Memoire de masse : LES MAGNETO OPTIQUES

  • Post category:Informatique

Introduction

Les disques Magnéto-optiques sont utilisés comme disques amovibles. A l’inverse des CD-ROM, ils sont réenregistrables à volonté, pour un coût accessible à tout utilisateur. Ses qualités en font une mémoire de masse très pratique: bonne résistance mécanique, à la poussière, à l’humidité, aux influences électromagnétiques. Le procédé d’écriture peut être fait de deux manières différentes, par changement de phases ou par effet KERR.

Le changement de phases (optique)

Un rayon laser va frapper la surface du disque afin de chauffer un point de celle-ci. Lorsque le matériau est chauffé à un degré très élevé et refroidi brusquement, il passe à l’état cristallin. Il offre alors un coefficient de réflexion important.

Lors de la lecture, ce point, qui réfléchira le rayon laser, prendra la valeur 1. Les autres points restent a l’état amorphe, peu réfléchissants, ils prendront la valeur 0.

Pour effacer ces valeurs, le point à l’état cristallin sera chauffé à moins haute température et, de ce fait, bénéficiera d’un refroidissement moins brusque. Il passera ainsi à l’état amorphe, donc avec un coefficient de réflexion plus faible et prendra la valeur 0.

L’effet KERR (magnétique)

Comme lors du changement de phases, on va chauffer un point du disque. Le matériau, porté à son point de Curie, va alors enregistrer le champ magnétique environnant. Son coefficient de réflexion va varier suivant cette polarisation magnétique. L’effaçage se fera à la même température, la bobine inversera à ce moment son champ magnétique et redonnera au matériau son coefficient de réflexion originel. Ce procédé impose un effaçage / écriture en deux passes, un pour tout effacer, l’autre pour réécrire.

SITEHARD\Syquest.jpg Les types de lecteurs

Un grand nombre de lecteurs magnéto-optiques sont disponibles sur le marché. Les plus connus sont les Syquest et les Bernoulli. Ces lecteurs existent au format 5¼ » et 3½ », aux interfaces IDE, SCSI et même parallèles s’ils sont externes. Ils ont des temps d’accès et de débit identiques à des disques durs de même capacité. On les trouve ( dans le cas des Syquest ) avec une capacité de 44, 88, 100, 105, 200, 270 et 1300 Mo. Les unités SCSI et IDE sont reconnues comme des disques durs ( les IDE doivent être déclarées dans le BIOS). On peut même booter dessus.

Le Floptical 21Mo

Le Floptical, qui a une capacité de 21 Mo, utilise des disquettes de 31/2″ d’apparence rigoureusement identiques aux disquettes 1.44Mo. Par contre, son fonctionnement diffère des lecteurs magnétiques ou magnéto-optiques. En effet, les données sont toujours sauvegardées de manière magnétique, à I’inverse des SyQuest par exemple. Le laser n’est utilisé que pour positionner la tête de lecture avec une plus grande précision. Ce procédé est appelé « procédé holographique ». De plus, les disques ont des pistes gravées au laser, ce qui permet l’utilisation d’un revêtement plus dur, pour une utilisation plus longue. Ce système permet d’avoir une disquette disposant de 1245 pistes, alors que les disquettes 1,44Mo n’en possèdent que 135 pour une même surface. Certains de ces lecteurs permettent de lire des disquettes courantes.

Le MiniDisk

SITEHARD\minidisk.jpg

La célèbre société SONY vient de commercialiser la version informatique de son Minidisk, sous l’appellation barbare de MD Data MDH-10. Cette version dispose de trois types de disques: le premier est le Minidisk audio non réenregistrable, d’une capacité de 74 minutes. Le second est un support magnéto-optique, d’une capacité de 140Mo réenregistrable. Le dernier est un support « hybride » en cours de développement. Il comportera une partie uniquement lisible et une autre pouvant être effacée et réenregistrée. Actuellement, ce lecteur existe en modèle externe ou interne SCSI seulement. Une version ATAPI ( IDE ) devrait voir le jour dans le courant 1996. La version externe peut fonctionner sur pile et être utilisée comme un simple WALKMAN audio. La disquette réenregistrable a une capacité de 140Mo pour un taux de transfert de 150 Ko/s, soit le débit d’un lecteur audio ou d’un CD simple vitesse.

La technologie Bernoulli

Cette technologie, qui porte le nom de son inventeur, a été créée à la demande de l’armée américaine. En effet, le besoin d’un support de données résistant aux difficiles conditions militaires s’est fait cruellement sentir. Les disques durs courants utilisent une technologie nommée Winchester. Les disques sont fixes et c’est la tête qui se rapproche de la surface de ceux-ci. Ainsi, en cas de choc, la tête peut venir heurter le disque et provoquer des dommages irréparables. Bernoulli proposa alors un procédé où la tête est à une hauteur fixe et c’est le disque qui s’en approche. Celui-ci est constitué d’un matériau qui, grâce à la vitesse de rotation, va se déformer et prendre une position horizontale. Ainsi, en cas de défaillance, le disque reprend sa position initiale et s’éloigner de la tête de lecture, évitant le Head-crash dévastateur. Cette technologie reste complexe et était généralement 3 à 4 fois plus chère que le système Winchester. Iomega a pourtant réussi à proposer un lecteur magnéto-optique de 100Mo ( le Zip ), utilisant cette technologie, pour un coût d’environ 350frs.

Il existe des lecteurs magnétiques de marque Bernoulli, utilisant la technologie Bernoulli. D’une capacité de 33, 65, 105 ou 150Mo, ils disposent d’un temps d’accès de 18ms, pour une vitesse de 3’600 RPM.

Le LS-120

SITEHARD\Ls120.jpg

Fruit d’une collaboration entre Compaq, 3M, Matsushita et OR Technology, ce lecteur magnétique est un concurrent sérieux de nos actuels lecteurs de disquettes. En effet, s’il est capable de lire et d’écrire les actuelles disquettes 3½ » ( 720 et 1.44Mo ), il permet surtout d’utiliser des disquettes de 120Mo. La technologie ici employée se nomme Laser Servo Tracks ( d’où le nom de « LS » ), et est en partie inspirée du Floptical . Les pistes sont dessinées au laser, puis lues par un capteur optique qui positionne la tête de lecture avec précision. Ce procédé permet d’augmenter nettement le nombre de pistes par pouces. De plus, la vitesse de rotation a été augmentée et permet ainsi une lecture trois fois plus rapide d’une disquette 1.44Mo. Compaq a déjà annoncé la pose de ce lecteur sur ses prochaines gammes.

Comparatif LS 120 Disquettes 1.44M0

 

LS 120

1.44 Mo

Capacité

120 Mo

1.44 Mo

Vitesse de transfert

565 Kb/s

60 Kb/s

Temps d’accès

70 ms

84 ms

Vitesse de rotation

720 RPM

300 RPM

Pistes par pouces

2490 TPI

135 TPI

Nbr de pistes

1736 x 2 faces

160 x 2 faces

SITEHARD\Zip.jpg

L’Iomega ZIP et JAZ

L’Iomega ZIP est un lecteur magnétique utilisant la technologie Bernoulli. Il travaille avec des disquettes de 100Mo ou 250 Mo et n’est pas compatible avec celles de 1.44Mo. Son prix très attractif (sauf pour la disquette 100 Frs pour 100Mo) et sa facilité d’utilisation en ont vite fait la coqueluche de nombreux utilisateurs. Il existe en version SCSI, et en version parallèle. Cette dernière est reconnue comme un disque dur, à l’aide d’un exécutable. Une lettre lui est alors affectée. Le débit du modèle SCSI est bien entendu nettement supérieur au modèle parallèle. Conçu avant tout comme disque amovible, il présente l’intérêt d’être vite configuré et d’être de petite taille. Son utilisation nécessite l’usage d’une prise secteur et d’un transformateur (sauf pour la ersion interne).

L’Iomega JAZ est en fait le grand frère du ZIP. Il utilise des cartouches de 2Go, non compatibles avec celles du ZIP. Il existe en version interne ou externe, au format SCSI 2.

Telecharger PDF