lockd, rquotad et mountd. Sur le client, il faut permettre à statd d’accèder à localhost.

Vous pouvez activer NFS par la commande /etc/init.d/nfs-kernel-server start. Il vous faudra au préalable avoir défini les ressources à partager (exporter).

Les programmes sur lequel s’appuie le service NFS utilisent les RPC (Remote Procedure Call). Ils s’inscrivent donc auprès du service portmap qui met à jour sa table de service rpc. Voici un extrait de ce que donne la commande rpcinfo -p

program vers proto port

100000 2 tcp 111 portmapper

100000 2 udp 111 portmapper

100003 2 udp 2049 nfs

100003 3 udp 2049 nfs

100003 2 tcp 2049 nfs

100003 3 tcp 2049 nfs

100021 1 udp 33065 nlockmgr

100021 3 udp 33065 nlockmgr

100021 4 udp 33065 nlockmgr

100021 1 tcp 38399 nlockmgr

100021 3 tcp 38399 nlockmgr

100021 4 tcp 38399 nlockmgr

100005 1 udp 967 mountd

100005 1 tcp 970 mountd

100005 2 udp 967 mountd

100005 2 tcp 970 mountd

100005 3 udp 967 mountd

100005 3 tcp 970 mountd

Voici maintenant les processus qui doivent être actifs sur le serveur NFS.

portmap gére le catalogue des programmes RPC,

mountd est chargé des opérations de montage/démontage d’arborescence,

nfsd exécute les primitives d’accès aux fichiers – requêtes émanant des clients.

29.2.1. Les fichiers de configuration du serveur NFS

/etc/exports décrit ce que le serveur exporte, vers quelles machines le serveur exporte, avec quelles autorisations. Il s’agit d’un fichier texte, qui est éditable avec n’importe quel éditeur. Il centralise la liste de l’ensemble des ressources offertes par cette machine. Notez cependant que le nom de partage est automatiquement celui de la ressource (on ne peut pas partager sous un autre nom), et qu’enfin, on peut ponctuellement partager une ressource sans passer par ce fichier (à la volée : voir exportfs).

Exemple de fichier /etc/exports :

# Ressource Options Liste_de_Clients

# Exporte /tmp vers la machine « cli » avec possibilité Read Write (rw)

# rw est l’option par défaut

/tmp cli(rw)

#Exporte « /tmp » en lecture seule vers toutes les machines du réseau

/tmp *(ro)

29.2.2. Les fichiers de configuration du client NFS

Il n’y a pas de fichier particulier. Il suffit que les programmes soient installés (portmap et nfs-common). Pensez à lancer le portmap, sinon le montage restera en attente.

/etc/init.d/portmap start

Les répertoires exportés par un serveur peuvent être  » montés  » manuellement ou à la demande. Nous verrons comment configurer un fichier sur le poste client, afin qu’un dossier soit  » monté  » automatiquement au démarrage du client. Il s’agit dans ce cas de l’utilisation permanente de la ressource.

29.2.3. Exemple Unix de montage NFS

Prenons la configuration précédente ( fichier /etc/exports ci-dessus)

Le client cli1 monte (importe) /tmp de ns1 sur le répertoire local /tempo en utilisant la commande suivante

$mount -t nfs ns1:/tmp /tempo. -t indique le type de SGF – arborescence NFS –

Une fois montée, l’accès à la ressource est transparent.

En fin d’utilisation, le client démonte l’arborescence /tmp en utilisant la commande $umount /tempo

A chaque opération de montage ou démontage, le fichier local /etc/mtab est mis à jour. Il contient la liste des systèmes de fichiers montés (arborescence NFS ou non).

Attention : NFS utilise un cache. Si vous ne voulez pas perdre de données, utiliser une procédure de  » démontage  » des disques ou alors un  » shutdown  » du poste client. Dans les autres cas, vous risquez de perdre les informations logées en cache.

29.2.4. Configuration du serveur

Vérifiez que le noyau supporte le système de fichiers nfs:

Utilisez la commande more /proc/filesystems, voici ce que vous pouvez obtenir.

nodev pipefs

ext2

nodev ramfs

msdos

vfat

iso9660

nodev usbfs

nodev nfs

Le système de fichiers nfs doit apparaître. S’il n’apparaît pas, c’est que le système n’est pas compilé avec le support de NFS, ou alors il est compilé pour le charger comme un module. Si c’est le cas, vous pouvez charger le module avec la commande :

insmod nfs

ou encore

modprobe nfs

Le module doit apparaître avec la commande lsmod, et le fichier /proc/filesystems est normalemnt modifié (insmod force l’insertion d’un module dans le noyau, un module pouvant étre un pilote de périphérique par exemple, ou des fonctionnalités de la machine. Modprobe insert le module avec autodétection, afin de vous rendre compte de son bon fonctionnement, ou en donnant les bons paramètres. Lsmod liste les modules présents dans votre noyau, et rmmod permet la suppression d’un module présent dans le noyau).

29.2.4.1. Le fichier /etc/exports

Ce fichier est utilisé par les daemons pour déterminer les volumes qui seront exportés (accessibles), et quels seront les permissions à accorder sur ces volumes. Il existe autant de lignes que de points de montage. La structure d’une ligne est de la forme :

PointDeMontage client1(option) clientn(option)

– PointDeMontage est le volume local à exporter,

– Client1 … Clientn définissent les ordinateurs qui ont le droit d’accéder au volume exporté,

– Option: définit le type d’accès et les permissions.

Exemple de fichier avec la commande more /etc/exports

/tmp *.archinet.edu(rw)

/usr/local/man *.archinet.edu(ro)

Le dossier /tmp est exporté en lecture et écriture pour tous les ordinateurs du domaine archinet.edu. Le dossier /usr/local/man en lecture uniquement.

Voici quelques options de montage, utiliser man exports pour avoir la liste exhaustive :

Secure : requiert une authentification

Insecure : ne requiert pas d’authentification

ro | rw : lecture uniquement ou lecture écriture

Noaccess : permet d’exclure une partie de l’arborescence pour des clients donnés

Voici un extrait de la page de manuel :

Exemple

# fichier /etc/exports d’exemple

/ maître(rw) confiance(rw,no_root_squash)

/projects proj*.local.domain(rw)

/usr *.local.domain(ro) @trusted(rw)

/home/joe pc001(rw,all_squash,anonuid=150,anongid=100)

/pub (ro,insecure,all_squash)

Commentaire :

La première ligne exporte l’ensemble du système de fichiers vers les machines maître et confiance. En plus des droits d’écriture, toute conversion d’UID est abandonnée pour l’hôte confiance.

La deuxième et la troisième ligne montrent des exemples de noms d’hôtes génériques, et de sous-réseaux (`@trusted’).

La quatrième ligne montre une entrée pour le client PC/NFS présenté plus haut.

La dernière ligne exporte un répertoire public de FTP, à tous les hôtes dans le monde, en effectuant les requêtes sous le compte anonyme. L’option insecure permet l’accès aux clients dont l’implémentation NFS n’utilise pas un port réservé.

29.2.4.2. L’identité des utilisateurs

Un des problèmes de NFS va être la gestion des utilisateurs et de leurs droits. Le serveur NFS va tenter d’identifier les users de la machine cliente par rapport au système habituel d’authentification de la machine. Tant que le client et le serveur ne se mettent pas d’accord sur une base commune d’identification, les confusions, voire les attaques, sont possibles. En effet, comment gérer les droits de l’utilisateur Pierre qui vient de la machine client Pluton si notre serveur ne connait aucun utilisateur Pierre ? Et d’abord, comment sait on quel utilisateur est connecté ?

La réponse est simple : par son id. Or, si on a deux systèmes d’authentification différents et autonomes (par exemple, par /etc/passswd, sur chacune des machines), qui dit que l’id de Pierre sur la machine cliente ne sera pas celle de Paul sur la machine serveur ?

En fait, c’est encore pire : Si on ne met pas un système commun d’identification (et pour être sur, d’authentification), on est certain de confondre les utilisateurs. DE MANIERE GENERAL, IL VAUT MIEUX UTILISER NFS DANS UN ENVIRONNEMENT DE CONFIANCE

NFS offre de commandes qui permettent de manipuler les identifiants des utilisateurs afin de plier ceux-ci à notre système de sécurité (contrôle et modification des identifiants donnés par les clients).

29.2.5. Configuration et utilisation du client Unix/Linux

29.2.5.1. Programmes client

Comme vu plus haut, n’oubiez pas d’avoir portmap actif sur votre client. Les programmes clients à utiliser sont : mount et showmount

29.2.5.2. Le fichier /etc/fstab

Ce fichier contient une table des volumes montés sur le système. Il est utilisé par les daemons mount, umount, fsck. Les volumes déclarés sont montés au démarrage du système. Voici un extrait de fichier :

Exemple

/dev/hda1 / ext2 defaults 1 1

/dev/hda2 swap swap defaults 0 0

/dev/fd0 /mnt/floppy ext2 noauto 0 0

/dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 user,noauto,ro 0 0

ns1:/usr/local/man /doc nfs rsize=8192,wsize=8192,timeo=14,intr

La dernière ligne indique que le volume /usr/local/man, situé sur le serveur ns1, et qui contient les pages du manuel est un volume nfs, monté sous le nom de local de /doc.

Ce fichier évite d’avoir à  » monter  » manuellement des systèmes de fichiers ou d’avoir à indiquer les points de montage, bien que cela puisse s’avérer parfois nécessaire (utilisation ponctuelle d’une ressource…). L’option auto permet de préciser si le montage doit etre fait automatiquement au démarrage de la machine. L’option noauto permet d’indiquer le montage tel qu’il doit être fait, lors d’une demande manuelle de montage (pratique pour les disquettes, CD et autres lecteurs amovibles).

29.2.5.3. Montage manuel de système de fichiers

La commande souvent utilisée est de la forme mount -t TypeDeSGF NomDeMontage VolumeMonté.

Vous pourrez avoir toutes les options avec la commande man mount ou une aide plus brève avec mount –help.

Exemple de montage : mount -t nfs ns1:/usr/local/man /doc.

La forme standard de la commande mount est mount -t type périphérique répertoire avec :

Type : type de sgf (fat, vfat, nfs, ext2, minix….) pour nous c’est nfs

Périphérique : nom du fichier exporté sous la forme NomServeur:NomDossierExporté

Répertoire : nom du répertoire local de montage/

Le type de fichier que vous montez est de type nfs, vous utiliserez l’exemple de la commande ci-dessous :

mount -t nfs serveurNFS:/usr/share/doc /mnt/doc

Commentaire : la ligne de commande monte le répertoire exporté /usr/share/doc du serveur serveurNFS, sur le répertoire local du client /mnt/doc.

Le mtab est modifié chaque fois que l’utilisateur  » monte  » ou  » démonte  » un système de fichiers. Le système tient à jour une table des volumes montés.

Attention, l’accès à la commande mount n’est, par défaut, autorisée que pour root.

Il faut rajouter l’option user dans le fichier /etc/fstab, afin qu’un autre utilisateur puisse accéder à cette commande.

Exemple : /dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 noauto,ro

devient /dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 user,noauto,ro

La prise en compte des modifications est dynamique.

La commande mount sans paramètres donne la liste des volumes montés. La commande consulte la table maintenue à jour dans le fichier mtab.

29.2.5.4. La commande showmount

Cette commande permet d’interroger un hôte distant sur les services NFS qu’il offre, et notamment les volumes qu’il exporte.

showmount -e AdresseIP_ou_NomIP lancée à partir d’un client nous affichera la liste des ressources offertes par sAdresseIP_ou_NomIP (=serveur).

Sur le serveur, showmount -a nous affichera la liste des clients connectés sur chacune de nos ressources.

De même, sur le serveur, la command showmount -e affiche le liste des partages en cours.

29.2.5.5. Autres commandes d’administration

rpcinfo : (par exemple rpcinfo -p consulte le catalogue des applications RPC (nfsd, mountd sont des applicatifs RPC parmi d’autres).

nfsstat : fournit des statistiques d’utilisation de NFS.

La commande exportfs permet elle aussi d’obtenir la liste des partages en cours, de relancer le service (pour la prise en compte d’éventuelles modifications du fichier /etc/exports, voir même d’effectuer un partage à la volée (sans passer par /etc/exports).

exportfs -v affiche les partages en cours.

exportfs -r active les changements fait dans le fichier de configuration de partage NFS (il fait relire le fichier /etc/exports par le programme serveur).

exportfs machine:/repertoire offre à la volée à machine (qui peut être aussi bien un nom de machine qu’étoile, ou un réseau) le partage /repertoire. On peut passer des options avec -o.

Exemple

#exportfs -v

/tmp pluton(rw,root_squash)

#exportfs -o rw,no_root_squash 192.168.*:/opt/sav

#exportfs -v

/tmp pluton(rw,root_squash)

/opt/sav 192.168.*(rw,no_root_squash)

Chapter 30. Travaux pratiques : partages NFS

30.1. Première partie

Vous allez configurer un service de partage de disque pour un client Unix. Vous serez, au cours du TP, serveur pour un autre binôme puis client du serveur d’un autre binôme. Vous allez créer deux répertoires partagés qui seront accessibles par le client :

  • /tmp sur le serveur sera accessible en lecture/écriture
  • /usr/share/doc sur le serveur sera accessible en lecture pour le client.

Ces répertoires seront montés respectivement sur les répertoires locaux /mnt/tempo et /mnt/doc

Vous pourrez utiliser les commandes man exports, man mount, man showmount, man fstab, man rpcinfo.

  1. Créez sur le serveur le fichier /etc/exports, et déclarez les répertoires exportés.

Activez le service portmap. Vérifiez qu’il est bien actif.

Voici un exemple de ce que vous pouvez obtenir avec rpcinfo -p :

program no_version protocole no_port

100000 2 tcp 111 portmapper

100000 2 udp 111 portmapper

100011 1 udp 725 rquotad

100011 2 udp 725 rquotad

100003 2 udp 2049 nfs

100005 1 udp 1026 mountd

100005 1 tcp 1047 mountd

100005 2 udp 1026 mountd

100005 2 tcp 1047 mountd

 

  1. Vérifiez sur le serveur les fichiers exportés avec la commande showmount -e

Attention, si vous montez une arborescence sur un répertoire local, et que ce répertoire contenait des fichiers, ces derniers seront masqués le temps du montage.

  1. Créez sur le client les points de montage, montez les dossiers exportés du serveur et testez les accès à partir du client.
  2. Vérifiez les permissions d’accès lecture et lecture/écriture.
  3. À partir du client, créez un fichier sur le fs (file system) accessible en écriture.
  4. Ouvrez une autre session sur le serveur dans un autre terminal et essayez de démonter les répertoire montés. Que se passe t-il, pourquoi ?
  5. Vérifiez sur le serveur les fichiers exportés avec la commande showmount -a.
  6. Démontez les systèmes de fichiers.

30.2. Deuxième partie

  1. Éditez et modifiez le fichier sur le client afin d’inclure les systèmes de fichiers nfs exportés par le serveur. Utilisez l’exemple que vous avez dans /etc/fstab.
  2. Rajoutez les lignes nécessaires en vous servant de l’exemple ci-dessous.

serveurNFS:/usr/share/doc /mnt/doc nfs user

  1. Vérifiez que les modifications que vous avez apportées dans le fichier fstab fonctionnent.
  2. Supprimez l’option user sur les lignes que vous avez mises dans le fichier fstab, enregistrez. Essayez ensuite de monter l’arborescence en utilisant un compte autre que  » root « . Que se passe-t-il ?
  3. Restaurez l’environnement.

30.3. Troisième partie

  1. Créez un utilisateur Linus sur la machine client, et donnez lui l’UID 1100. Créez un utilisateur Larry sur le serveur (UID 1100).
  2. Réalisez un partage de /tmp sur le serveur, que le client montera dans /mnt.
  3. Sur le client, Linus crée un fichier dans /mnt. Vérifiez son propriétaire
  4. Sur le serveur, vérifiez le contenu du répertoire /tmp. A qui appartient le fichier crée ?
  5. De façon théorique, pour quel utilisateur cela est il encore plus dangereux ? Quels sont les UIDs que vous connaissez tous à l’avance ?

Consultez la page de man de exports (c’est un fichier de configuration, donc dans le chapitre 5 : man 5 exports, et plus largement man man).

  1. Dans un environnement de grande confiance, vous voulez donner le droit à un root distant d’être reconnu comme root sur le partage. Comment faire ? Testez.
  2. Interdisez ensuite seulement à root d’être confondu avec le root local, mais laissez les autres utilisateurs être eux mêmes. Testezxi. (Ceci est le comportement par défaut).
  3. Sachant que l’UID de l’utilisateur nobody, qui existe certainement sur votre machine, est certainement 65534, trouvez une solution pour donner à toute personne se connectant l’identité de nobody. Créez un nouvel utilisateur BillG sur votre client, en vérifiant bien que son UID n’existe pas dans la sécurité locale du serveur.
  4. Montez le répertoire partagé à partir du client, et testez la création et l’accès aux fichiers avec les utilisateurs BillG,Linus, et root. Que remarquez vous ?
  5. Comment faire pour que tous les utilisateurs soient transformés en nobody ? Testez.
  6. Vous devez maintenant offrir un partage de /tmp, mais chaque machine qui se connectera sur ce partage doit être différenciée (peu importe l’utilisateur de cette machine). On vous propose de créer sur le serveur des utilisateurs client1, client2 et client3. Chaque machine qui se connectera se verra affublée de chacun de ces comptes (tout utilisateur de la machine client PC1 sera l’utilisateur client1 sur le serveur, tout utilisateur du pc client PC2 sera reconnu comme utilisateur client2 sur le serveur, et ainsi de suite. Créez le fichier /etc/exports correspondant à ces contraintes. Testez, et validez votre solution.

Chapter 31. Installation d’un service de messagerie

Les protocoles SMTP, POP et IMAP – Fiche de cours

Les protocoles SMTP, POP et IMAP – Fiche de cours

Comment installer un serveur SMTP, un client IMAP et un client POP3

31.1. Le service de messagerie électronique

La messagerie électronique est une application très importante et des plus utiles des réseaux. Plus rapide et moins onéreuse que la plupart des autres moyens de communication (télécopie, téléphone, courrier postal, coursier…) la messagerie électronique est un vecteur de plus en plus important dans la communication aussi bien interne qu’externe. Dans l’univers des réseaux TCP/IP, la messagerie SMTP (Simple Mail Transport Protocol) est de loin la plus utilisée, notamment avec sendmail qui est le standard en matière de serveur SMTP sur les machines Unix.

Le logiciel libre Postfix est un gestionnaire de messagerie simple à configurer et conçu pour une sécurité optimale. De plus il est peu gourmand en ressources système et constitue donc une véritable alternative à Sendmail. Le choix de Postfix est légitime tant pour le traitement de flux importants de messages que pour de petites installations.

L’objectif de ce cours est de préparer l’installation et la mise en exploitation de Postfix en lieu et place de Sendmail.

31.2. Terminologie

31.2.1. MHS, MTA, UA, DUA

Le MHS (Message Handler System) est le système global de messagerie,

Le MTA (Message Transfert Agent est composé d’agents. Un agent de routage (sendmail, MS eXchange…) et un agent de transport (SMTP, UUCP).

L’agent de routage a pour but d’acheminer le message, en fonction de l’adresse vers son destinataire. Pour nous, avec l’environnement Linux, l’agent de routage est sendmail. L’agent de transport reçoit un message et une direction. Il ne prend aucune décision sur la route à utiliser. Pour nous, protocole de transport peut être SMTP ou UUCP. Le logiciel Sendmail assure les deux fonctions de transport et de routage.

L’UA ou MUA, Message User Agent, est le programme utilisé par le client pour composer, envoyer et recevoir les messages. Pour la composition et l’envoi des messages il existe des programmes comme mail sous Linux. D’autres programmes sont utilisés comme Eudora, Netscape, kmail… On appelle souvent l’UA un  » mailer local  » si on utilise des outils comme Eudora, Oulook, Mutt, Kmail, ou un  » web mail  » si on utilise un navigateur comme Mozilla, Netscape ou Internet explorer pour consulter sa messagerie. Ces outils utilisent des protocoles différents. Les protocoles utilisés sont SMTP ou UUCP pour envoyer, et POP3, IMAP, POP3s, IMAPs pour recevoir.

Il existe également un agent (DUA – Delivery User Agent) pour la remise physique du courrier entrant dans la boîte aux lettres de l’utilisateur (BAL). Sur Linux nous utilisons procmail. Cette remise locale (local delivery) est réalisé par un agent (mail, procmail…) dans des boîtes aux lettres (mailbox) pour mémorisation, (/var/mail/dupont, /var/spool/mail/dupond).

Figure 31-1. Message Handler System

Message Handler System

31.3. Historique et évolution de sendmail

Sendmail est le routeur de courrier depuis 1982. Il répond aux préconisations de la RFC 822. En 1993, né le standard MIME – RFC 1521 (Multipurpose Internet Mail Extensions), puis en 1994 les extensions du service SMTP (RFC 1652, 1869) pour le transfert caractères 8 bits.

31.3.1. MIME

Le but de MIME est de standardiser les méthodes de transfert de données 8 bits, structurer le corps du message en contenus (body-parts), standardiser les différents contenus possibles. Un en-tête est rajouté à ceux définis dans le RFC 822 : Mime-version:1.0

31.3.1.1. Le standard MIME

MIME supporte plusieurs type d’encodage comme :

  1. Texte 7 bits, US-ASCII
  2. Quoted-Printable (Caractère non US-ASCII remplacé par une séquence =XY, XY étant le code hexadécimal du caractère.)
  3. Base 64 (Texte, image, son)
  4. 8Bits (les lignes sont composées de caractères 8 bits, il faut préciser l’alphabet : iso-latin1)
  5. Binary

La strucure d’un message MIME est standardisée par des en-têtes supplémentaires qui décrivent la structure et le type de contenu (format des données) du message.

Exemple de déclaration décrivant la structure :

  1. Multipart/mixed
  2. Multipart/parallel (plusieurs parties avec affichage en parallèle.)
  3. Multipart/digest (d’autres messages inclus dans le message)
  4. Multipart/alternative (partie du message affichée suivant l’environnement du correspondant.)

Exemple de déclaration décrivant le format des données

  1. Text/plain : charset=iso-8859-1
  2. Text/richtext
  3. Image/gif
  4. Image/jpeg
  5. Audio/basic
  6. Video/mpeg
  7. Application/octet-stream : exemple word
  8. Application/postscript

31.3.1.2. Exemple de message

From mascret Mon Mar 19 08:02:46 2001

Return-Path: <Marcel.Giry@unilim.fr>

Delivered-To: alix.mascret@beaupeyrat.com

Received: from limdns2.unilim.fr (limdns2.unilim.fr [164.81.1.5])

by pegase.beaupeyrat.com (Postfix) with ESMTP id AC04237B05

for <salvaco@beaupeyrat.com>; Mon, 19 Mar 2001 08:02:44 +0100 (CET)

Received: from pctest (modem8.unilim.fr [164.81.1.208])

by limdns2.unilim.fr (8.9.1a/jtpda-5.3.2) with ESMTP id IAA04253

; Mon, 19 Mar 2001 08:02:39 +0100

Message-Id: <4.2.0.58.20010319080303.00950a70@pop.unilim.fr>

X-Sender: xalan@pop.unilim.fr (Unverified)

X-Mailer: QUALCOMM Windows Eudora Pro Version 4.2.0.58

Date: Mon, 19 Mar 2001 08:05:13 +0100

To: salvaco@beaupeyrat.com,

xalan@univlim.fr

From: Ximian Alan <xalan@univlim.fr>

Subject: Controle IUT2

Mime-Version: 1.0

Content-Type: multipart/mixed;

boundary= »=====================_811307==_ »

Status: RO

X-Status: A

31.3.1.3. L’importance d’un bon UA

MIME permet l’utilisation de plusieurs types de données (text, audion compressés…) et plusieurs format (rtf, doc, gz, zip…). Il est important de posséder un UA de bonne qualité.

  1. Reconnaître et afficher du texte US-ASCII,
  2. Reconnaître les autres jeux de caractères et permettre de sauvegarder les contenus non reconnus dans un fichier pour traitement ultérieur
  3. Reconnaître et afficher les contenus de type message/RFC822
  4. Reconnaître le type Multipart/mixed
  5. Reconnaître le type Multipart/alternative
  6. Traiter les Multipart non reconnus comme Multipart/mixed
  7. Décoder les contenus de Application/* si l’encodage quoted-printable ou base64 est utilisé, puis offrir de sauver le résultat dans un fichier.

31.4. Pourquoi Postfix

Le serveur de messagerie standard sur les systèmes Unix est le serveur Sendmail. Sendmail a fait ses preuves. L’inconvénient est son mode de configuration. Toutes les fonctions de messagerie sont réalisées par un seul programme. Sa structure est dite monolithique et la configuration (fichier sendmail.cf) en est d’autant plus compliquée. Ce phénomène s’accroit avec l’amplification de l’utilisation du service de messagerie (augmentation de fréquence/volume) et avec l’exposition aux tentatives de piratage des serveurs de messagerie. Il existe d’autres serveurs de messagerie sur Unix (QMail, Z-mailer…) tous présentent des inconvénients au niveau utilisation de la bande passante, inter-opérabilté, respect des RFC, facilité de configuration, sécurité…

L’objectif de postfix est d’apporter une solution à ces différents problèmes.

31.4.1. Buts premiers : un nouveau MTA sous Unix

  1. bénéficier de l’expérience de sendmail
  2. facile à administrer : ce qui est facile à comprendre est plus facile à sécuriser.
  3. rapide et évolutif : le trafic SMTP de 1999 n’est pas celui de 1980. Il faut pouvoir faire un logiciel supportant les sites énormes (ISP, Accès des grosses entreprises, …)
  4. compatibilité sendmail maximale

Il assure égalemetn un compatibilité et le support :

  1. des MUA existants (pine,mutt,mail…)
  2. des gestionnaires de liste (majordomo, sympa…)
  3. des formats de boîte aux lettres (mh, mbox, qmail-dir, …)
  4. des agents d’acheminement local (procmail, deliver, cyrus…)
  5. des configurations (UUCP, réécriture, mailertable, …)
  6. des utilisateurs (alias, .forward, …)
  7. des RFCs

31.4.2. L’Auteur

L’Auteur – Wietse Venema – est connu pour ses contributions à la sécurité et aux logiciels libres. Il est également auteur de TCP_Wrapper et d’un portmap sécurisé. Il est co-auteur avec D. Farmer de SATAN. Il travaille au Watson Research Center d’IBM.

Postfix est un logiciel libre. Le site officiel est www.postfix.org.

31.5. Architecture de postfix

Postfix (voir bigpicture.gif) est architecturé autour d’un module de réception des messages (voir inbound.gif) et de celui qui permet de délivrer ces messages (voir outbound.gif).

Figure 31-2. Architecture de Postfix

Architecture de Postfix

Figure 31-3. Réception des messages

Réception des messagesFigure 31-4. Traitement des messages

Traitement des messages31.5.1. La réception des messages (entrées)

Quand un message doit être traité par un système Postfix, le passage obligé est la file incoming.

Si le message est posté localement, il est déposé dans un répertoire en accès  » écriture possible pour tout le monde « . Le démon pickup le traitera à partir de là. Ce démon procède à une première phase d’analyse des couriers (headers) afin de protéger le reste du système.

Si le message provient d’un réseau, le message est traité par un serveur SMTP. Certaines règles de sécurité et de contrôles sont déjà effectuées.

Les messages peuvent être générés par Postfix lui même ou par un robot afin de prévénir l’administrateur des erreurs, adresses introuvables, tentatives de violations des règles, problèmes de protocoles…

Les messages peuvent être redistribués par des entrées dans les fichiers d’alias ou des fichiers .forward.

Le démon cleanup représente la période finale de traitement d’un message, notamment la vérification de l’entête du message (complétude user@fqdn), la réécriture d’adresse, le dépôt du message dans la file incoming, l’avertissement du gestionnaire de liste.

31.5.2. Délivrer les messages

Quand un message est arrivé dans la file incoming, l’étape suivante consiste à le délivrer. Ceci est pris en charge par le gestionnaire de file qui est le coeur du système de Postfix. Il contacte un agent (local, smtp, lmtp, pipe) chargé de délivrer les messages en lui communiquant des paramètres (localisation du message, nom/adresse de l’emetteur, nom(s)/adresse(s) du/des destinataires, machine hôte de destination…

Le gestionnaire de liste maintient une liste séparée pour les courriers ne pouvant être délivrés immédiatement (deferred).

Les messages ne pouvant être définitivement délivrés (bounces) génèrent une trace d’information dans les journaux.

Sur Linux, l’agent de traitement local des messages est le plus souvent procmail. Il doit pouvoir traiter des structures de boîtes aux lettres conformes au standard Unix, utiliser les aliases, les redirections .forward…

L’agent de traitement pour l’acheminement distant des messages s’appuie sur le protocole SMTP et utilise le port 25.

Les différents démons sont activés  » à la demande  » par un super serveur (master daemon) un peu à la façon d’inetd.

31.5.3. Une fonction / un programme

Chaque grande fonction de postfix est prise en charge par un programme indépendant.

  1. Lecture des messages locaux
  2. Réception SMTP
  3. Réécriture d’adresse
  4. Envoi SMTP
  5. Délivrance locale
  6. Traitement des erreurs (bounces)
  7. Gestion des files

31.5.4. Apports en termes de sécurité :

Cette option présente plusieurs avantages.

  1. Décomposition = programmes plus petits et plus lisibles
  2. Plus difficile à casser ou circonvenir
  3. Chroot plus facile
  4. Les programmes ne se font pas confiance : isolation de chaque fonction

31.5.5. Communication interprocessus par sockets Unix ou file (FIFO)

  1. Portabilité aisée
  2. Messages courts dans les sockets
  3. Ne pas faire confiance aux données

31.5.6. Semi résidence

  1. Les démons sont réutilisés et contrôlés par un super démon  » master  » qui les crée à la demande.
  2. Nombre maximum pour chaque fonction : contrôle précis du fonctionnement, sécurité contre le  » déni de service  » (DOS)
  3. Temps d’inactivité paramétrable

31.5.7. Files d’attente multiples

  1. maildrop : messages locaux postés par sendmail
  2. incoming : messages en cours de réécriture et de nettoyage
  3. active : messages en cours ou en attente de transport
  4. deferred : messages en attente
  5. defer : arborescence d’attente (hachée pour éviter les trop gros répertoires — problème dans Sendmail)

31.6. Configuration et fichiers de configuration de Postfix

Les outils d’administration et de maintenance sont dans /usr/sbin. Voici les principaux.

  1. postalias sert à maintenir la base de données des alias
  2. newaliases (/usr/bin) assure la compatibilité avec sendmail pour la base de donnes des alias
  3. postcat affiche le contenu des files d’attentes.
  4. postconf affiche les paramètres de Postfix contenus dans fichier main.cf
  5. postlog, sert à gérer les logs (réalisation de scripts)
  6. postqueue, permet de gérer et administrer les files d’attentes.

Les journaux (logs) sont dans /var/log

31.6.1. Configuration – extrait du fichier /etc/postfix/master.cf

Il définit les démons à lancer, leur nombre et les  » transports  »

# ===================================================================

# service type private unpriv chroot wakeup maxproc command args

# (yes) (yes) (yes) (never) (50)

# ===================================================================

smtp inet n – y – – smtpd

smtps inet n – y – – smtpd \

-o smtpd_tls_wrappermode=yes -o smtpd_sasl_auth_enable=yes

submission inet n – y – – smtpd \

-o smtpd_enforce_tls=yes -o smtpd_sasl_auth_enable=yes

pickup fifo n n y 60 1 pickup

cleanup unix – – y – 0 cleanup

qmgr fifo n – y 300 1 qmgr

#qmgr fifo n – y 300 1 nqmgr

tlsmgr fifo – – y 300 1 tlsmgr

rewrite unix – – y – – trivial-rewrite

bounce unix – – y – 0 bounce

defer unix – – y – 0 bounce

flush unix – – y 1000? 0 flush

smtp unix – – y – – smtp

showq unix n – y – – showq

error unix – – y – – error

local unix – n n – – local

virtual unix – n n – – virtual

lmtp unix – – n – – lmtp

[…]

31.6.2. Le fichier de configuration /etc/postfix/main.cf

Si postfix n’a pas été préalablement configuré, vous n’avez pas de fichier de configuration main.cf. Vous pouvez utiliser la commande :

dpkg-reconfigure postfix

Utilisez les paramètres suivants pour une configuration minimale :

#$NOM_MACHINE est le nom d’hôte de votre machine

local only

$NOM_MACHINE

Append Domain no

Destination $NOM_MACHINE

Local Network 127.0.0.0/8

Use Procmail Yes

Siez Mail Box 0

Char Def Local Adress +

Le fichier main.cf contient tous les paramètres de postfix. Ceux-ci peuvent être affichés avec la commande postconf.

Voici un exmple de main.cf que vous pourrez réutiliser pour les TP

# Vous avez un fichier complet et commenté

# /usr/share/postfix/main.cf.dist

 

command_directory = /usr/sbin

daemon_directory = /usr/lib/postfix

program_directory = /usr/lib/postfix

 

smtpd_banner = $myhostname ESMTP $mail_name (Debian/GNU)

setgid_group = postdrop

biff = no

2bounce_notice_recipient = postmaster

 

# appending .domain is the MUA’s job.

append_dot_mydomain = no

myhostname = NomHote.foo.org

mydomain = foo.org

mydestination = $myhostname, localhost.$mydomain $mydomain

myhostname = NomHote.foo.org

myorigin = $mydomain

myorigin = /etc/mailname

 

alias_maps = hash:/etc/aliases

alias_database = hash:/etc/aliases

# /etc/mailname contient l’équivalent de $MYHOSTNAME

 

mynetworks = 127.0.0.0/8 192.168.0.0/24

mailbox_command = procmail -a « $EXTENSION »

mailbox_size_limit = 0

recipient_delimiter = +

relay_domains = $mydestination

relayhost = $mydomain

smtpd_recipient_restrictions = permit_mynetworks,check_relay_domains

Pour une configuration initiale remplir myhostname, mydomain, myorigin, mydestination, relayhost.

31.6.3. Le fichier de configuration des aliases /etc/aliases

Il sert à la création des aliases, par exemple jean.dudognon sera l’alias du compte système jddgn. Le courrier sera adressé à jean.dudognon@domaine.dom, mais sera délivré dans la boîte du compte jddgn, c’est à dire physiquement dans /var/spool/mail/jddgn.

Le fichier /etc/postfix/aliases est de type texte. C’est celui-ci que vous modifiez. Après chaque modification du fichier source utiliser la commande newaliases ou postaliases hash:/etc/postfix/aliases qui met à jour le fichier de bases de données /etc/postfix/aliases.db.

31.6.4. Surveillance et maintenance de postfix

La maintenance est réalisée à l’aide des commandes externes. Autrement les transactions sont journalisées par le démon syslogd.

Oct 31 11:23:26 uranus postfix/master[2745]: daemon started

 

uranus postfix/smtpd[2753]: connect from unknown[192.168.1.1]

uranus postfix/smtpd[2753]: 82BF05769B: client=unknown[192.168.1.1]

uranus postfix/cleanup[2754]: 82BF05769B:

message-id=<20011031102453.82BF05769B@uranus.foo.org>

uranus postfix/qmgr[2749]: 82BF05769B:

from=<mlx@foo.org>, size=318, nrcpt=1 (queue active)

uranus postfix/local[2756]: 82BF05769B:

to=<mlx@foo.org>, relay=local, delay=94,

status=sent (« |/usr/bin/procmail /etc/procmail.rc »)

uranus postfix/smtpd[2753]: disconnect from unknown[192.168.1.1]

 

31.7. Structure des messages

Un messages est schématiquement composé de deux parties, une entête et un corps. Ces deux parties sont séparées par une ligne blanche.

L’entête est découpée ainsi :

­ FROM: expéditeur

­ TO: destinaire(s)

­ CC: copie à

­ BCC: copie aveugle

­ REPLY-TO: adresse de réponse

­ ERROR-TO: adresse en cas d ‘erreurs

­ DATE: date expédition

­ RECEIVED informations de transferts

­ MESSAGE-ID: identificateur unique de msg

­ SUBJECT: sujet

31.8. Le dialogue entre le client et le serveur

Le dialogue est défini par le protocole SMTP selon un schéma client/serveur. Sur le client, un démon (programme sendmail ou smtpd par exemple) attend les requêtes TCP sur le port 25 d’un client (le programme mail par exemple).Le dialogue est en ASCII. Pour tester utilisez la commande telnet Serveur_SMTP 25 ou encore sendmail -v -bs.

Exemple de dialogue : la chaîne  » >>>  » n’apparaît pas, c’est juste pour distinguer les commandes client.

[mlx@uranus mlx]$ telnet localhost 25

Trying 127.0.0.1…

Connected to localhost.localdomain (127.0.0.1).

Escape character is ‘^]’.

220 uranus.foo.org ESMTP Postfix

>>> EHLO uranus

250-uranus.foo.org

250-PIPELINING

250-SIZE 10240000

250-ETRN

250 8BITMIME

>>> MAIL FROM:<mlx@uranus.foo.org>

250 Ok

>>> RCPT TO:<mlx@foo.org>

250 Ok

>>>DATA

354 End data with <CR><LF>.<CR><LF>

Message de test

.

250 Ok: queued as C21B15769B

>>> QUIT

221 Bye

Connection closed by foreign host.

You have new mail in /var/spool/mail/mlx

31.9. PostOFFICE

Le service POP – Postoffice Protocole est utilisé par les logiciels clients (netscape, Eudora, Outlook…) pour relever le courrier sur les serveurs de messagerie. Le client pop utilise un couple Nom d’utilisateur/mot de passe pour la phase identification/authentification par le serveur. Le service pop3d reste en écoute sur le port 110. Il est généralemnt lancé par le démon inetd ou xinetd. Pour activer le service pop3 il suffit de décommenter la ligne correspondante dans le fichier /etc/inetd.conf. Voici des exemples de lignes que vous pouvez avoir dans votre fichier inetd.conf :

 

#:MAIL: Mail, news and uucp services.

imap2 stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/imapd

imaps stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/imapd

pop3 stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/ipop3d

pop3s stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/ipop3d

#imaps stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd \

/usr/sbin/sslwrap -nocert -addr 127.0.0.1 -port 143

#pop3s stream tcp nowait root /usr/sbin/tcpd \

/usr/sbin/sslwrap -nocert -addr 127.0.0.1 -port 110

ou d’activer le service  » disable = no  » dans /etc/xinetd.d/pop3, si vous utilisez xinetd.d.

31.10. IMAP (Internet Message Access Protocol)

Pop a été conçu pour la consultation  » hors ligne « , (off line). IMAP permet la consultation hors ligne, mais également  » en ligne « , selon un processus interactif entre le client et le serveur. Les messages ne sont plus rapatriés sur le client. Ils restent en dépôt sur le serveur jusqu’à ce que l’utilisateur demande explicitement la suppression ou le transfert.

Ce procédé est particulièrement interessant pour les utilisateurs mobiles. Ils peuvent consulter leur messages à partir de machines ou de lieux non définis à l’avance.

Comme la connexion au serveur est permanente pendant la durée du traitement, il présente l’inconvénient d’un surcoût financier du à la liaison téléphonique.

Ces services utilisent des protocoles/ports différents. Ils peuvent cohabiter simultanément sur le même serveur. Un utilisateur peut utiliser selon ses besoins l’un ou l’autre des services POP ou IMAP.

Vous devrez installer et configurer sur les postes clients, un client IMAP (Netscape messenger, Kmail…).

Des logiciels d’interface sur le serveur comme IMP (www.imp.org), permettent de transformer le serveur IMAP en serveur  » webmail « . Les clients pourront alors utiliser n’importe quel navigateur pour consulter leur boîte aux lettres. Le CRU, (Comité Réseau des Universités – www.cru.fr), a fait une étude sur les principaux produits qui pouvaient être utilisés.

31.11. Remarques sur pop3 et imap

Les ports utilisés par les services pop3, pop3s, imap, impas, sont déclarés dans le fichiers /etc/services. Voici ce que donne le lancement d’inetd :

root@knoppix:/home/knoppix# netstat -atup | grep LISTEN

tcp 0 0 *:imaps *:* LISTEN 376/inetd

tcp 0 0 *:pop3s *:* LISTEN 376/inetd

tcp 0 0 *:pop3 *:* LISTEN 376/inetd

tcp 0 0 *:imap2 *:* LISTEN 376/inetd

Dans un soucis de sécurité, les applications récentes ne supportent plus les transactions  » en clair  » sur le réseau. Cela signifie que les applications sont compilées pour utiliser les protocoles d’encryptage TLS/SSL. Vous devrez en tenir compte dans la configuration de vos clients et vous utiliserez pop3s et imaps.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

/usr/share/doc/ipopd/README.Debian

/usr/share/doc/libc-client2003debian/README.Debian

/usr/share/doc/libc-client2003debian/md5.

/usr/share/doc/libc-client2002/md5.txt

/usr/share/doc/libc-client2003debian/imaprc.txt

 

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